‹ L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques, et autres anciens monumens depuis la naissance de NotreSeigneur, par le moyen d'une table chronologiqueChapitre 422 sur 582 · GALEOTTO III · texte numérisé non relu

GALEOTTO III

GAtEono III, en mourant, laissa de Marie Ci Bo, sa femme, un fils en bas âge, nomme Alexandrs , qui, de son épouse Anne-Béatrix d'Lsl, fille d'Alfonsc 111 1 duc de Ferrare, eut plusieurs enfants , savoir : François, mort avant son jpère , le iu avril iGBq ; Galeotto; Jean; Louis, cardinal ; Marie-Elisabeth; Laure, mariée à Ferdinand de Gonzague, prince de Castiglione ; et Fulvie , femme de Thomas , prince d'Aquino. Alexandre, étant mort l'an 1691, eut pour successeur son petit- fils François -Marie, ne le 3o septembre 1688, de François Pic et de Camille Borghèse. Ce fut Brigitte , grand'lante de François-Marie, qui prit soin de sa tutelle. Pendant la guerre que se faisaient en Italie le roi Philippe V et l'empereur , elle fil entrer des troupes allemandes dans la Mirandole, et obligea la Chetardie , commandant de la garnison française, de se retirer. Devenu majeur en 1704 , François-Marie embrassa le parti de la France et de l'Espagne. L'empereur, qu'il irrita par la, confisqua son état , et le vendit , pour cent soixante mille pistoles , au duc de Modène , qui en reçut l'investiture le ■ a mars 1711 , et voulut bien assurer a François-Marie, duc dépouillé , une pension annuelle de trois mille pistoles. Celuici mourut en Espagne sansenfantsde sa femme Marie-ThÉresf, fille de Philippe - Antoine Spinola , marquis de Los-Balbazes , qui fut noyé , le 1 5 septembre i7a3, dans le jardin d'Ognato a Madrid , par un orage qui inonda son jardin et sa 1

CHRONOLOGIE HISTORIQUE

DES DOGES DE VENISE

république de Venise doit son origine aux Vcnètes, anciens peuples d'Italie , que les uns font venir des Vcnètes de l'Armorique , les autres des Hénètes de la Paphlagonie. L'an 45* , a l'irritée des Huns en Italie , sous la conduite d'Attila , les peupics de la Vénétie , se trouvant hors d'état de leur résister , se réfugièrent dans les petites îles formées le long de (amer Adriatique, dont la principale était lliallo. La réunion de ces (lots, au nombre de soixante-douze , a fait depuis la ville de Venise , dont le gouvernement ( quoique toujours autonomique , a souffert quelque variation. D'abord chaque île fut gouvernée par uu tribun particulier. Ces tribuns, au nombre de douze ( t ), furent remplacés, vers la fin du septième siècle, par un magistral suprême et perpétuel, nommé DOGE ou DUC, dont l'autorité, limitée par les lois, s'étendit sur toutes les îles confédérées de la mer Adriatique. Des doges, la république de Venise pissa, l'an 737 , sous un magistrat annuel, appelé MAÎTOB DE L.i milice ; mais quatre ans après, les doges furent rétablis ; et cet état subsiste encore de nos joursC^Sy), avec celte différence néanmoins que le gouvernement de Venise est aujourd'hui purement aristocratique, au lieu qu'il était autrefois presque monarchique.

Les historiens modernes ont prétendu que Venise avait été indépendante dès Son origine. Mais celte prétention est réfutée par M. de Saint-Marc , qui prouve , par des exemples multipliés, que Venise à été non-seulement soumise aux empereurs grecs , mais qu'elle a été aussi sous la dépendance des rois ttoths , et donne mAmc lieu de soupçonner qu'elle ne fut pas absolument étrangère a l'empire (TOccident.

PAUL ANAFESTO, dit PAOLUCCIO.

Paul Anafesto, dit Paoluccio, est élu le premier dogf perpétuel de Venise dans une assemblée tenue , l'an , à m raclée , par Christophe , patriarche de Grado , les évéques

(t) Voici les noms des famille» qui sortent de ces doute tribuns, et qui, par une espèce de miracle , se sont conservés jusqn'a doi jours. Ce >ont les Conlarini , les Morotini , le» Gradeoighi , les Bndnari , les Tiepoli, les Micheli, les Sanudi, le» Memmi, les Falieri, les Dandoli, If» Polani et les Baroxxi. Il y a quatre autres familles presque aussi snriennes que celles-ci, et qui signèrent avec elles la fondation de l'église de Saint-Georges en 800 : ce sont les Justiniani, les Cornari , le» Bruadini et les Bembi. Ces seise familles composent la première classe de la noblesse vénitienne. La seconde classe est composée de ceux dont les noms se trouvent dans le livre d'or , écrit en 1307. Oo sort dans la troisième classe cent qui , depuis ce lems-la , ont acheté liun litres de noblesse ; et dans la quatrième , ceux qui ont été abrégés par le sénat , tels que les Bcnùvoglio , etc.

suffraeanu, ou du moins ceux dont les sièges avaient été transférés dans les lies, le clergé , la noblesse et le peuple de ces îles. Les dissensions qui régnaient depuis plusieurs années entre leurs tribuns furent le motif qui porta les Vénitiens a les supprimer et a leur substituer cette nouvelle magistrature. Le doge avait le pouvoir d'assembler le conseil , de nommer les tribuns des troupes et les juges civils , en un mot , de présider a toutes les affaires du gouvernement. L'an 7i5, le doge Paoluccio fait un traité avec Liutprand, roi des Lombards, par lequel on règle les limites des deux états. Les Vénitiens dès-lors possédaient en terre ferme ce qui était renfermé entre les rivières dites la grande et la petite Piave. Ces possessions , ainsi que tout l'état de Venise , étaient indépendantes du royaume des Lombards. L'an 717 , le doge Paoluccio termine ses jours , après avoir gouverné pendant vingt ans avec honneur.

MARCEL TEGAGLIANO.

717. Mabcel Tbgagliako, de la ville d'Héraclée, l'une de celles qui composaient l'état de Venise, est élu 11*, doge après la mort de Paoluccio , sous lequel il exerçait la charge de général de la milice. On fait l'éloge de sa prudence et de sa bonté. Son gouvernement fut très -paisible. 11 mourut Tan 7*6.

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