GUI
G Cl , fils aîné d' Adalbert , le rem plaça dans le duché ,1e Toscane , par le choix de l'empereur Bérenger. Ce prince , l'an 919, mécontent de Gui et de Berthe, sa mère , les fit arrêter et mettre en prison à Mantoue : mais ne pouvant se rendre maître des places de Toscane , il fut obligé de les relâcher l'un et l'autre. Gui, l'an 9*5, épousa la fameuse Marozib , veuve d'Albéric , marquis de Camerino , fille de la courtisane Théodora, et mère d'Albéric, qui fut prince de Rome , dame toute puissante en cette ville. ( Mural. ) La même année, Hugues, comte (et non roi) de Provence, pratique des intelligences avec la duchesse Berthe , sa mère , Gui et Lambert , ses frères utérins , et la marquise Hermengarde , leur soeur, pour dépouiller Rodolfe, roi de Bourgogne ou d'Arles, de la couronne d'Italie, et se la faire adjuger. Hermengarde, l'âme de toute l'intrigue, depuis la mort de Berthe, sa mère, arrivée le 8 mars 935 , lui ayant fait d'autres partisans, vint à bout, l'annnée suivante , de le mettre en possession de l'objet de ses désirs. L'an 928 , le pape Jean X, voyant toute l'aulorité temporelle usurpée dans Rome par Gui et Marozie t fait éclater son mécontentement. Marozie et son époux, voulant prévenir les mesures qu'il prenait pour rentrer dans ses droits, envoient des satellites au palais de Latran, qui, après avoir massacré , sous les yeux du pape , Pierre , son frère , l'arrêtent lui-même et le jettent dans une obscure prison , où , la même année , il fut étranglé , selon les uns , étouffé avec an coussin , suivant les autres. Gui ne survécut pas beaucoup à ce pontife , étant mort , au plus tard , dans les premiers mois de l'année suivante, sans laisser d'enfants de Marozie, queLeibnîtz et Muratori croient n'avoir été que sa seconde femme. D'une première , dont ils ne marquent ni le nom ni la maison, il eut, suivant eux, un fils nommé Adalbert , duquel ils font descendre la maison d'Est