‹ L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques, et autres anciens monumens depuis la naissance de NotreSeigneur, par le moyen d'une table chronologiqueChapitre 50 sur 582 · CHRIST! ERN-ALBERT · texte numérisé non relu

CHRIST! ERN-ALBERT

i65q. Chkistiern-Albert, né le 3 février iG4t , évêque de Lu bec k depuis i655, succéda, l'an 16&9, au duc Frédéric, son père. L'an 1661, il fait alliance avec le roi de Suède, et veut le rendre maître , par une trahison insigne , de Rendsbourg et de Sleswick ; nuis ses officiers ne trouvèrent pas dans les g «leur» de ceyilaces les facilités qu'ils s'étaient promises.

eciare alors pour s'elant fait cnmentre la France

La succession d'Oldenbourg devint, l'an 1671 , un sujet de querelle entre Chrisliern V, nouveau roi de Danemarck , le duc de Holstein-Gotlorp et le duc de Holstein-Pluën. Le second , fier , de son alliance avec la Suède , ne veut entendre a aucun accommodement ; le roi de Danemarck se déclare alors pour le duc de Holestein-Plocn. Chrisliern -Albert prendre dans le traité fait , l'année suivante la Suède et l'Angleterre , le roi de Danemarck en prend de l'ombrage, sans cependant rompre avec lui. Mais , l'an t H75 , voyant (.hristiern-Albert prêt a joindre ses armes avec celles des Suédois, il l'invite à venir le trouver à Rendsbourg pour terminer leurs différents a l'amiable. Le duc s'y étant rendu le a5 juin , et le lendemain la nouvelle étant venue de la défaite des Suédois, par l'électeur de Brandebourg , le roi profita de l'occasion pour obliger le duc , qu'il retenait comme prisonnier , à consentir qu'il mit garnison dans ses places. Tonningen, en conséquence, est livré aux troupes danoises. Le to juillet, traité signé entre le roi et le duc, par lequel ce dernier renonce à U souveraineté et a l'indépendance qui lui était accordée par le traité de Roschild. Le roi , l'année suivante , fait démolir les fortifications deTonningen, quoiqu'il n'eût cette place qu'en séquestre. Quelque tenu après, il fait arrêter le baron de Kielman, premier ministre du duc , avec ses trois fils. Chrisliern-Albert , à cette nouvelle , se sauve a Hambourg. La France le prend sous sa protection. L'an 1679, par le traité conclu le a septembre, à Saint- Germain-en-Layc , le roi de Danemarck s'engage à restituer au duc la possession de ses terres , provinces et villes , aussi bien que la souveraineté qui lui a été accordée par les traités de Roschild et de Copenhague. U s'élève une nouvelle rupture , l'an 1684 , entre le Holstein et le Danemarck. Chrisliern-Albert tendait à rompre l'ancienne union de sa maison avec celle de Danemarck, pour se rendre entièrement indépendant. I.e roi s'en étant aperçu , s'empare de ses places et les met en séquestre. Mais elles lui furent rendues , et la querelle fut terminée le 20 juin 1689, k Altena , par la médiation et sous la garantie de l'empereur et des électeurs de Saxe et de Brandebourg. Depuis ce teins, le duc Chrisliern-Albert vécut en paix jusqu'à sa mort, arrivée à Kiel le 37 décembre 1694 , ou le 6 janvier 1695 (n. st.) Il avait épousé, le 14 octobre 1667, FredÉRIQUE- Amélie, fille de Frédéric III , roi de Danemarck. A ses noces, on fit un wirtschaf , espèce de mascarade qui se fait en Allemagne et en Danemarck. Elle consiste à tirer au sort autant de noms de métiers qu'il y a de convives , et à s'habiller chacun selon le métier qui lui est échu. Le sort des billets changea le roi de Danemarck en seigneur polonais , la reine en coupeuse de Imurses , le prince de Danemarck en garçon barbier, le duc de Holstein en marchand de toile , et ainsi des autres. De son épouse , morte le 3o mars 1704, Christicrn-Albert laissa Frédéric, qui suit; Chrisliern-Auguste, chef de la seconde branche de Holslein- Eotin; Sophie-Amélie, femme, i°. d'Adolphe- Auguste, duc de Holsteio-Ploën ; a°. d'Auguste-Guillaume , duc de Bruns— wick-Wolfenbultel ; et Marie-Elisabeth, abbesse de Quedlimbourg. La ville de Kiel est redevable à Chrisliern-Albert de son université, qu'il fonda en i6€5.

FRÉDÉRIC IV

i6u5. Frédéric, né le 18 octobre 1671, succéda, l'an 1695', au duc Chrisliern-Albert , son père, dans les duchés de Gottorp et de Sleswick. Dès qu'il fut en possession , il commença à donner de l'inquiétude au roi de Danemarck par diverses entreprises tendantes à lui assurer une entière indépendance. On était près d'en venir à une rupture ouverte; mais elle fut prévenue par l'interposition des puissances garantes du traité d'Altena. On établit, l'an 1697, des conférences à Pinneberg pour examiner les prétentions respectives des deux maisons rivales. Le duc, cependant, travaillait à de nouvelles fortifications , et recevait des troupes étrangères daus ses ctais. Le

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i8 CHRONOLOGIE

roi , comprenant par-14 qu'il était éloigné de traiter a l'amiable , entre avec une armée dans le Holslein , et fait mer deux des forts que le duc avait élevés. Frédéric alors resserre 1rs noeuds de son union avec la couronne de Suide, en épousant la princesse , fille du roi Charles XI. Fier de cette alliance et du litre qu'il avait obtenu de généralissime des troupes suédoises en Allemagne, il rejeta hautement les propositions qui lui étaient faites par le roi de Danemarck. L'an 161*9, Frédéric IV, nouveau roi de Danemarck , déclare la guerre au duc de Holstcin- Gottorp, et met le duc de Wurtemberg a la téte de ses troupes. Le duc de Holslein ne put faire qu'une faible résistance contre lus forces danoises. La plupart de ses places tombent rapidement au pouvoir de l'ennemi. Le roi de Suède, Charles XII , son beau -frère, lui envoie huit mille hommes, et fait en aumc teins une descente en Danemarck. Mais, au milieu de ces feux de la guerre, le comte de Chamilli, ministre de France en Danemarck , rétablit la paix entre ces princes par le traité signé , le 18 août de la même année, a TrawenJhal , dans la principauté de Ploën. Un y renouvela les anciennes unions entre les maisons de Danemarck et de Holslein, et la souveraineté de Sleswick y fut conservée au duc , suivant les traités «le, Roschild et de Copenhague, avec assurance de deux cent soixante mille rixdales, pour l'indemniser des frais de la guerre. Le duc Frédéric ne survécut pas long-tems a celte pacification. L'an 170a, étant aile joindre en Pologne le roi de Suéde , il reçut, à la bataille de Clissow, le 19 juillet, un coup de boulet, dont il mourut deux heures après, laissant un (ils, qui suit, d'HEDWiGE-SoPHiE , Gllc de Charles XI, roi de Suède, qu'il avait épousée le la juin itxjo" , morte le a décembre 1708.

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