‹ L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques, et autres anciens monumens depuis la naissance de NotreSeigneur, par le moyen d'une table chronologiqueChapitre 506 sur 582 · JEAN-GASTON DE MÉDIC1S · texte numérisé non relu

JEAN-GASTON DE MÉDIC1S

1^3. Jean-Gaston, fils de Côme III et de Marguerite- Louise de Bourbon-Orléans, né le *4 mai 167 1, marié, le a juillet 1697, avec Anme-Marie de Saxe-Lawesbourg , veuve de Philippe— Guillaume de Bavière , électeur palatin , succède à son père dans le grand-duché de Toscane. Comme il n'avait point d'enfants, ainsi que le duc de Parme, son plus proche parent, ils virent l'un et l'autre disposer de leurs étals pendant leur vie, et long-tems même avant leur mort. L'an 1735, le 3o avril, l'empereur et le roi «J'F.spapie firent un traité a Vienne, par lequel la succession éventuelle du grand-duché de Toscane et des duchés de Parme et de Plaisance , fut assurée a l'infant don Carlos , comme étant aux droits d'Elisabeth Faroèse, sa mère , petite-fille, par OJoard , son père, de Ranuce H, duc de Parme.

Nouveau traité conclu, le 3 octobre 1735, entre l'empereur, Il France et l'Espagne , portant que François , duc de Lorraine et de Bar, aurait, a la place de don Carlos, la succession éventuelle de la Toscane , en échange de ses duchés, qu'il céderait a Stanislas , rot titulaire de Pologne. Jean Gaston demandait plaisamment si on ne lui donnerait pas un troisième héritier , et quel enfant l'empire et la France voulaient lui faire pourlui succéder. 11 meurt enfin, le 9 juillet de l'an 1737. C'était un prince , dit Muratori, d'un grand sens , d'une extrême affabilité , et très-télé pour le Lien de ses sujets. Quoique sa mauvaise santé l'obligeât de garder presaue toujours la chambre ou le lit , il eut soin , par le choix </u 'il fit de ministres sages et désintéressés , de faire observer une justice exacte dans ses étals , et de diminuer les fardeaux publics , loin de les augmenter. Ce sont les mêmes couleurs qu'emploie M. Galuzzi dans le portrait de ce prince. • Né, dit-il, avec du génie, Gaston avait su l'éclairer a des lumières de la raison et de la saine philosophie ; ses » grandes connaissances ne faisaient pas moins l'admiration des » gens simples , que des savants et des philosophes. On ne peut » désirer, dans un prince, de plus belles qualités morales; et a tant qu'il lui fut permis de jouir des facultés de son esprit et a des forces de son corps , il s'appliqua sans relâche au bon-

* heur de ses peuples-, de sorte que les sept premières années » de son régne , peuvent se compter parmi les plus brillantes > doot ait joui la Toscane , même dans ses plus glorieuses a époques. Ses défauts furent exagérés par la haine des dévots; a ils lui en prêtèrent encore , traitant de vices les manières

• ouvertes, l'affabilité, la modération de ce prince, dont le

* gouvernement ne flattait pas leur intérêt et leur orgueil.

• Mais sa gloire ne put être obscurcie; et les larme du peuple , » à sa mort , furent un témoignage assuré de sa vertu, a

Après la mort de Jean Gaston ,1e prince de Craon se rendit au scnal de Florence , et y fit prêter serment , pour le duc de Lorraine, aux membres de cette compagnie. Le roi de France, fut par la . déchargé du paiement des quatre millions cinq *ent mille livres qu'il s'élait obligé de payer au duc de Lorraine jusqu'à ce qu'il fut en possession de la Toscane.

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