DES GRANDS-DUCS DE TOSCANE
solus de garder absolument Vi'ncofimto. Ils ne purent néanmoins se dispenser de rendre visite au conclave, où l'empereur, entrant comme voyageur, , précédé du grand - duc , et comme simple cavalier, voulut , en arrivant , ôier son épée , suivant
l'usage ; maison l'y opposa , en disant que cette épée étant le
suite pour Naples, fut" reçu i Portici par le roi, son beaufrère, et la reine, sa sœur, avec toutes les marques de tendresse qu'on peut imaginer. De Naples, après l'avoir examiné avec soin , l'empereur partit pour Florence , où il arriva le 1 1 avril. Pendant le séjour de quarante jours qu'il y 6t, la grandeduchesse, sa belle-sœur , accoucha , le 6 mai , d'un fils qui fut nommé Ferdinand - Joseph. Le grand-duc Pierre - Léopold , l'année suivante, partit pour Vienne avec son épouse, et en revint le aa novembre de la même année , extrêmement satisfait d'y avoir laissé dans une santé florissante l'impératrice , son auguste mère , et l'empereur , son auguste frère. Tout occupé dit soin de rendre ses sujets heureux , il n'a cessé d'entretenir parmi eux, par ses bienfaits, l'amour des sciences et des arts , de protéger le commerce , et d'étouffer , par sa prudence , les germes de discorde que la superstition s'efforçait d'y fomenter. C'est au milieu de ces nobles et paisibles occupations qu'il reçut , le a4 février 1790 , la nouvelle de la mort de l'empereur Joseph 11 , son frère , arrivée le 20 du même mois. Devenu par là héritier des vastes domaines de la maison d'Autriche , il quitte la Toscane, après avoir établi une régence pour gouverner l'état en son absence, et arrive, le 12 mars suivant, a Vienne. Ce prince assujettit , en 1775, tous les biens ecclésiastiques, aux mîmes impôts que les autres , et supprima tous les ermitages , ce qui occasions entre lui et le pape Pie VI, ud différent qui néanmoins se termina a l'amiable. 11
mourut presque subitement, le i^mars 179s î ayant eu douze archiducs et quatre archiduchesses. (Voy. Léopold, empereur