PROSPER-LOUIS
i8o3. Paoma-Louis , né le a8 avril 1780 , duc régnant
d'Arenberg, prince de Recklinghauscn et de Meppen , succéda , en 1 oo3 , par cession de son père au duché d'Arenberg ; lors de la négociation de la confédération du Rhin , ce prince se vit menacé de perdre son indépendance politique et comme tant d'autres souverains , ses anciens co-états de l'empire. La créa-
lion d'un régiment au service de la France, et un mariage, furent alors le prix de la conservation de la souveraineté dont la maison d'Arenberg avait joui depuis plusieurs siècles. Au moyen de ces sacrifices , le duc d'Arenberg fut compris , dès l'origine , comme membre de cette confédération dans l'acte signe à Paris, le la juillet 1806.
Ces sacrifices ne garantirent pas long-tenu la maison d'Arenberg , de nouvelles atteintes. Vers la lin de 1810 , le gouvernement français lui demanda la cession d'une portion de ses états, contre une indemnité qu'il ne désigna pas; des demandes semblables furent failesà quelques autres princes de la confédération du Rhin. Les négociations éprouvant des difficultés, un sénat usconsulte du i3 décembre 1810, réunit soudain a la France, le nord de I Allemagne, sous le nom des dépari ement s hanséa I iq ues, avec promesse d'indemniser les princes froissés par celte réunion.
A partir du premier janvier idu, le pays de Meppen fut occupe pour compte de la France, et la principauté de Reeklinghausen, au nom du grand- duc de Berg, pour l'indemniser d'une portion du grand duché qui avait ele aussi réunie a la France. Tous les domaines situés dans les pays de Meppen et Recklinghauscn furent conservés au duc d'Arenberg , et , pour toute indemnité de la perte de sa souveraineté, on lui assigna, le 14 avril i8j3, une renie perpétuelle de 340,000 francs, a inscrire aux grands livres de la dette publique de France et du grand-duché de Berg. Lors des événements de 1814, elle n'avait été ni inscrite ni payée ; le duc d'Arenberg avait des droits à réclamer la réintégration dans sa souveraineté, mais ses demandes, qui ne sont que justes, sont cependant restées sans succès. Le congres de \ ienne a réuni au royaume de Hanovre la souveraineté du pays de Meppen , et à celui de Prusse la souveraineté de Rccktingliausen. Le duc régnant y a conservé la jouissance de ses propriétés domaniales, et l'on ne connait pas encore le résultat de ses négociations auprès des cours de Hanovre et de Prusse, soit pour la réintégration dans sa souveraineté, soit pour l'indemnité qui lui est duc.
Le prince Prosper- Louis d'Arenberg, avait épousé le premier février 1808, la princesse Stépiianie-Tasluer DE LA PagertE. Ce mariage fut déclaré nul par jugement du tribunal civil de la Seine du au août 1816, par une sentence de l'officialité de Paris , du 37 mars 1817, cnGn par une bulle du pape du ai aoiH 1818.
Il épousa, le 36 janvier 1819, Marie-Ludomilte, princesse de Lobkowilz, duchesse de Raudnilz , née le i5 mars 1798.