‹ L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques, et autres anciens monumens depuis la naissance de NotreSeigneur, par le moyen d'une table chronologiqueChapitre 84 sur 582 · JEAN- ALBERT · texte numérisé non relu

JEAN- ALBERT

i5q> Jbah- Albert, second fils du duc Jean , né le 6 mai i5go , fut élevé sous les mêmes tuteurs qu'Adolphe- Frédéric , son frère. Il fit , avec lui , ses premières études a Leipsick , et alla les achever à Strasbourg , tandis que l'autre se rendait , pour le même objet , à Paris.

Dans le partage qu ils firent ensemble du Mecklenbourg, en 161 1 . il eut , pour sa part , le pays dont Gustrow est le cheflieu. Les deux frères ayant été proscrits par jugement impérial , pour avoir pris la défense de Frédéric V, électeur palatin, furent rétabli» , par les Suédois

ECKl.EN BOURG, visionncl , qui produisit un double gouvernement. Pour sa part , Adolphe Frédéric eut le duché de Meclenbourg avec la plus grande partie du comté de Schwerin, et environ la moitié de la principauté de Wcnden ou de Vandalie. Mais l'ordre équestre , la ville et l'université de Roslock , la ville de Wismar, les diètes et la caisse provinciale, le consistoire et le tribunal provincial et aulique de justice, avec quelques autres objets, restèrent soumis a l'autorité commune des deux frères.

Adolphe-Frédéric fut un des princes qui s'intéressèrent le plus vivement au rétablissement île Frédéric V, électeur palatin, dépouillé par l'empereur Ferdinand 11, de son électorat S'élanl ligues, lui et Jean-Albert , son frère , l'an 1 6a3, avec Christiern IV, roi de Dauemarck, pour la même cause, ils entamèrent , l'an i6x5, une guerre qui fut poussée avec la plus grande vigueur , mais dont l'issue fut très - malheureuse pour eux. L'empereur, pour se venger des deux frères , les mit au ban de l'empire, le 4 mars 1628, et donna leurs états au général Walstein, leur vainqueur, qui ne larda pas d'en prendre possession. Obligé de fuie» Adolphe-Frédéric se re tira en Saxe, et de -la vint, l'année suivante , à Lubeck , d'où s'élanl rendu secrètement a Schwerin, il y eut une entrevue avec le roi de Suède , qui l'assura de sa protection. Ce prince, en effet, rétablit les deux frères dans leurs duchés, en i63i ; mais ils n'y furent tranquilles qu'en iU35, par le traité de Prague , qui les reconcilia avec l'empereur. Adolphe Frédéric, l'anoce précédente, avait obtenu du chancelier Oxensticrn , agissant au nom de la reine île Suède, l'évêché de Schwerin. Alors il rendit au chapitre ses biens, et cette compagnie s'obligea, par reconnaissance^ postuler désormais pour administrateur le duc réglant de Mecklenbourg - Schwerin , et , après l'extinction de cette ligne , le duc de Gustrow.

(Buchholz, n. 4<)5.) La paix de Westphalie lui confirma, l'an 1643 , la possession de cet évêcbé et de celui de Ratzebourg, pour en jouir comme

victorieux , au mois de juin 1 63 1 . Jean-Albert fonda, l'an ibô3 , une école a Gustrow-, pour instruire la jeunesse dans la religion réformée , qu'il avait embrassée en 1617. Le traité de Prague le réconcilia, en iG35, ainsi que son frère , avec l'empereur. Mais ayant voulu observer, comme ils l'avaient promis, ta neutralité dans la guerre des Suédois contre l'empereur et l'électeur de Saxe, leurs états souffrirent beaucoup de la part des deux parties belligérantes.

Jean-Albert se donna beaucoup de mouvements , mais en pure perte, pour raccommoder l'électeur Je Saxe avec les Suédois.

( Buchholz , pag. 5o8. ) Jean- Albert termina sa carrière , le a3 avril i636 , à l'âge de quarante-six ans , et fut inhumé a Gustrow; prince, dit Beehr, d'un caractère doux et bienfaisant , qui, dans des tems moins orageux que ceux où il «eut , aurait fait le bonheur de ses sujets. En voyant les fréquentes irruptions des ennemis dans te Mecklenbourg , il disait à son prédicateur: « Ce n'est point

■ pour moi ni pour mes pro- » rhes que j'appréhende les

• suites de ceci. Je sais fort

• bien que nous ne manque- » rons pas des aliments et des » vêtements nécessaires : mais

• que détiendront mes pauvres

■ sujets ? je les vois périr de

■ misère sans que je sois en

• état de subvenir a leurs be-

■ soins. « Cependant il ne cessait point de répandre des aumônes sur les indigents (Beehr, p. i3aa). H avait été marié trou fois, i 9 . l'an iboo", avec M arguehite-Elisabeth, fille de Christophe de Mecklenbourg, évéque de Ratzebourg, morte le 16 décembre i(wt>; a", le a5 mars 1618, avec Elisabeth , fille de Maurice , landgrave de Hesse-l assel , morte sans enfants, le 16 décembre iGi5 ; 3 a . l'an ttiafi , avec Eléonobe -Marie, fille de Christian I , prince d'Anhalt- Bernbourg, deceJee a Strelitz, l'an ib57- Du premier lit , il laissa Sophie-Elisabeth , femme d' \ugusle de Bruitswick-Wolfenbutlel, et Christine -Marguerite , mariée a François-Albert , duc de S.Me-Lawenbourg, puis a Christiern -Louis, duc de Mecklenbourg - Schwci in.

Du troisième lit sortirent Cus-

de principautés héréditaires et séculières, avec le droit tic suffrage a la diète de l'empire. Par le même traité de paix, il fut autorisé à réunir a ses domaines , les prébendes des chanoines après leur mort. On lui abandonna, de plus, les commanderies de Mirow et de Némerow, de l'ordre de Malte- Son neveu, Gustave-Adolphe, eut ensuite la dernière avec une prébende , dans chacune des cathédrales de Magdcbourg, dHalbcrstadt et de Strasbourg, pour avoir cédé à son oncle l évêclié de Ralzebourg. Wismar resta au pouvoir des Suédois avec le fort deWalfisch, le bailliage de Nienclosler, la péninsule de Poël, et le port de Warnemundc. (Buchholz, p. 519- 5a4-) Le duc Adolpherédéric finit ses jour» le 24 février i658 , après avoir épousé, 1". l'an i6aa, Ashe-Mahic, fille d'Ennon , comte d'Oosl- Frise, morte le 5 septembre i634 ; a°. le i5 février i6H5, Marie- Catherine, fille de Jules- Ernest, duc de Brunswick - Daqneberg , morte le 1". juillet it>65. Du premier lit, il laissa Christ iern, qui suit; Charles, qui fut colonel au ser

CHRONOLOGIE HISTORIQUE

tare- Adolphe, qui suit; et trois filles.

Page 1