‹ L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des inscriptions, des chroniques et autres anciens monuments, avant l'ere chretienne (volume 2)Chapitre 11 sur 93 · Xrtâo · texte numérisé non relu

Xrtâo

2,36qi 5,6858 9,4763 94,763 568,58

Les auteurs grées , j usqu'au troisième siècle de notre ère, comptent en général huit stades olym-* piques pour un mille romain* Dans les tems postérieurs, deux stades un peu plus grands, l'un à 7 , l'autre à 7 It par mille romain , ont été introduits. Le dernier a pour base un- pied qui tient 146,7 lignes de Paris, et qui est au pied romain dans le rapport de 100 à 112 , ou de 25 à 28. SU de ces piés donnent une toise de 6 piés de Paris et i,3 pouce; le stade qui en est formé, estdç 611 pi& de Paris , ou de 101 toises S piés.

(*) Mesure de dix piés, dont se servaient les arpenteurs* C e,$t> dans. Cicéroa, le decempeda des Romains..

xx DISCOURS

Le pie du stade de sept par mille romain , celui qu'on appelle pié royal ou philélenque , vaut 157,2 lignes ; il est au pié romain dans le rapport de 5 à 6 ; le stade qui en dérive a 655 de nos piés y\ ou 109 toises et un pié.

Mesures grecques de surface olympiques.

Mesures de surface grecques,

Pié carré

Akuiv* carré . • .

Apvp* . . • . . .

ïlxiùpet

M. Ideler ne dit rien des monnaies ; mais cette matière vient d'être traitée avec un talent supérieur par M. le marquis Garnier , associé libre de l'Académie des Inscriptions et Belles - Lettres , dans un ouvrage qu'il publie dans ce moment et qui forme deux volumes in-8°. Ce savant , déjà connu par sa traduction du Traité des causes de là richesse des nations, où Adam Smith a fait une science de l'économie politique , a corrigé et surpassé son maître dans cette Histoire de la monnaie des peuples anciens jusqu'à Charlemagne. Il y considère d'abord son objet sous un point de tue général, en établissant comment ont été for-? més les signes d'échange. 11 prouve que l'usage de la monnaie remonte à la plus haute antiquité , et fait remarquer entre l'or et l'argent le même rapport qui existe aujourd'hui. 11 arrive à ce résultat par de* observations très-ingénieuses et par une critique éclairée , dans laquelle il discute les passages des anciens. Ceux-mêmes qui le trouveront un peu hardi , ne feront tort qu'à leur propre ju-

Pies carré» Mètres carres de France. . ou centiares.

PRÉLIMINAIRE. xxj

gëment , en n'admirant pas l'ensemble et la liaison de ses idées: nous y remarquerons l'heureuse facilité avec laquelle il détermine la valeur des trésors laisses par David et le poids de la chevelure d'Absalon. Tout ce qu'il dit sur les monuaies romaines , cette matière si difficile et si peu éclaircie jusqu à présent , doit ètte étudie dans un ouvrage écrit avec tant de clarté et de précision qu'il serait difficile d'en présenter ici un extrait.

11 en est de même de l'ouvrage d'un de ses collègues, M. Gossellin , qui dans des Recherches sur le principe, les bases et 1 évaluation des différents systèmes métriques de l'antiquité, destinées à être insérées dans le cinquième volume de la Traduction française de Strabon , qui va paraître , rapporte de nouvelles preuves du système déjà soutenu par cet habile géographe. La longueur qu'il avait déjà établie , et qu'il confirme , pour le mille romain est 1481 mètres, 481 481, ce qui ne diflère pas de quatre mètres de celle qu'a déterminée M. Idelcr.

Un autre membre de l'Institut, M. Dureau de la Malle , vient aussi de pubher la Poliorcétiqijk des anciens, ou l'attaque et la défense des places avant l'invention de la poudre. Cet ouvrage orné de planches très-curieuses , principalement pour l'histoire militaire de l'Egypte , est absolument nécessaire pour l'intelligence des récits des anciens historiens sur une foule d'expéditions, qui ne nous paraissent incroyables, que parce que nous ne les comprenons pas bien. C est ainsi que plus nous étudierons l'antiquité , et plus nous la croirons ; mieux nous la connaîtrons , et plus nous serons convaincus que cette supériorité dont nous nous targuons quelquefois , ne prouve souvent que

«if DISCOURS

I infériorité1 de nos connaissances. Cependant les progrès que fait l'histoire ancienne parmi nous* semblent nous assurer une sorte de maturité qui honorera notre siècle , si nous savons appliquer Fétude du passé , à celle du présent , et si les erreurs de nos ancêtres ne sont pas rendues inutiles, par nos passions éphémères , pour l'instruc^ tion de la génération actuelle.

PRÉLIMINAIRE. niij

Explication (i) des différentes ères dont il est fait mention dans la Table chronologique de ïArt de vérifier les Dates, avant 1ère vulgaire.

On trouve dans Ccnsorin un passage bien précieux pour la Chronologie ancienne. ( Ployez son Livre de dieftatali, chap. 3i.) Le pere Petau en " regarde la conservation comme un bienfait de la Providence. Le texte latin de Censorin a été inséré dans le Discours préliminaire de. l'Art de vérifier les Dates après Jésus-Christ. En voici la traduction , extraite du tome VIII, p. 249 de l'ouvrage intitulé : Essai sur quelques-uns des plus anciens monuments de la géographie. Paris, 180g, par M. de ïortia d'Urban.

« C'est d'après cette méthode que , si je ne me » trompe, l'année qui sert d'époque et de ma- » tière à cet ouvrage, le consulat d'Ulpius et de » Pontianus (fixé à Tan 2Î8 de 1 ère chrétienne); » est la mille quatorzième depuis la première » olympiade, en datant seulement de ces jours » d'été, auxquels se célèbrent les jeux olym- » piques, et la neuf cent quatre-vingt-onzième » depuis lafondation de Rome , à dater des Parilia » (ou Palilia), d'où sont comptées les années de la » ville ; quant à ces années auxquelles on a donné » le nom de juliennes, elle en est la deux cent

(1) Quelques personnes seront peut-être d'avis que nous aurions du nous borner à renvoyer purement et simplement à l'Art de vérifier les Dates après Jésus-Christ , où ces ères sont expliquées , excepté celle de la création. Tout considéré ? nous avons cru devoir rédiger cette Notice. (iVp/e des éditeurs )

xxîv DISCOURS

» quatre-vingt-troisième ; mais depuis le jour des >> calendes de janvier, auquel Jules Cësar a placé » le commencement de ces années , c'est la deux ^ » cent soixante-cinquième des années des Au- » gustes, aussi à dater des calendes de janvier, » quoique ç'ait été seulement le 16 des calendes » de février que l'empereur César, fils de Jules , » sur lavis de Munatius Planais, ait été appelé » auguste par le sénat el les autres citoyens, cet » empereur lui même étant consul pour la sep- » tième fois, et Marcus Vipsanius Agrippa pour >» la troisième. Mais les Egyptiens, qui ont passé » deux ans auparavant sous la domination du » peuple romain, comptent, par cette raison, » cette année des augustes pour la deux cent » soixante-septième. De plus, les Egyptiens, ainsi * que nous, se servent, dans leurs lettres , de la » date de certaines années , comme de celles de >> Nabonassar, qui comniencent à la première » année de son empire , et dont ils comptent la » neuf cent quatre-vingt-sixième ; ils comptent » par celles de Philippe , qui datent de la mort >> d'Alexandre le Grand, et qui, conduites jus- >> qu'à ce jour, complètent (i) cinq cent soixante- » deux ans. Mais les commencements die ces an- » nées sont toujours pris au premier jour de ce >> mois que les Egyptiens appellent thoth , et qui » fut cette année au septième jour des calendes » de juillet, tandis qu il y a cent ans (2), sous le » consulat de l'empereur Antoninus Pius pour la

(1) C'est-à-dire que c'est la cinq cent soixante-deuxième année de 1ère de Philippe.

(2) Ce consulat eut lieu en i3o,. Ainsi l'intervalle de tems est de cent ans, en comptant les deux années extrêmes.

PRÉLIMINAIRE. xxv

» seconde fois, etdeBruttiusPraesens, cesmémes » jours correspondaient au XII (i) des calendes » d'août , dans le tems auquel la canicule a cou- * tume de se lever en Egypte ».

Tel est le fameux passage de'Censorin. Nous en ferons l'application aux différentes ères qu'on y cite, à mesures qu'elles se présenteront, en suivant Tordre adopté dans la Table chronologique, sans oublier ni celles de Philippe ni celles des Augustes , qu'on n'y a point fait entrer.

De la période julienne. §. I.

La période julienne inventée par Joseph Scaïger, est ainsi appelée , parce qu'elle est composée d'années juliennes ou réglées d'après le calendrier de Jules César. Elle est composée de 7980 ans. Ce nombre se forme en multipliant d abord 28 par 19, et ensuite le produit 532 par i5. Ces trois nombres 28,* 19 et i5,^ont le cycle solaire, le cycle lunaire et celui de l'indiction. On parlera de chacun d'eux en particulier.

Si l'on divise par 28 le nombre qui représente l'année de la période julienne , le reste indique le cycle solaire. S'il ne reste rien , le cycle solaire est 28. U en est de même du cycle lunaire ou du cycle de l'indiction , selon qu'on divise par 19 ou par i5. Ainsi l'année 1819, qui est la 6532me. de

(1) Il faut XIII, XII est une faule de copiste; car de l'an a38 à l'an i39, il y a vingt-cinq années bissextiles. Ainsi le icr. jour de thoth a dO changer vingt-cinq fois de . place; ce qui le porte du 7 des calendes de juillet au i3 des calendes d'août, ou du 20 juin au 2.0 juillet. Tous les chronologistes sont d'accord ià*dessus.

xxvj DISCOURS

la période julienne, est en même* tems la 8"*. d« xrycle solaire, la i5m<. du cycle lunaire et la7rae, de l'indiction.

Si on connaissait le cycle solaire , le cycle lunaire et Tindiction , et qu'on voulût déterminer la période julienne , on le pourrait par un procédé •de calcul dont on trouve un exemple dans les Leçons élémentaires de mathématiques , par l'abbé de la Caille, page 227 de la cinquième édition. C'est sans doute de cette manière que Scaliger s'est assuré que la ire. année de l'ère vulgaire, qui était la to*06. du cycle solaire, la 2™. du cycle lunaire et là 4n,e« de lHndiction , devait être la ^7 * 4"a- ^e sa période.

Cette période est particulièrement utile pour marquer sans équivoque les années avant Fèire vulgaire; car on sait que les astronomes et les chronologistes diffèrent ordinairement d'un an dans cette désignation ; elle facilite les calculs pour passer d*une année avant Jésus- Christ , â une année après et réciproquement Le père Petau, qui était bien loin d'être prévenu en faveur de ..Scaliger , fait un éloge mérité de sa période , et en recommande l'usage. Telle est aussi à cet égard Topinion de Desvignoles. Nous citons ces suffrages respectables pour servir de réponse' à quelques personnes, qui, à l'exemple de Boivin, membre de l'Académie des Inscriptions, proscrivent la période julienne comme une ère chimérique. Nous finirons par une preuve frappante de lembarras où Ton jette les personnes qui étudient la chronologie. La ire. année des olympiades est rapportée à Tan 775 avant Jésus-Christ par les astronomes; à Tan 776 par les chronologistes; à Tan 776 et à Tan 777 par le père Petau, qui, dans

PRÉLIMINAIRE. wtvîj

ce dernier cas , comprend les deux années extrêm es. Heureusement tous s'accordent pour Tannée de la période julienne , qui est la 3938m<.

Des armées du monde. §. II.

Les chronologistes sont loin d'être d'accord sur le nombre des années du monde. Desvignoles {Chronologie de l'Histoire Sainte, Préface) assure quîl a recueilli plus de 200. calculs différens t dont le plus court ne compte que 3483 ans depuis la création jusqu'à l'ère vulgaire , et le plus long en suppose 6984. C'est une différence de trente- cinq siècles.

Table des années écoulées depuis Adam jusqu'à la naissance de Jésus-Christ, selon le calcul des principaux chronologistes. (Voyez THist. univ. , t, I, et l'ouvrage intitulé : Mémoires pour servir à l'Histoire ancienne du globe terrestre , 1. 1 , p. 4 et suie* , par M. de Fortia.)

Anl. M.

1 Alphonse X , roi de Çastille , mort

le 24 avril 1 284 , dans les Tables de Jean Muller ., appelé aussi Regiomontanus;., . 6984

2 Le même Alphose X t dans Strau-

chius. v. %. ......... . 6484 9t

3 Onufre Panvini , religieux augustin,

mort en i568... . 63io

4 Suidas, écrivain grec sous l'empire

d'Alexis Commèfle. 600a

5 Calcul des Septante, selon le père

Pezron...,., ...... 5872

xxviij DISCOURS

6 Lactance (Lucius Cœlius Firmia-0

nus), mort Tan 325. ........ - >58bi '

Philastrc , évéquc de Brescia , morti le 1 8 juillet 387 J

7 Nicéphore, patriarche de Constan-

tiuople , mort en 828 5700

8 Jean - Baptiste Riccioli , selon la

Chronologie des Septante ..... 5634

9 Clément d'Alexandrie , mort vers

Tan 220. . t 5624

iô L'auteur des Fasti Siculi 56o8

11 Isaac Vossius , mort le 21 février ' 1589, selon la Chronologie des

Grecs , dans Slrauchius ....... 55g5

12 Le même , dans Chevreau 59go

Ï3 Théophile , évéque d'Antiodhe ,

mort Tan 186. . 55*5

14 Les Constantiriopolitains et les Sep-

tante de Jean - Ernest Grabe

( ce calcul est suivi dés Russes ). . 55o8 3

15 George Cedrenus , moine grcç du

onzième siècle (dans Chevreau }. 55o6

16 Joies Africain , vivant sous Tan 228 ,\

était chrétien . ......

George Théophanes, (fit leSy ncelle,

moine grec , mort Tan 818. ... : )55oo Eutichius, patriarche d'Alexandrié,

mort Tari 940.

Et plusieurs autres chronologistes .

1 7 Les Ethiopiens ... U ... 5499 0

itf George Cedrenus , dans Strauchius. 5493 . <j

19 Panodore, moine d'Egypte, à la

fin du quatrième siècle . . 54q3

20 Maxime , moine (le Cônsfantinople ,

mort le i3 août 662* ......... 5491 9

PRÉLIMINAIRE. '

Ans. M.

21 Sulpice Sévère, né à Agen, mort

vers Tan 4220 5469 .

22 Victor Giselin , médecin flamand ,

mort en 1591 , dans ses Remarques sur Sulpice. 54 19

23 Saint Augustin, évêqucid'Hippone,

mort le 28 août 45o (dans Génébrard) S35i

24 Saint Isidore, évcque de 3évi|le,) î

mort le 4-avril 636. . . . .' f ,

Pcfms de Aliaço% Pierre <TAiUif(M*f cardinal, mort le 8 août 1419. . )

25 Saint Isidore de Peluse, solitaire ,

mort le 4 février 44<> • • 5336

26 Albumazai;, philosophe, médecin

et astrologue arabe du neuvième siècle. , < t . . . 5328

27 Rabanus Maurus, JVIagnence Ra-

ban-Maur, abbé fa Fulrfç , mort en 856. ......... . .... ... , . . , £296

28 Isidore de Séville ( dans Str^uçhius). 52io

29 Tau! de Fossembrone. .......... 5201

30 Eusèbe 9 évêque de C&arée , mort

vers l'an 338 ................ 5$oo

31 Le vénérable Bédc. mort en 735\ . *

(dans Strauchius.) . : . I

32 Paul Orose, vivait Tan 414 }5igfl

Philippe de Bergame (Jacques-Philippe de Foresti), mort en i52Q.

Et d'autres auteurs. , . 5198

33 Philon , juif d'Alexandrie , envoyé) .

à Caligula, Tan 4<> - • -

Sigebert , moine de G^mblours

mort en n^. .,

34 Saint -Epiphane , évêque de Sala- .-.

xxxij DISCOURS

» . An* . M.

Marc-Antoine Cappel et Jacques' Tirin , jésuite , comptent aussi 4ooo ans , ainsi que la Chronologie des événements historiques, dansle dictionnaire de Chaudon .

65 Jean Decker, jésuite, mort à Gratz, y, *f en 1619. . 9 *

Jean Keppler , célèbre astronome ,

mort le i5 novembre i63o. . .

Le père Petau , jésuite , mort le 1 1

décembre i652

Et autres (dans Chevreau.)

66 Le père Petau , dans Strauchius . . . 3g83 3

67 Philippe Lansbergue ou Landsber-

ghe, mort en i63a, a donné un calcul , qui selon lui , fait commencer le monde Pan 3998 ; mais en corrigeant ce calcul , on trouve 3972

68 Krentzheim 397 1 9

69 Abraham Bucholtzer , pasteur de

Freistadt , en Silésie , mort en

i584 » (dans Strauchius) 3970 9

70 Le même Bucholtzer, (dans Che-'

vrean.) r

Jean Cluvier, fils du géographe Philippe Cluvier , ( dans Chevreau. )j

Panlaléon , diacre de l'église de Constantinople , dans le trei-v zieme siècle ( ;

Marc-7Aierius Boxhorn , professeur \ à Leyde , mort le 3o octobre! i653. ........

Corneille Jansenius, évèqued'ipres, mort en i658, et M. Dresser. . .

PRÉLIMINAIRE

Ans. M.

7 x Christ. Mathias et Jean Cluvicr ,

( dans Straachius. )...„> 3g68 g

73 Henri Bunting, saxon d'origine, publia sa Chronique , en i6o3, (dans Strauchius) 3967 g

7 3 Le même, (dans Chevreau) et

André Soelmatter ^67

74 Christian Longomontan , mort en

75 Pierre Opmécr, savant chronolo-}

giste , mort à Delft t en 1 5g5 ! ~ ^

Gérard Mercator, habile géogra-? 9 phe, mort à Duisbourg, en i3g*)

y 6 Longomontan, dans son Astronomie danoise

Alfonsc Tostat , éveque d'Avila, mort en i454

Philippe Melanchthon , mort à Vir-\3g64 temberg, le ig août i56o

Jean Funch ou Funccius , ministre luthérien, mort en i566, et autres (dans Strauchius.)

77 Jacobus Haynlinus 3g63 3

78 Alfonse Tostat (dans Che vreau.)- .

Philippe Melanchthon (dans Chevreau. ) }3g63

Jean Funçh ou Funccius , et d'autres (dans Chevreau.)

7g Sixte de Sienne , juif converti , mort

en i56g 3g6a

£0 Joh. Lucidus Sculter ou Scultet. A Jean Lightfoot, vicechancelier det* ~ l'université de Cambridge , mortr9Do en 1675, et quelques autres. . . ;

xxxiv DISCOURS

' Ans. M;

81 Jean Pic, comte de la Mirandole /

mort le 1 7 novembre 1 4g4 Alfonse Salmeron , jésuite , mort le }3g5g i3 février i585 (dans Chevreau), et autres ....

82 Philippe Landsberghc (dansStrau-|

chius. ). . /3g58

Alfonse Salmeron (dans Strauchius.) ;

83 Jean-Georges Herwart de Hohen-

bourg, chancelier de Bavière , au seizième siècle 3g55

84 Ce même Jean-Georges Herwart

(dans Chevreau.) Le vénérable Béde (dans Chevreau.) 1 r Herman Lecontract ou Hermanus' 9

Contractus , mort en 1057 (dans'

Chevreau.). .

85 Cornélius à Lapide ou Corneille de

Lapierre , mort le 1 2 mars 1637 . 3g5i

86 Joseph-Juste Scaliger, mort le 21

janvier 160g . .

Ubbo Emmius, recteur de l'académie de Groningue , mort en 1 625

87 Ces mêmes savants (dans Strau-

chius.)

Seth Calvisius, mort à Leipsick(dans|

I Strauchius. ).......... }3g4g

Behmius ( dans Strauchius. ) Christophe Helvicus, mort le iosep-1 tembre 1 6 1 6 ( dans Strauchius. ) . .

88 David Origan , mathémath. , vers

André Argoli, mathémath., mort^3g49

en 1657 ....

Jean Seybor . .

PRELIMINAIRE

Ans. M .

89 Christianus ou Christian Schotanus,

mort en 1 67 1 3g48 3

90 Jean Micraelius, mort en i658. . . 3948

91 Joseph-Juste Scaliger (dansChe-)

vreau.) . .

Seth Calvisius (dans Chevreau.. . .

Christophe Helvicus ( dans Che-

vreau.). '

Jean Henri Alstédius, mort en i638, et autres

92 Hermauus Contractus (dans Strau-

chius.) 3g45

93 Jean Çarion, mort à Berlin, en^ 558. 3g44

94 Saint- Jérôme , mort le 3o septem-

bre 420, dans ses Quest. hébraïq. 3g4i

95 Gérard Mercator (second calcul.) 3928

96 Mathieu Béroald ou Béroalde ,

mort en 1 584 3927 i

97 Jacques Gordon , jésuite écossais,

mort en 164 > 388o

98 Benoît Arias Montanus , mort en

99 André Helwig 3836

100 Quelques Talmudistes . 3784

101 Rabbi David Ganz, historien juif,

du seizième siècle (Chevreau.). . 3761

102 La Supputation Ordinaire des>

Juifs ii)

Rabbi David Ganz (dans Strau-I

chius) . \3760

Hieronimus à Sancta Fide , ou Jé-|

rôftne de Sainte- Foi, juif vivant

en 1 4 i o • • ........... . . . . .

(1) 3?6o ans 3

wxvj DISCOURS

An*. M»

102 Paulus de Sanctâ-Mariâ ou Paul)

deBurgos, juif, vivant en i^5l Pierre Galatin ou Galatinus , vivante 3760

en i532 . L

Georgius Venatus .1

103 Rabbi Gerson, et Rabbi Lévi ou

Rabbi Leviben Gerson 3754

104 Rabbi Hahson ou Nahson {Traité

des cycles des Pâques) 3y4o

105 Rabbi Jason Nosen. k k 3734

106 Rabbi Abraham Zaccuth 3071

107 La Chronique abrégée des Juifs . . . 3670

108 Louis Lippoman , savant vénitien ,

mort en i554--- • • » 36i6

Dans le présent ouvrage , on place la création 4g63 ans avant l'ère vulgaire. Les motifs à l'appui de cette opinion sont rapportés dans les remarques qui précèdent l'abrégé chronologique de l'Histoire sainte, et dans divers endroits de ce même abrégé.

Des camées avant VÈre vulgaire. §. III.

Voyez d'abord ce qu'on dit de 1ère vulgaire dans l'Art de vérifier les Dates après Jésus* Christ. 'Nous nous bornerons à rappeler que , suivant ce qu'on' y dit, la véritable année de la naissance du Sauveur, est antérieure de plusieurs années à l'ère vulgaire.

A l'égard des années avant Père vulgaire, oa les compte de deux manières différentes. Les astronomes désignent par zéro , et la plupart *des chrono légistes, par l'unité, l'année qui précède immédiatement le commencement de l'ère vul-

PRÉLIMINAIRE

gaire. H résulte de là que le même événement est date par les astronomes , d'un an de moins que par les chronologistes. Cette double manière de compter les années avant Jésus-Christ , n'est pas sans inconvénient , et il serait bien à désirer qu'on s'en fut tenu à une seule. En prenant une date dans un auteur, on risque de se tromper, si on ne fait attention à sa manière de compter les années avant Jésus-Christ. En voici une preuve. Dans les tablettes chronologiques de l'abbé Lenglet Dufresnoi, on indique au 1 6 septembre, 776 ans avant Jésus - Christ , une éclipse de soleil , comme ayant été observée à la Chine. On ajoute que ce fut cette même année que commencèrent les olympiades» On a confondu ici l'éclipsé du 6 septembre 776 , suivant les astronomes , et 777 , suivar.1 les chronologistes , avec l'éclipsé du 6 septembre 776 , selon les chronologistes. C'est cette dernière qui a été observée à la Chine et qui est contemporaine de la première année olympiadique. Les astronomes la rapportent à l'an 775 avant Jésus- Christ.

Nous aurions pu citer une troisième manière de compter les années avant l'ère vulgaire , et qui consiste à comprendre dans le calcul , la première année de cette ère. On en trouve un exemple dans le père Petau. Il rapporte le commencement des olympiades, tantôt à Tan 776, tantôt à l'an 777 , selon qu'il ne comprend pas ou qu'il comprend dans le calcul la première année de l'ère vulgaire. Nous avons déjà signalé celte singularité à l'occasion de la période julienne, dont l'usage est préférable pour les tems antérieurs à notre ère vulgaire , comme ôtant toute équivoque.

Au moyen du passage de Censorin, déjà cité

xxxviij DISCOURS

ci-dessus, il est facile de rattacher Père vulgaire aux ères anciennes , dont parle cet auteur. En.cffet , ces différentes ères y sont mises en comparaison avec le consulat d'Ulpius et de Pontianus. D'un autre côté , les chronologistes rapportent ce consulat à Tannée 238 après Jésus-Christ. Rien n'est donc plus aisé que d'établir une correspondance parfaite entre ces ères et celle de Jésus- Christ. Par exemple, on voit que l'an 283 de l'ère julienne coincide avec l'an 238 de l'ère vulgaire ; donc en ôtant 238 de 280 , le reste 45 fait voir que l'ère de Jules César a commencé 4^ ans avant celle . de Dcnys le Petit , ou 1ère vulgaire. C'est de cette manière que nous déterminerons successivement l'origine des différentes ères, dont parle Censorin, en les rapportant aux années avant Jésus-Christ.

On a souvent besoin de trouver l'année de la période julienne, qui correspond à une année avant l'ère vulgaire et réciproquement. Cette double transformation se fait facilement au moyen de la règle suivante : ôtéz de 47 *4 * 'e nombre des années avant Jésus-Christ ; le reste sera Tannée de la période julienne ; réciproquement , ôtez de 47 14 * Tannée de la période julienne , vous aurez dans le reste Tannée avant 1ère vulgaire. Ainsi, sachant que les olympiades ont commencé Tan 776 avant Jésus-Christ, on en conclut que c'était l'an 3908 de la période julienne, en retranchant 776 de 47 1 4- Réciproquement si Ton sait que 1ère de iSabonassar a pris naissance Tan 3967 de la période julienne , on trouve que ce fut Tan 747 avant l'ère vulgaire; en soustrayant 3967 de 47 14* Cette règle est fondée sur une remarque bien simple ; c'est que la somme des années de la période julienne et des années avant Jésus-Christ,

PRÉLIMINAIRE. xxxix

est toujours égale à 47*4» parce qu'en passant d'une année à une autre , les années augmentent d'un côté et diminuent de l'autre , précisément 4e la même quantité.

Après Père chrétienne , ce nest plus la somme,' mais la différence qui est constante et toujours égale à 47 1 3. Qu'on demande, par exemple, quelle est 1 année de Jésus-Christ , qui correspond à l'an 55 io de la période julienne, époque de l'élévation de Charlemagne à l'empire. Otez 47 1 3 de 55i3, vous aurez 8oo pour l'année après Jésus- Christ. Réciproquement , quelle est l'année de la période julienne en 1819? Réponse : 67 3a , ce qu'on trouve en ajoutant 1819 à 47 i3 , parce que la période julienné précède 1ère vulgaire de ^7 13 ans révolus.

Des Olympiades. §. IV.

Voyez i°. l'Art de vérifier les Dates après Père vulgaire; 20. dans l'ouvrage actuel, l'article ou l'on explique la forme de l'année attique , avant la chronologie historique des Grecs.

L'ère des olympiades commence vers le solstice d eté de l'an 776 avant Jésus Christ. Cette coincidence est prouvée par le passage déjà cité de Censorin. On y lit en effet , qu'au moment où il composa son livre , Die natali, sous le consulat d'Ulpius et de Pontien (238 de Jésus-Christ). La ioi4me. année des olympiades venait de commencer aux jours d'été (diebus œstivis). Otons 238 de 4oi4» il restera 776 ; ce qui nous apprend que c'est à l'an 776 avant l'ère vulgaire qu'il faut placer le commencement des olympiades.

Une preuve plus directe se tire des phénomènes célestes. Trois éclipses , dont deux de soleil

*l ' DISCOURS

et une de lune , servent au savant chronologîste Petau à fixer l'ère des olympiades , comme on vient de le dire. Voyez lïaiionarium temporum, lib. III , e. i.

Nous finirons en indiquant le moyen de trouver l'année olympique , qui correspond à une année avant l'ère vulgaire , et réciproquement. Nous distinguerons deux cas.

1er. Cas. S'il s'agit d'un événement arrivé depuis le mois de janvier jusqu'à celui de juillet suivant, la somme de l'année olympique et de l'année avant Jésus-Christ, est toujours égale à 776 ; alors c'est de 776 qu'il faut retrancher l'année connue; le reste aonnera l'année qu'on cherche. Par exemple , Varron rapporte la fondation de Rome , au 21 avril de la ~ôme. année de la 6me. olympiade, c'est-à-dire , la 23me. année des olympiades. Otez 23 de 776, le reste 753, indique que c'est à' cette année avant Jésus-Christ , qu'il faut placer l'origine de Rome, suivant Varron.

II10*. Cas. Si l'événement s'est passé depuis le commencement d une année olympiadique jus- ' qu'à celui de l'année julienne, qui suit, ou depuis le solstice d'été jusqu'à janvier suivant, la somme de l'année olympiadique et de l'année julienne, est toujours égal à 777. Otez donc de ce nombre celui de l'année donnée. Par exemple, la lune fut éclipsée le 27 août, un peu avant minuit, Pan 43oi de la période julienne, 4*3 avant Jésus-Christ. Otez 4 1 3 de 777 , le reste est 364, c est l'année olympique. Celte éclipse est rapportée par Thucydide à la igmc. année de la guerre du Péloponcse. c'està-dire à la 4e année de la 91e olympiade , ou à la 364e de l'ère olympique.

PRÉLIMINAIRE

Des Années de Rome. §. V.

Voir i°. dans l'Art de vérifier les Dates, après Jésus-Christ , l'Abrégé chronologique des Consuls ; 2#. dans l'ouvrage actuel , la Dissertation sur Tannée romaine.

Nous nous bornerons à rappeler ici que dans U Table chronologique , on a suivi l'opinion de Varron, qui rapporte ahi 21 avril de la 2àn\ année des olympiades , ou de la 753"*. année avant l'ère vulgaire , le commencement de l'ère des années de Rome»

Cette époque est une conséquence du passage de Censorin ; il y est dit en effet que la 99ime. de Rome avait commencé à la fête des î>alil ies ou Parilies , de l'année où Ulpius et Pontiamis étaient consuls. Or, cette année était la 238"e. de l'ère vulgaire. Retranchons donc 238 de 991 , et nous aurons 753 pour désigner l'année avant J. C. , à laquelle il faut rapporter l'origine de Rome suivant Varron , dont l'opinion a été adoptée par le plus grand nombre des auteurs qui ont écrit sur la Chronologie.

La somme des années de Rome et des années avant l'ère chrétienne est toujours égale à 753 pour les dates comprises entre le ier. janvier julien et le 21 avril suivant , et à 754 pour les dates , entre le 31 avril et le reste de l'année julienne. Connaissant les années de Rome , on aura les années avant J. C. , en retranchant les premières de 7 53 dans le premier cas, et de 754 dans le second. Réciproquement, on aura les années de Rome si l'on ôte les années avant l'ère chrétienne, soit de 753, soit de 754» suivant les circonstances.

xlij DISCOURS

De 1ère de Nabonassar. §. VI.

Lvère de Nabonassar commence le 26 février ^ 747 ans avant J. C. Les années dont elles se composent sont constamment de 365 jours , dont 36o proviennent de 12 mois égaux de 3o jours chacun. A Tégaixl des cinq autres jours , on les ajoute après le douzième mois , et pour cette raison on les appelle jours complémentaires.

Comme Tannée julienne a un jour de plus tous les quatre ans , il résulte de là que le commencement de l'année de Nabonassar avance d'un jour dans le même espace de tems. Cette année est donc vague. H est aisé de voir que 1460 années juliennes font 1461 années de Nabonassar.

L astronome Ptoléméc emploie fréquemment cette ère. Ce qui lui fit donner le nom de Nabonassar, c'est que les observations des Chaldéenp , envoyées par Callisthène en Grèce , étaient rap-

rrtées au commencement du règne de ce prince Babylone.

On lit dans Censorin , comme nous l'avons vu. t que la 986mc. année de Nabonassar avait commencé le 7 des calendes de juillet, ou le 25 juin, sous le consulat d'Ulpius et de Pontianus , c'està-dire Tan 238 de J. C. , ou l'an 4g5i delà période julienne. Si l'année nabonassaréenne était toujours égale à Tannée julienne, il est clair qu'çn retranchant g85 de 986 et de 4961 , les restes 1 et 3g66 indiqueraient que la 1". année de Nabonassar aurait commencé le 25 juin, 3966 de la période julienne. Mais comme dans cet intervalle de temps il y a eu 246 années juliennes bissextiles , il faut placer le ier. jour de l'ère de Nabo-

PRÉLIMINAIRE. xlHj

nassar 246 jours après le 25 juin de Tan 3966 de la période julienne , ce qui le porte au 26 février suivant , Tan 3967 de la période julienne , ou Fan 747 avant J. C.

En effet , le 25 juin est le 1 76"". jour de l'année ; Ajoutez 246 jours.

Somme "**. ». 432

Otez pour Tannée 365

Reste 57 jours ,

ce qui indique le 26 février, puisqu'il est le 57mV jour de l'année ordinaire.

Les astronomes ne se bornent pas à l'autorité de Censorin ; ils s appuient sur une foule de phénomènes célestes , rapportés par Ptolémée , pour fixer au 26 février à midi , de Tan 747 avant J. C. ; l'origine de l'ère de Nabonassar.

Quand il sera nécessaire de convertir les années nabonassaréenncs en années avant J. C. , nous conseillons de recourir à une Table chronologique semblable à celle qu'on trouve dans cet ouvrage , et de faire attention en même tems à la date du mois et même à celle du jour de l'événement.

De VÈre des Séleucides. §. VII*

C'est à la reprise de Babylorie par Séleucus Nicanor , que commence l'ère des Scleucidesv, adoptée dans tout l'Orient par les Païens , les Juifs , les Chrétiens et les Mahométans. Elle est appelée l'ère des Contrats par les Juifs , 1ère des Rois par les auteurs des livres des Machabées , et Térik Dilkarnaim (epoçha cornigeri) par les Arabes. Le*

xlhr DISCOURS

savants donnent diverseà explications dè celte dernière dénomination.

Il est hors de doute que rétablissement de cette ère se rapporte à Tannée 3i2 avant J. G. Plusieurs éclipses rapportées par AJbategnius en font foi.

L'auteur du ier. livre des Machabées commence les années de cette ère avec le mois de Nisan ou au printems , et celui du second livre , au mois de t\sri ou vers 1 equinoxe d'automne. Albategnius , suivant le savant Petau, emploie ordinairement des années juliennes et fixes , qu'il compte du i". octobre. Quelquefois ce sont des années vagues. Nous renvoyons , pour les autres détails , à l'Art de vérifier les Dates après J. C. , où Ton traite assez au long de l'ère des Séleucides.

De VEre cesareenne ét Antioche* §. VIII.

Cette ère commence à l'automne de Pan 48 avant Jésus-Christ. Koyez l'Art de vérifier les Dates depuis l'ère vulgaire.

De FÈre julienne. §. IX.

Cette ère commence au i<r. janvier , 45 ans avant Jésus-Christ , et porte le nom de Jules César , pour perpétuer le souvenir de rétablissement du calendrier qu'il substitua à celui de Numa. C'est ce calendrier qui subsiste encore sans le moindre changement , en Russie , et qui n'a subi que de légères modifications dans les autres contrées de TJÉurope.

D'après la citation de Censorin, la 283me. année de l'ère julienne concourait avec la 238me. après Tèrc vulgaire. 11 résulte de là que la i*\ de Jules

PRÉLIMINÀIRP. %\y

César doit Commencer avec la 45mi. atant Jésûs- Christ. Poyez aussi F Art de vérifier les Dates depuis Jésus-Christ , ainsi que la Dissertation sur Tannée romaine , dans l'outrage actuel.

De l'Ère d Espagne. § X.

On eft rapporte le commencement au i". janvier de Fan 38 avant l'ère vulgaire. Idaçe fait mention d'une éclipse de soleil , observée le 4 des Mes de novembre , Fan 44<> de Fère d'Espagne. D'un autre côté, cette même éclipse est rapportée au ïi riorembre , l'an 402 après Jésus-Christ. 11 s'ensuit qae l'ère d'Espagne est antérieure de 38 ans à l'ère vulgaire, y oyez. F Art de vérifier les Dates après Jésus-Christ,

De VEre actiaque. §. XI.

Le savant Petau distingue plusieurs ères qui dépendent de la bataille d' Actium. Il fixe au 29 août de l'an 3o avant Jésus-Christ , Fère de ce genre dont parle Censorin , et dont la 267mc. courait au tems où il écrivait le passage que nous avons cité. Cette ère était destinée à rappeler le souvenir de la prise d'Alexandrie par Auguste. Quant à la bataille d' Actium, elle se donna Fan 3i avant Jésus- Christ , le 2 ou plutôt le 3 septembre, oyez les autres détails dams l'Art de vérifier les Dates après Jésus-Christ.

Nous venons de dire que la bataille d' Actium 8e rapporte au 3 septembre de l'an 3i , plus exactement qu'au 2. Pour entendre ceci , il faut savoir que cette année était la i5e. de Fère julienne , et que l'on avait fait quatre années bissextiles , au lieu qu'il n'aurait fallu en faire que trois.

xlvj DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

On parlera de cette erreur dans la dissertation sur Tannée romaine. 11 était résulté de cette fausse * intercalation que le 2 septembre , jour de la bataille , suivant Dion , aurait été le 3 de ce même: mois , si ont eût bien appliqué les règles de ïïntercalation.

Pour ne point grossir cette notice de répétitions inutiles, nous renvoyons simplement à l'Art de vérifier les Dates après Jésus-Christ, pour ce qui concerne le cycle de 19 ans, ou nombre d'or, l'indiction , le cycle solaire et les leltes dominicale. Nous y renvoyons aussi pour diverses autresères qui y sont expliquées , et notamment poui~ Père dite de Philippe , qui date de la mort d'Alexandre , ou plutôt du premier jour de l'an. 4^5 de Nabonassar.

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