‹ L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des inscriptions, des chroniques et autres anciens monuments, avant l'ere chretienne (volume 2)Chapitre 9 sur 93 · XVIJ · texte numérisé non relu

XVIJ

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On observera que nous traduisons ainsi ces mots :

2r*hût) stade ;

nAi'tpu, plethre ou arpent ;

Opyot*, orgye, ou aune; v

11 Wf > coudée ;

iï»f , pie ;

2jr/^iJ , empan ;

JTtfAât/fif 9 palme ;

A*xtvX*ç , doigt.

Les Grecs ne font mention que d'un très-petit Qombre de mesures de surface , et ils ne donnent avec une entière précision que le Trxéflpe? ou l'arpent qui a dix mille pies carrés , confondu par les Latins avec leur jugerum qui est trois fois plus grand.

Mesures agraires des Grecs.

HXtêfêf.

AxMit*.

(*) C'est ici qu'il faudrait placer le Btye* , ou pas, qui vaut la 240e partie du stade , la 40e partie de L'arpent , ou deux niés et demi , ou quarante doigts. On le trouvera dans là table comparée de la troisième section.

jvîïj DISCOURS

SECONDE SECTIOK

Détermination du pie' grec.

L'ancienne Grèce était la réunion de plusieurs peuplades qui différaient sensiblement par leurs fois et par leurs institutions. Au premier coupd'œil , on sera donc porté à supposer que chaque peuplade a eu sa mesure et son poids particuliers : il existe effectivement sur cet objet des disparités considérables ; mais tous les peuples de la Grèce se sont accordés sur la mesure du pie. C'est ce que M. Ideler prouve par plusieurs passages d'Hérodote , qui paraissent ne laisser aucun doute à cet égard.

M. Ideler pense que le pié grec ne peut être évalué que par le pié romain , avec lequel il est sous le rapport de 25 à 24; il évalue le stade à la huitième partie du mille romain , et combat toutes les opinions contraires. 11 assure que les peuples qui ont eu un stade plus grand , se sont servis d'un pié plus grand, et s'attache surtout à combattre Fréret , qui , daps un système plus ingénieux que solide , a pris pour base que le Héron dont les ouvrages ,sur la Géodésie et les Machines de guerre, ont été traduits par Barocci, était né à Alexandrie , tandis que le lieu de sa naissance n'est indiqué nulle part. Nous ajouterons que Fabricius , dans sa Bibliothèque Grecque , l'appelle Héron de Bizance.

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