‹ L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des inscriptions, des chroniques et autres anciens monumens, avant l'ère chrétienneChapitre 10 sur 532 · ZraÀ · texte numérisé non relu

ZraÀ

a,<3bqi 5,6838 9.47^3 94,763

0,7 bijs; 1,8470

la table comparée de la troisième section.

(*) Mesure de dix piés, dont se serraient les arpenteurs C'est, dans Cicéron , le deempeda des "

DISC OURS PRÉLIMINAIRE

Les auteurs grecs, jusqu'au troisième siècle de notre ère, comptent en gênerai huit stades olympiques pour un mille romain. Dans les teins postérieurs, deux stades un peu plus grands, l'un à y , l'autre à 7 t par mille romain , ont été introduits. Le dernier a pour base un pied qui tient 146,7 lignes de Paris , et qui est au pied romain dans le rapport de 100 à 1 la , ou de 25 à 28. Six de ces pies donnent une toise de 6 piés de Paris et i,3 pouce; le stade qui en est formé, est de 61 1 piés de Paris , ou de 101 toises 5 piés.

Le pîé du stade de sept par mille romain , celui qu'on appelle pié royal ou philétenaue , vaut 157,2 lignes ; il est au pié romain dans le rapport de 5 a 6 ; le stade qui en dérive a 655 de nos piés , ou 109 toises et un pié.

Mesures grecques de surface olympiques.

Matures de surface Pi* rarrés M*lr» arrêt Pi* carré.

M. Ideler ne dit rien des monnaies ; mais cette matière vient d'être traitée avec un talent supérieur par M. le marquis Garnicr, associé libre de l'Académie des Inscriptions et Belles -Lettres, dans un ouvrage qu'il publie dans ce moment et qui forme deux volumes in-8*. Ce savant , déjà connu par sa traduction du Traité des causes de la richesse des nations , où Adam Smith a fait une science de l'économie politique , a corrigé et surpassé son maître dans cette Histoire de la monnaie des peuples anciens jusqu'à Charlcmagne. 11 y considère d'abord son objet sous un point de vue général, en établissant comment ont été formés Tes signes d'échange. Il prouve que l'usage de la monnaie remonte à la plus haute antiquité , et (ait remarquer entre l'or et l'argent le même rapport qui existe aujourd'hui. Il arrive à ce résultat par des observations très-ingénieuses et par une critique éclairée , dans laquelle il discute les passages des anciens. Ceux-mémcs qui le trouveront un peu hardi, ne feront tort qu'à lenr propre jugement , en n'admirant pas 1 ensemble et la liaison de ses idées : nous y remarquerons l'heureuse facilité avec laquelle il détermine la valeur des trésors laissés par David et le poids de la chevelure d'Absalon. Tout ce qu'H dit sur les monnaies romaines, cette matière si difficile et si peu éclaircie jusqu'à présent , doit être étudié dans un ouvrage écrit avec tant de clarté et de précision qu'il serait difficile d'en présenter ici un extrait.

Il en est de même de l'ouvrage d'un de ses collègues, M. Gossellin , qui dans des Recherches sur le principe, les bases et (évaluation des différents-systèmes métriques de l'antiquité, destinées à être insérées dans le cinquième volume de la Traduction française de Strabon, qui va paraître , rapporte de nouvelles preuves du système déjà sou tenu par cet habile géographe. La longueur

qu'il avait déjà établie , et qu'il confirme , pour le mille romain est 1481 mitres, 48 1481, ce qui ne dUTère pas de quatre mètres de celle qu'a déterminée M. Ideler.

Un autre membre de l'Institut, M. Dureau de la Malle , vient aussi de publier la Poliorcêtique des anciens, ou l'attaque et la défense des places avant l'invention de la poudra. Cet ouvrage orné de planches très-curieuses, principalement pour l'histoire militaire de l'Egypte , est absolument nécessaire pour l'intelligence des récits des anciens historiens sur une foule d'expéditions, qui ne nous paraissent incroyables, que parce que nous ne les comprenons pas bien. C'est ainsi

(i) Quelques personne* seront peut-être, d'avis que nous jrions dû nom borner a renvoyer purement et simplement 1 a l'Art de vérifier le» Dalrs après Jésus-Christ , on ces ères

que plus

étudierons l'antiquité, et plus nous la croirons; mieux nous la connaîtrons , et plus nous serons convaincus que cette supériorité dont nous nous targuons quelquefois , ne prouve souvent que ( infériorité de nos connaissances. Cependant les progrès que lait l'histoire ancienne parmi nous, semblent nous assurer une sorte de maturité qui honorera notre siècle , si nous savons appliquer l'étude du passé , à celle du présent , et si les erreurs de nos ancêtres ne sont pas rendues inutiles, par nos passions éphémères , pour l'instruction de la génération actuelle.

Explication (1) des différentes ères dont il est fait mention dans la Table chronologique de l'Art de vérifier les Dates, avant l'ère vulgaire.

On trouve dans Censorin un passage bien précieux pour la Chronologie ancienne ( t-royez. son Livre de die ISaiali, chap. 3t.) Le père Petau en regarde la conservation comme un bienfait de la Providence. Le texte latin de Censorin a été inséré dans le Discours préliminaire de l'Art de vérifier les Dates après Jésus-Christ En voici la traduction , extraite du tome VIII, p. a^Q do l'ouvrage intitulé : Essai sur quelques-uns ors plus anciens monuments de la géographie. Paris, 1800, par M. de Fortia d'Urban.

« C'est d'après cette méthode que , si je ne me » trompe, l'année qui sert d'époque et de ma- » tière à cet ouvrage, le consulat d'Ulpius et de » Pontianus (fixé à 1 an a38 de l'ère chrétienne ) , » est la mille quatorzième depuis la première » olympiade, en datant seulement de ces jours » d'été, auxquels se célèbrent les jeux olym- » piques , et la neuf cent quatre-vingt-onzième

■ depuis la fondation de Rome , à dater des PariHtt » (ou Palilia), d'où sont comptées les années de la » ville ; quant à ces années auxquelles on a donné » le nom de juliennes, elle en est la deux cent h quatre-vingt-troisième; mais depuis le jour des » calendes de janvier, auquel Jules César a placé » le commencement de ces années*, c'est la deux » cent soixânte-cinqvrièmc des années des Au- » gustes , aussi à dater des calendes de janvier .

■ quoique ç'ait été seulement le 16 des calendes » de février que l'empereur César, fils de Jules . » sur lavis de Munatius Plancus, ait été appelé

sont expliquées , excepté celle de la créât ion. Tout rontidéré nous avons cru devoir rédiger cette Notice. (^VW éts édi levrt)

as

DISCOURS PRÉLIMINAIRE

» auguste par le sénat et les autres citoyens , cet » empereur lui-même étant consul pour la sep

• tième fois, et Marcus Vipsanius Agrippa pour » la troisième. Mais les Egyptiens, qui ont passé » deux ans auparavant sous la domination du » peuple romain, comptent, par cette raison

» cette année des augustes pour la deux cent » soixante-septième. De plus, les Egyptiens , ains

• que nous, se servent, dans leurs lettres, de la » date de certaines années , comme de celles de » Nabonassar, qui commencent à la première » année de son empire , et dont ils comptent la

• neuf cent quatre-vingt sixième ; ils comptent

• par celles de Philippe , qui datent de la mort » d'Alexandre le Grand , et qui , conduites jus- » qu'a ce jour, complètent (i) cinq cent soixante » deux ans. Mais les commencements de ces an- » nées sont toujours pris au premier jour de ce

que les Égyptiens appellent thoth, et qui » fut celte année au septième jour des calendes • de juillet, tandis qui! y a cent ans (a), sous le » consulat de l'empereur Antoninus Pins pour la » seconde fois , et de Bruttius Praese us, ces mêmes » jours correspondaient au XII (3) des calendes » d'août , dans le tenu auquel la canicule a cou ■> tume de se lever en Egypte ».

Tel est le fameux passage de Censorin. Nous en ferons l'application aux différentes ères qu'on y cite, à mesures qu'elles se présenteront, en suivant l'ordre adopte dans la Table chronologique, sans oublier ni celles de Philippe ni celles des Augustes , qu'on n'y a point fait entrer.

De la période julienne. §. T.

La période julienne inventée par Joseph Scaliger, est ainsi appelée , parce qu elle est composée d'années juliennes ou réglées d'après le calendrier «le Jules César. Elle est composée de 7980 ans. Ce nombre se forme en multipliant d abord 28 par 19. et ensuite le produit 53a par iS. Ces trois nombres 28 , ■ g et 1 5 , sont le cycle solaire , le cycle lunaire et celui de l'indiction. On parlera de chacun d'eux en particulier.

Si l'on divise par 28 le nombre qui représente l'année de la période julienne, le reste indique le cycle solaire. S'il ne reste rien , le cycle solaire est 28. Il en est de même du cycle lunaire ou du cycle de l'indiction , selon qu'on divise par 19 ou par i5. Ainsi I année 1819, qui est la 6532"*. de la période julienne , est en même tems la 8**. du cycle solaire, la i5". du cycle lunaire et 1*7". de l'indiction.

Si on connaissait le cycle solaire , le cycle biliaire et l'indiction , et qu'on voulût déterminer la période julienne , on le pourrait par un procédé de calcul dont on trouve un exemple dans les Leçons élémentaires de mathématiques , par 1 abbé* de la Caille, page 227 de la cinquième édition. C'est sans doute de .cette manière que Scaliger s'est assuré que la 1". année de l'ère vulgaire

du cycle être la

(1) C'est-i-dirp que c'en U cinq cent année de l'ère de Philippe.

(a) Ce consulat eul lieu en i3g. Ainsi l'i tenu e»t de cent ans , en comptant le» "

(S) U but XIII, X» est une faute de

qui était la io"\ du cycle solaire, la 2 lunaire et la 4"'. de l'indiction 47' 4™ de sa période.

Cette période est particulièrement utile marquer sans équivoque les années avant l'ère vulgaire; car on sait que les astronomes et les chronologistes diffèrent ordinairement d'un an dans cette désignation ; elle facilite les calculs pour passer d'une année avant Jésus- Christ , à une année après et réciproquement. Le père Pctau , qui était bien loin d'être prévenu en faveur de Scaliger , fait un éloge mérité de sa période , et en recommande l'usage. Telle est aussi a cet égard 1 opinion de Desvignoles. Nous citons ces suffi âges respectables pour servir de réponse à quelques personnes, qui, a l'exemple deBoivin, membre de l'Académie des Inscriptions, proscrivent la période julienne comme une ère chimérique. Nous finirons par une preuve frappante de l'embarras où l'on jette les personnes qui étudient la chronologie. La ira. année des olympiades est -rapportée à l'an 7y5 avant Jésus-Christ par les astronomes; à lan 776 par les chronologistes; a l'an 776 et à l'an 777 par le père Petau , qui , dans ce dernier cas , comprend les deuxannéesextrémes. Heureusement tous s'accordent pour l'année de la période julienne , qui est la 3938"*.

Des années du monde. §. II.

Les chronologistes sont loin d'être d'accord sur le nombre des années du monde. Desvignoles ( Chronologie de C Histoire Sainte, Préface) as-

sure qu 11 a recueilli plus <

:alc

uLs différens ,

dont le plus court ne compte que 3483 ans de puis la création jusqu'à l'ère vulgaire , et le plus long en suppose 6984. Cest une différence de trente-cinq siècles.

Table des années écoulées depuis Adam jusqu'à la naissance de Jésus-Christ, selon le calcul des principaux chronologistes. (Voyez l'Hist. univ. , t. I , et l'ouvrage intitulé : Mémoires pour servir à l'Histoire ancienne du globe terrestre , 1. 1, p. 4 et suie,, par M. de Fortia.)

1 Alphonse X, roi de CasUlle, mort

le 24 avril 1184, dans les Tables de Jean Muller , appelé aussi Regiomontanus 6984

2 Le même Alphosc X , dans Strau-

chius 6484

3 Onufre Panvini , religieux augustin ,

mort en i568 63io

4 Suidas, écrivain grec sous l'empire

d'Alexis Commene 6000

5 Calcul des Septante, selon le père

Pczron 5872

l'an a3* a l'an i3g, il y a vingt-cinq \\m\ le i«. jour de thoth a dû changer vingt-cinq fois de place ; ce oui le porte du 7 des calendes de juilln au 1 3 des calendes d août , ou du aS juin au ao juillet Tous les nologistes «ont d'accord "

Vllj

DISCOUKS PttKUMINAIRE.

6 LacUmcc (Lucius Cœlius Firmia

nus), mort l'an 325

Philastre , évêque de ~ le 18 juillet 387. .

7 Nicéphorc, patriarche de Constan-

tuiople , mort en 828

8 Jean -Baptiste Riccioli , selon la

Chronologie des Septante

g Clément d'Alexandrie , mort vers l'an 220

10 L'auteur des Fasli Siculi

11 Isaac Vossius , mort le 21 février

1589, selon la Chronologie des Grecs , dans Strauchius

12 Le même , dans Chevreau

13 Théophile , évêque d'Antioche ,

mort l'an 186

14 Les Constantinopolitains et les Sep-

tante de Jean - Ernest Grabe ( ce calcul est suivi des Russes ) . .

15 George Cedrenus, moine grec du

onzième siècle (dans Chevreau ).

16 Jules Africain, vivant sous l'an 228,

était chrétien

George Théophanes, dit leSyncelle,

moine grec , mort l'an 818

Eutichius, patriarche d'Alexandrie,

mort l'an g4o

Et plusieurs autres chronologistes

17 Les Ethiopiens

18 George Cedrenus , dans Strauchius.

ig Panodore, moine d'Egypte, à la

fin du quatrième siècle

20 Maxime , moine de Constantînoplc ,

mort le i3 août 662

ai Sulpicc Sévère, né à Agcn, mort

vers l'an 4220

22 Victor Gisehn, médecin flamand, mort en i5gi , dans ses Remarques sur Sulpice

a3 Saint Augustin, évêque d'Hippone , mort le 28 août 45o (dans Géné-

brard)

Saint Isidore, évêque de Séville,

mort le 4 avril 636.

Petrus de Aliaco , Pierre d' Ailli , cardinal, mort le 8 août i4ig- •

25 Saint Isidore de Peluse, solitaire ,

mort le 4 février 4 ;«.>

26 Albumazar, philosophe, médecin

et astrologue arabe du neuvième siècle

27 Habanus Mourus, Magnence Ra-

ban-Maur , abbé de Fuldc , mort en 856

28 Isidore de Séville (dans Strauchius). 2g Paul de Fossembrone

30 Eusèbe , évêque de Césarée , mort

vers l'an 338

31 Le vénérable Béde , mort en 735

(dans Strauchius. )

32 Paul Orose, vivait l'an 4 1 4

Philippe de Bergamc (Jacques-Phi

lippe deEoresti), mort en i5ao.J Et d'autres auteurs

58oi

55oo

54ig

Philon, juif d'Alexandrie, envoyé à Caligula, l'an 40

Sigcbeit, moine de Gerablours.t mort en 1112

Saint -Epiphane , évêque de Salamine , mort en 4o3 5o4g

Métrodorc , auteur chrétien 5ooo

Adon , archevêque de Vienne , en Dauphiné, mort le 16 décembre 875 483a

Jean Picot de Genève , dans ses tablettes chronologiques , Genève, 1808 47°°

Flavius Josephc , historien juif, corrigé .' 46g8

Cassiodorc (Magnus Aurelius Cassiodorus ) , consul romain , mort l'an 56a 4697

Jean Uphagen , chronologistc moderne 437g

Odiato ou Ebwico , selon l'Hist.

universelle, Odiaton ou Ebwi- ' con , selon Moreri 4320

Marianus Scotus, morne écossais ,

mort en 1086 4iga q

Jean -Baptiste Riccioli , selon la Yulgate 4,84

Laurent Codoman, allemand, mort

en i5go • 4141 g

Le même , dans Chevreau , qui l'appelé L. Godomeau 4140

François de Ribéra , jésuite , mort en i5qx. 4og5

Gilbert Génébrard, professeur au collège royal , mort le 1 6 février

Antaud de Pontac , évêque de

Bazas, mort le 4 février i6o5. . 4088 Michel Mœstlin , mathématicien ,

mort en i65o 4°79 3

J. B. Riccioli ( 3~. système. ) 4062 3

Rabbi Mosès ou Moïse Maimonide (Bcn-Maimon) , rabin de Cordo ue, mort en 120g 4°58

Jacques Salian , jésuite d'Avignon , mort à Paris , en 1640 , (dans Strauchius.) 4o53 9

Jean Muller ou Regiomontanus , \ mort en 1476 \. .

Philippe Labbc , jésuite , mort à j*o5i Pans, le a5 mars 1667 )

Jacques Salian , dans Chevreau . . 40 5 2

Henri de Sponde , évêque de ramier» , mort le 18 mai 1643. . . 4°5i 9

Augustin Torniel, religieux barnabite , mort en 1622 4°5'

Guillaume Langius (dans Strau- <*ius.) 4o4«

Le même , dans Chevreau 4°4°

Erasme Rcinhold, né en i5it , à Salfeldt. en Saxe 4021

Jacques Cappel , fils de Louis , vivant en i65o 4°°''> 9

Jean Wichman 4004 9

DISCOURS PRÉLIMINAIRE

62 Thomas Lydiat, curé d'Okcrton,

mort en 1646

] jurent EichsUdt ^4*>°4

L'archevêque Jacques Ushcr, en

latin Usserius , (dans Moreri.). .

63 Le Texte hébreu , dans Moreri ,

articUv Monde 4°°3

g4 Edouard Simson , théologien an glais , en i652 .*..',.

Jacques Usher ou Usserius , arche- ^ooo véque d'Armagh ; né en i58o .

(dans Chevreau ).

Marc-Antoine Cappcl et Jacques Turin , jésuite , comptent aussi 4ooo ans , ainsi que la Chronolo gie des événements historiques, dansle dictionnaire de Chaudon .

65 Jean Decker, jésuite, mort à Gratz

en 1619

Jean Keppler, célèbre astronome,

mort le i5 novembre i63o

Le pèie Petau , jésuite , mort le 1 1

décembre i65a

Et autres (dans Chevreau.)

66 Le père Petau , dans Slrauchius . . . 3g8i 3

67 Philippe Lansbergue ou I^ndsbcr-

ghe , mort en i63a , a donné un calcul , qui selon lui , fait commencer le monde l'an 3gg8 ; mais en corrigeant ce calcul , on trouve 3972

68 Krentzheim 3971

69 Abraham Buchollzer , pasteur de

Freistadt , en Silésic . mort en 1 584 1 (dans Slrauchius) %7°

70 Le même Buchollzer, (dans Che-\

vreau.)

Jean Cluvier. fils du géographe Phi lippe Cluvier , ( dans Chevreau. ) Panlalcon , diacre de l'église de Constanlinople , dans le treizième siècle

Marc-Zucrius Boxhorn , professeur à Leyde , mort le x> octobre

Corneille Jansenius, évêque d'Ipres,

mort en i658, et'M. Dresser. .

Christ. Mathias et Jean Cluvier,

(dans Strauchius.) 3g6S

enri Bunting, saxon d'origine, publia sa Chronique , en i6o3, ( dans Strauchius ) 3g6 7

73 Le même, (dans Chevreau) et

André Soelmatter 3967

74 Christian Longomontan , mort en

75 Pierre Opméer, savant chronolo-)

giste , mort à Delft, en 1595 .... I Gérard Mercator, habile géogra- /"^ phe , mort à Duisbourg, en 1 594)

76 Longomontan, dans son Astrono-

mie danoise

Alfonse Tostat , évéque d'Avila.v

mort en i454

Philippe Melaînchthon , mort à Vir-

temberg, le 19 août i56o

76 Jean Funchou Funccius, ministre

luthérien , mort en i566 , et autres ( dans Strauchius. ) 3g64

77 Jacobus Haynlinus 3963

7 8 Alfonse Tostat (dans Chevreau. ) . . \ '

Philippe Melanchthon (dans Chc-I vreau.) \3g63

Jean Funch ou Funccius , et d'autres I

(dans Chevreau. ) )

79 Sixte de Sienne, juif converti, mort

en 1569 3962

80 Joh. Lucidus Sculter ou Scultct . . )

def, ,

l'université de Cambridge, mortj 9

Jean Lightfoot, vicechancelier

en 1675, et quelques autres ... ' Jean Pic , comte de la Mirandole ,

mort le 17 novembre 1494

Alfonse Salmeron , jésuite . mort le)3g5g i3 février 1 585 (dans Chevreau), et autres

82 Philippe Landsbcrghe (dansSlrau-)

chius. ) ?3o58

Alfonse Salmeron (dans Strauchius.) )

83 Jean-Georges Herwart de Hohen-

bourg, chancelier de Bavière , au seizième siècle

84 Ce même Jean-Georges Herwart

(dans Chevreau.). . .

Ix vénérable Béde(dans Chevreau.) Hcrman Leconlract ou Hermanus Contractus, mort en 1057 (dai

Chevreau.) ,

Cornélius à Lapide ou Corneille de Lapicrre , mort le 1 2 mars 1637 .

Joseph-Juste Scaliger, mort le 21)

janvier 1609 (a e~

Ubbo Emmius, recteur de façade- Z^50

miedcGroningue.mort en 1625) Ces mêmes savants (dans Slrauchius.)

Seth Calvisius, mort à Leipsick (dan:

Strauchius. )

Behmius (dans Slrauchius.)

Christophe Hclvicus, mort le 10 sep tembre 1 6 1 6 ( dans Strauchius. ) . .

88 David Origan, mathémath. , vers

André Argoli, mathémath., i

en 1657

Jean Seybor

89 Christianus ou Christian Schotanus, mort en 167 1

90 Jean MicraeUus, mort en i658. . .

91 Joseph-Juste Scaliger (dans Che-) vreau. )

Seth Calvisius (dans Chevreau.. .

Christophe Helvicus (dans Che

Jean-Henri Âlstédius, mort en i638, et autres

92 Hermanus Contractus (dans Strauchius. ) <

g3 Jean Carion, mort à Berlin, en 1 558.

94 Saint-Jérôme , mort le 3o septembre 420, dans ses Quest. hebraïq. 394i

95 Gérard Mercator (second calcul.) 3928

DISCOURS PRÉLIMINAIRE

96 Mathieu Réroald oa Rcroalde ,

mort en 1S84

97 Jacques Gordon , jésuite écossais , ■ mort en 164 1 . - ♦

g8 Benoit Arias Montanus , mort en

gg André Hclwig

Quelques Talmùdiâtes.

10 1 Rabin David Ganz, historien juif,

du seizième siècle ( Chevreau. ) . .

102 La Supputation Ordinaire des

Juifs ( i )

Rabbi David Ganz (dans Strauchios)

Hicronimus à Sancta Fîde , ou Jérôme de Sainte-Foi, juif vivant en i^i'5

102 Pautu» de Sanctâ-Martâ ou Paul

deBnrgos, Juif, virant en i445l Pierre Gsrtatin ou Galatmus , vivant]

en i532

Georgios Venalus

103 Rabbi Gerson , et Rabbi Lévi ou

Rabbi Levi ben Gerson

to4 Rabbi Hahson ou Nahson (Traité des cycles des Pâques)

105 Rabbi Jason Nosen

106 Rabbi Abraham Zaccuth

107 La Chronique abrégée des Juifs . . .

108 Louis Lippoman , savant vénitien ,

mort en i554

Dans le présent ouvrage , on place la création 49<>3 ans avant l'ère vulgaire. Les motifs à l'appui de cetté opinion sont rapportés dans les remar ques qui précèdent l'abrégé chronologique de l'Histoire sainte, et dans divers endroit* de ce même abrégé.

Des

tÈn vulgaire. §. III.

Voyez d'abord cé qu'on dit de l'ère vulgaire dans l'Art de vérifier les Dates après Jésus-Christ. Nous nous bornerons à rappeler que , suivant ce qu'on y dit , la véritable année de la naissance du Sauveur, est antérieure de plusieurs années à l'ère vulgaire.

A l'égard des années avant l'ère vulgaire , on les compte de deux manières différentes. Les astronomes désignent par zéro , et la plupart des chronologisles, par l'unité, l'année qui précède immédiatement le commencement de Yen vulgaire. Il résulte de là que le même événement est daté par les astronomes, d'un an de moins que par les chronologistes. Cette double manière de compter les années avant Jésus-Christ , n'est pas sans inconvénient , et il serait bien à désirer qu on s'en fut tenu à une seule. En prenant une date dans un auteur, on risque de se tromper, si on ne fait attention à sa manière de compter les années avant Jésus-Christ. En voici une preuve. Dans les tablettes chronologiques de l'abbé Lenglcl Dufresnoi, on indique Au 16 septembre, 776 ans avant Jésus- Christ, une éclipse de soleil,

(1) 3;6o an* 3 moi».

comme ayant été observée à la Chine. On ajoute que ce fut cette même année que commencèrent les olympiades. On a confondu ici l'éclipsé du 6 septembre 776, suivant les astronomes , et 777 , suivant les chronologistes , avec i'écupse du 6 septembre 77G, selon les chronologistes. Cest celte dernière qui a été observée à la Chine et qui est contemporaine de la première année olympiadiquc. Les astronomes la rapportent a l'an 775 avant Jésus-Christ.

Nous aurions pu citer une troisième manière de compter les années avant l'ère vulgaire , et qui consiste à comprendre dans le calcul , la première année de cette ère. On en trouve un exemple dans le père Petau. Il rapporte le commencement des olympiades, tantôt a l'an 776, tantôt à l'an 777 , selon qu'il ne comprend pas ou qu'il comprend dans le calcul la première année de l'ère vulgaire Nous avons déjà signalé celte singularité à l'occasion de la période julienne , dont rasage est préférable pour les lents antérieurs à notre ère vulgaire , comme ôtant toute équivoque.

Au moyen du passage de Censorin , dé;à cité ci-dessus, il est facile de rattacher l'ère vulgaire aux ères anciennes , dont parle cet auteur. En effet , ces différentes ères y sont mises en comparaison avec le consulat d'Ûlpius et de Pontianus. D'un antre côté , les chronologistes rapportent ce consulat à l'année 238 après Jésus Christ. Rien n'est donc plus aisé que d'établir une correspondance parfaite entre ces ères et celle de Jésus- Christ. Par exemple, on voh que Tan a83 de Père julienne coincide avec fan 238 de l'ère vulgaire ; donc en ôtant a38 de 28 J , le reste fait voir que l'ère de Jules César a commencé 45 ans avant celle de Denys le Petit , ou 1ère vulgaire. C'est de cette manière que nous déterminerons successivement l'origine des différentes ères, dont parle Censorin. en les rapportant aux années avant Jésus-Christ.

On a souvent besoin de trouver l'année de la période julienne , qui correspond à une année avant l'ère vulgaire et réciproquement. Cette double transformation se fait facilement au moyen de la règle suivante : ôtez de 4 7 • 4 » 'e nombre des années avant Jésus-Christ ; le reste sera l'année de la période julienne ; réciproquement , ôtez de 47 1 4 • l'année de la période julienne , vous aurez dans le reste l'année avant l'ère vulgaire. Ainsi , sachant que les olympiades ont commencé l'an 776 avant Jésus-Chrisi , on en conclut que c'était l'an 3938 de la période julienne, en rétranchant 776 de 47 '4 Réciproquement si l'on sait que l'ère de Nabonâssar a pris naissance l'an ^967 de la période julienne . on trouve que ce fut Tan 747 avant l'ère vulgaire ; en soustrayant 3967 de 47 1 4- Cette règle est fondée sur une remarque bien simple; c'est que la somme des années de la période julienne et des années avant Jésus-Christ, est toujours égale à 47 « 4 < parce qu'en passant d'une année à une autre , 1rs années augmentent d'un côté* et diminuent de l'autre , précisément de la même quantité.

Après l'ère chrétienne , ce n'est plus la somme . mais la différence qui est constante et toujoui égale à ^iii. Qu'on demande, par exemple . quelle est l'année de Jésus» Christ , qui correspond à l'an 55 1 3 de la période julienne, époque de

DISCOUHS PKLI.IMINAIRE.

l'élévation de Charlemagne à l'empire. Otez 47 i3 Table chronologique, on a suivi l'opinion de

de 55 1 3 , vous aurez 8oo pour l'année après Jésus- Christ. Réciproquement , quelle est l'année de la période julienne en 1819? Réponse : 678a, ce qu'on trouve en ajoutant 1819 à 47 13, parce que

"le 1ère vulaaii

la période julienne précède an» révolu».

de 4713

Des Olympiades. §. IV.

Voyez i*. l'Art de vérifier les Dates après l'ère vulgaire; 2*. dans l'ouvrage actuel, l'article où l'on explique la forme de l'année attique , avant la chronologie historique des Grecs.

L'ère des olympiades commence vers le solstice d'été de l'an 776 avant Jésus Christ. Cette coïncidence est prouvée par le passage déjà cité de Censorin. On y Ut eh effet , qu'au moment où il composa son livre , Die nalnli , sous le consulat d'Ulpius et de Pontien (238 de Jésus-Christ). La 101 4"*> année des olympiades venait de commencer aux jours d'été {diebus ceslwis). Otons 238 de 40 '4< H restera 776 ; ce qui nous apprend que c'est à l'an 776 avant l'ère vulgaire qu'il faut placer le commencement des olympiades.

Une preuve plus directe se tire des phénomènes célestes. Trois éclipses , dont deux de soleil et une de lune , servent au savant chronologiste i'elau à fixer l'ère des olympiades , comme on vient de le dire. Voyez Rutionarium temporum, lib. III, ci.

Nous finirons en indiquant le moyen de trouver l'année olympique , qui correspond à une année avant l'ère vulgaire , et réciproquement. Nous distinguerons deux cas.

IK. Cas. S'il s'agit d'un événement arrivé depuis le mois de janvier jusqu'à celui de juillet suivant, la somme de l'année olympique et de l'année avant Jésus-Christ, est toujours égale à 776 ; alors c'est de 776 qu'il faut retrancher l'année connue; le reste donnera Tannée qu'on cherche. Par exemple , Vairon rapporte la fondation de Rome , au 21 avril de la 3"*. année de la 6"'. olympiade, c est-à-dire , la 23M. année des olympiades. Otez 23 de 776 , le reste 753, indique que c'est à cette année avant Jésus-Christ , qu'il faut placer l'origine de Rome, suivant Varron.

llm. Cas. Si l'événement s'est passé depuis le commencement d'une année olympiadique jusqu'à celui de l'année julienne, qui suit, ou depuis le solstice d'été jusqu'à janvier suivant, la somme de l'année olympiadique et de l'année julienne, est toujours égal à 777. Otez donc de ce nombre celui de l'année donnée. Par exemple, la lune fut écli usé e le 27 août, un peu avant minuit, l'an 43oi de la période julienne , 4>3 avant Jésus -Christ. Otez 4 • 3 de 777 , le reste est 364, c,e*1 l'année olympique. Celte éclipse est rapportée par Thucydide a la 1 9". année de la guerre du Péloponèse . c'està-dire à la 4' année de la 91* olympiade , ou à la 364* de l'ère olympique.

Des Années de Rome. §. V.

Voir i*. dans l'Art de vérifier les Dates , après Jésus-Christ, l'Abrégé chronologique des Consuls ; 2*. dans l'ouvrage actuel , la Dissertation sur l'année romaine.

Nous nous bornerons à rappeler ici que dans la

Varron, qui rapporte au 21 avril de la uJ*". année des olympiades , ou de la 753"'. année avant l'ère vulgaire , le commencement de l'ère des années de Rome.

Cette époque est une conséquence du passage de Censorin ; il y est dit en effet que la qgi". de Rome avait commencé à la fête des Palilies ou Parilics , de l'année où Ulpius et Pontianus étaient consuls. Or, cette année était la a38"*. de l'ère vulgaire. Retranchons donc 238 de 991 , et nous aurons 753 pour désigner l'année avant J. C. , à laquelle il faut rapporter l'origine de Rome suivant Varron , dont l'opinion a été adoptée par le plus grand nombre des auteurs qui ont écrit sur la Chronologie.

La somme des années de Rome et des années avant l'ère chrétienne est toujours égale à 753 pour les dates comprises entre le 1". janvier julien et le 21 avril suivant , et à 754 pour les dates , entre le ai avril ét le reste de l'année julienne. Connaissant les années de Rome, on aura les années avant J. C. , en retranchant les premières de 753 dans le premier cas, et de 754 dans le second. Réciproquement , on aura les années de Rome si l'on ôle les années avant l'ère chrétienne, soit de 753, soit de 754, suivant les circonstances.

De l'ère de Nabonassar. §. VI.

L'ère de Nabonassar commence le 26 février , 747 ans avant J. C Les années dont elles se composent sont constamment de 3G5 jours , dont 36o proviennent de 12 mois égaux de 3o jours chacun. A l'égard des cinq autres jours, on les ajoute après le douzième mois , et pour cette raison on les appelle jours complémentaires.

Comme l'année julienne a un jour de plus tous les quatre ans , il résulte de là que le commencement de l'année de Nabonassar avance d'un jour dans le même espace de tems. Cette année est donc vague. 11 est aisé de voir que 1 460 années juliennes font 1461 années de Nabonassar.

L'astronome Ptoléméc emploie fréquemment cette ère. Ce qui lui fit donner !c nom de Nabonassar, c'est que les observations des Chaldéens , envoyées par Callisthènc en Grèce , étaient rapportées au commencement du règne de ce prince à Babylonc.

On lit dans Censorin , comme nous l'avons vu , que la 986"*. année de Nabonassar avait commencé le 7 des calendes de juillet , ou le 25 juin , sous le consulat d' Ulpius et de Pontianus , c'està-dire l'an a38 de J. C. , ou l'an 4g5t delà période julienne. Si l'année nabonassaréenne était toujours égale à l'année julienne, il est clair qu'en retranchant 985 de 986 et de 4951 , les restes 1 et 3966 indiqueraient que la 1". année de Nabonassar aurait commencé le 25 juin , 3o66 de la période jubenne. Mais comme dans cet intervalle de temps il y a eu 246 années juliennes bissextiles , il faut placer le 1". jour de l'ère de Nabonassar 246 jours après le a5 juin de l'an 3g66 de la période julienne , ce qui le porte au 26 février suivant , l'an 3967 de la période julienne , ou l'an 747 avant J. G

•il

DISCOURS PRÉLIMINAIRE

En effet, le a5 juin est le 176". jour de 1 année ,

Ajoutez 246 je

Somme 433

Otcz pour Tannée 365

Reste

07 jours ,

I ce qui indique le 26 février, puisqu'il est le 57"'. | jour de Tannée ordinaire.

Les astronomes ne se bornent pas à l'autorité I de Censorin ; ils s'appuient sur une foule de phé- : nomènes célestes , rapportes par Ptolémée , pour fixer au a6 février à midi , de Tan 747 avant J . C. , I l'origine de Ter* de Nabonassar.

Quand il sera nécessaire de convertir les années i nahonassaréennes en années avant J. C. , nous conseillons de recourir à une Table chrono- ; logique semblable à celle qu'on trouve dans cet ouvrage , et de faire attention en même tems à la 1 date du mois et même à celle du jour de Tévé- | nement.

De l'Èrt des Séleucùles. S. VU.

ce calendrier qui subsiste encore sans le moindre changement , en Russie . et qui n'a subi que de légères modifications dans les autres contrées de l'Europe.

D'après la citation de Censorin , la 283M. année de l'ère julienne concourait avec la 238**. après Tère vulgaire. Il résulte de là que la 1". de Jules César doit commencer avec la 45"'. avant Jésus- Christ, foyct aussi l'Art de vérifier les Dates depuis Jésus-Christ , ainsi que la Dissertation sur Tannée romaine , dans l'ouvrage actuel.

Cest à la reprise de Babylone par Sélencus Nicaoor, que commence l'ère des Sélcucides, adoptée dans tout l'Orient par les Païens , les JuiJs , les Chrétiens et les Mahométans. Elle est appelée I Tère des Contrats par les Juifs , 1ère des Rois par les auteurs des livres des Machabées , et Térik

De l'Èrt d Espagne. § X.

On en rapporte le commencement au 1". janvier de Tan 38 avant Tère vulgaire. Idace fait mention d'une éclipse de soleil , observée le 4 des ides de novembre, Tan 440 de Tcre d'Espagne. D'un autre côté, cette même éclipse est rapportée au 1 1 novembre , Tan 403 après Jésus-Christ. Il s'ensuit que l'ère d'Espagne est antérieure de 38 ans à l'ère vulgaire, r oyez TArt de vérifier les Dates après Jésus-Christ.

De l'Ère actiaque. §. Xt.

Le savant Petau distingue plusieurs ères qui dépendentde la bataille d'Actium. U fixe au 29 août de Tan 3o avant Jésus- Christ , Tère de ce genre dont parle Censorin , et dont la 267"". courait au

Dilkarnaim (f pocha cornigeri) parles Arabes. Les [tems où il écrivait le passage que nous avons cite I savants donnent diverses explications de cette Cette ère était destinée à rappeler le souvenir de

la prise d'Alexandrie par Auguste. Quant à la ba-

dernière dénomination

U est hors de doute que l'établissement de cette ère se rapporte à Tannée 3 12 avant J. C. Plusieurs éclipses rapportées par Albategnius en font foi.

L'auteur du 1". livre des Machabées commence I les années de celte ère avec le mois de Ntsan ou au printems , et celui du second livre , au mois de tisri ou vers l'équinoxe d'automne. Albategnius , suivant le savant Petau, emploie ordinairement 1 des années juliennes et fixes , qu'il compte du 1". octobre. Quelquefois ce sont des années vagues. I Nous renvoyons , pour les autres détails , à l'Art de vérifier les Dates après J. C. , où Ton traite au long de Tcre des Séleucidcs.

De lÈre césarienne dAntioche. §. VIII.

Cette ère commence à l'automne de Tan lavant Jésus-Christ, foyez TArt de vérifier Dates depuis Tère vulgaire.

fi

De t Ère julienne. §. IX.

Cette ère commence au 1". janvier , 45 ans avant Jésus-Christ, et porte le nom de Jules César, pour perpétuer le souvenir de l'établissement du calendrier qu'il substitua à celui de Numa. C'est

taille d'Actium, elle se donna Tan 3i avant Jésus- Christ , le a ou plutôt le 3 septembre, t'oyez les autres détails dans TArt de vérifier les Dates après Jésus-Christ.

Nous venons de dire que la bataille d'Actium se rapporte au 3 septembre de Tan 3i , plus exactement qu'au 2. Pour entendre ceci , il faut savoir que cette année était la i5*. de Tère julienne , et que l'on avait fait quatre années bissextiles , au heu qu'il n'aurait fallu en faire que trois. On parlera de cette erreur dans la dissertation sur 1 année romaine. Il était résulté de cette fausse inteicalalion que le 2 septembre , jour de la bataille , suivant Dion , aurait été le 3 de ce même mois , si ont eût bien applique les règles de llntercalation.

Pour ne point grossir cette notice de répétitions inutiles , nous renvoyons simplement à l'Art de vérifier les Dates après Jésus-Christ , pour ce qui concerne le cycle de 19 ans, ou nombre d'or, 1 indiction, le cycle solaire et les lettes dominicale. Nous y renvoyons aussi pour diverses autres ères qui y sont expliquées , et notamment pour Tère dite de Philippe , qui date de la mort d'Alexandre , ou plutôt du premier jour de Tan 4a5 de Nabonassar.

esse*

Page 1