CINQUIÈME SERVITUDE
isfii. En punition du retour des Israélites I l'idolâtrie, Dieu les livre aux Ammonites , qui les nppi in huit ans. H paratt , dit le P. Houbigant comprendre la durée de cette servitude dans celle du gouver nrmrnt de Jaïr ; car il n'est pas écrit , ajoute t il , qu'il ait procuré le rrpos aux Israélites , pendant le temps qu'il les gouverna. Mais i#. cette servitude est rapportée ( Judic X. «.) après la mort de Jaïr; a", il est dif ( Ibid II. 18) que lorsque Dieu avait susâté des juges , il se laissait fièrhir pendant avère* jupes visaient, qu'U écoutait Us soupirs des affligés , et ta délivrait de ceux oui les avutrni pillés. Ainsi b servitude (dont il s'agit, est postérieure ujk mort de Jaïr , entrer
et ne doit pas
pensée d'appeler
(t) Nnmne — fm» possUtt Càsma, Bt*J Uni , tMjvt éeitntnr? Il wt clair que ce rabanoom-ot ée Jopblé «si «a angurneui par imposition, ou, comme l'on parle vulxaii^intni , un argument ed hominrm. Telle est l'explication que donnent a ce passage tous le»
qui, chassé par ses frères consanguins ou ses courus, parce nue sa mort était étrangère , s'était mis a la tête d'une troupe •le Brigands. Jephtë commence par envoyer uue ambassajV aux Ammonites , pour savoir les mot ifs de la guerre qu'ils font aux Israélites. C'est, répond le roi d'Ammnn, parce au* Israël venant d 'Egypte s 'est emparé de mon pays depuis les confins Je l'Amman jusqu'au Ja&oçet jusqu'au Jourdain. Rendez-le moi présentement , et nous vivrons tn pain. Jephté réplique par une deuxième arnhaaaadr , qu'Israël n'a point conquis ce pays sur les Ammonites , mais sur les Amorrriéeos qui en étaient possesseurs alors, et cela pour lui avoir refusé le passage sur leurs terres ; que c'est par ('ordre de son Dieu qu'd s'en est rendu maître. Ne croyes-vous pas , ajoule-l-il , avoir droit de posséder ce if ai appartient à votre dieu Chômas, et et dont U vaut a accordé , selon vous , la jouissance f (i) Pourquoi donc me vous pas que je jouisse d* ce que la Seigneur notre Dieu s 'est acquis par ses victoire! ? Jephté leur oppose enûn la voie de prescription. Ily a trois cents ons,dil-il, que je possède etpay s. (Jud. XI.) On prescrit par cent aenées de possession. C'était donc une triple prescription qu'alléguait Jephté. Il y avait même encore soixante - Jeux années de plus , mais il les supprime , parce qu'elles n'étaient pas suffisantes pour former une quatrième prescription.
Jephté voyant les Ammonites sourds à ses remontrances , lève une armée avec laquelle il entre dans leur pays. Sur le point de livrer bataille, il fait vœu d'offrir au Seigneur, en holocauste, s'il retourne victorieux, ce qui sortira Te premier de sa maison pour venir au-devant de lui. Il bat les Ammonites , leur prend vingt villes, c( ruine le pays. A son retour a Maspha, lieu de sa demeure , sa fille est la première chose qu'il rencontre. Il la dévoue sans pitié a la mort , après lui avoir permis d'aller pleurer sa virginité pendant deux mois , sur les montagnes. Ainsi, dit l'Ecriture, elle n'eut commerce avec aucun homme. Quelques-uns concluent de la que Jephté, loin d'égorger sa fille, se contenta de la condamner a un célibat perpétuel. Mais cette opinion souffre de grandes difficultés. I. historien Josephcqui est de l'opinion contraire,' dit que le sacrifice de Jephté ne /ut m conforme à la loi, ni ugreai/e à Dieu,
Ceux de la tribu d'Ephraïm, jaloux de la victoire de Jephté, a laquelle ils n'avaient point eu de part , viennent le trouver en colère pour lui demander raison de ce qu'il ne les a pas appefés contre l'ennemi commun. Jephté tache de les appaiser. Nullement satisfaits de ses excuses, quoique très raisonnables, ils font le dégât dans le pays. Jephté ayant rassemblé quelques troupes , leur livre bataille , et les met en déroule. Comme la plupart de ses soldats étaient de la demi-tribu de Manassé, placée au delà du Jourdain, ceux qui étaient échappés du combat se vengent contre eux par des reproches sangUnts sur leur pays. Les vainqueurs irrités de celte insolence se saisissent des gués du Jourdain, résolus de ne faire aucun quartier à tout Ephraïmite qui viendra pour le passer. La prononciation du mot SchiUoletft , qui veut dire épi , est le signal auquel on convient de le reconnaître. Quiconque ion une au passage de dire ce mot , répond Schibbaleth , est reconnu pour Ephraïmite , cl sur-le-champ mis è mort.
Jephté meurt après avoir gouverné Israël pendant six ans. Saint Paul (fleè. II.) le met au rang des héros d'Israël; mais ce p'est pas a raison du sacrifice de sa fille, dont il ne dit rien , quoiqu'il parle de celui d'Abraham.
ABÉSAN.
1*37. AbÉSAN Betbléemiie, succéda è Jephté dans la judicaturr. U avait trente fils et autant de filles qu'il inaria ods. Son gouvernement fut de sept ans , eu bout desquels I mourut, et fut enterré à Bethléem.
AHIALON.
ia3o. Ahulou , de la tribu de Zabulon , successeur d'Abésan dans la fonction de juge , gouverna le peuple d'Israël l'espèce de dix ans, et tut inhumé dans Zabulon.
la
,j»o. ABtxw.fiUd'Illelde
intece rites. Loin d'établir aucune parité entre la dieu cTIsratl ci c«ui des autres nations , les Uébrcux ont toujours retarde ceux-ci comme de «aines idoles. C'est ainsi que l'on uunmie Chamos al Moloch. {3rtf.il, 17.)
ABREGE CHRONOLOGIQUE
dignité de juge a Ahialon. Il eul quarante lils et trente petits fils, montés chacun sur un Ane. L'Ecriture veut' dire par- La qu'il» étaient tous riches et constitués en dignité. Abdxjn gouverna l'espace de huit ans Israël , et fut enterré a Pharaton , ■lans la terre d'Ephraïm, sur le mont Amalec, dont on ignore la position.
C'est èpeu près sous cette judicature qu'EUmélech, oblige par une famine de quitter Bethléem sa pairie , se transporta dans le pays de Moab avec Noémi sa femme et ses deux 61s , Chelinn et Mahalon. Il y mourut, et ses deux filsayant épousé deux femmes du pays, nommées , l'une Orpha , l'autre Kulh , le suivirent au tombeau sans laisser de postérité. Noémi se toyant seule avec ses deux belles- fil les, résolut de retourner dans son pays natal. Rulh, par un attachement inspiré de Oieu , voulut absolument la suivre, malgré ses remontrances, protestant qu'elle n'aurait point d'autre Dieu que le sien , ni d'autre demeure que la sienne. Arrivée a Bethléem avec elle , tooémi lui fit épouser, par la loi du Lévirat, Booz fils (ou simplement issu) de Sa I mon et de Raab, comme le plus proche parent de Chelioo son premier époux. De celte allianceaorlit Obed qui eut pour fils Imï ou Jesaé père de David.