‹ L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des inscriptions, des chroniques et autres anciens monumens, avant l'ère chrétienneChapitre 121 sur 532 · JÉROBOAM · texte numérisé non relu

JÉROBOAM

96a. JÉaOBOAM , fils de Nabath, de la tribu d'Ephraïm, natif de Saréda, ayant été reconnu solennellement roi par les dix tribus d'Israël , établit d'abord son sieur a Sichem , qu'il rebâtit ci fortifia ; mais il le transporta depuis a Thersa. Ce prince , dans la crainte que ses sujets, allant aux fêtes Je Jérusalem , ne retournassent sons la puissance de la maison de David , érige deux veaux d'or , l'un à Bétnel et l'autre a Dan, et ordonne i son peuple de porter ses vœux dans I uo ou l'au tre de ces lieux. Les prêtres et les lévites se retirent a Jérusalem , et Jéroboam leur substitue des sacrificateurs de la lie du peuple ; il fait plus , il usurpe lui — même les droits de la sacrificature. Tandis qu'il offre de l'encens sur un des autels qu'il avait élevés , un prophète vient lui prédire que ce lieu sera détruit par un roi de Juda , nommé Josias. Jéroboam étend la main pour le faire arrêter. Sa main se sèche aussitôt , l'autel se fend , et le roi n obtient sa guérison qu'à la prière du prophète , qui s'en retourne sans vouloir manger en ce lieu, suivant la défense que le seigneur lui en avait faite. Un vieux prophète de Bélhel apprenant les merveilles qui venaient d'arriver , court après l'homme de Dieu , le ramène chez lui , et l'engage à manger, feignant une révélation qui l'autorisait

ROIS DE JUDA

sur toutes les hauteurs , et dans tous les bois de futaie qu'ils avaient consacrés. Dieu ne laissa pas cette apostasie , presque générale, impunie-

g5«. Sésac, roi d'Egypte, a la sollicitation de Jérof,.um, attaque Roboam avec unc,ar née de douze cents chamois Je guerre, et un nombre pro- Jigieux de soldats. Il prend plusieurs villes de Juda, et s'avance jusqu'à Jérusalem. Il assiège celte ville où Roboam s'était renfermé, la prend, pille le temple et le palais du roi, et se retire. Entre les dépouilles qu'il emporte, l'Ecriture marque les deux cents boucliers d'or, c'est-à-dire, couverts de lames d'or, que Salomon avait fait faire pour ses gardes. Cette humiliation ne changea pas le cœur de Roboam. Il y eut toujours guerre entre lui et Jéroboam.

946. Mort de Roboam , dans la trente - deuxième année de son âge , et la dixseptième de son règne. Prince sans valeur, sans prudence, et sans religion, il allia la timidité avec la fierté , la bassesse d'ame , avec la hauteur de caractère. Il avait épousé dix-huit femmes et soixante concubines , dont il laissa vingt - huit fils et soixante filles. Les prophètes Séméias et Addo avaient écrit l'histoire de son régne ; mais leur ouvrage est perdu dépôts trèsloog-tems.

ABIAM.

94C. Abiam , fils de Roboam et de Maacha , fille ou petite-fille d'Absalon, commença à régner sur Juda la dixliuilième (t) année de Jéroboam. Son cœur , il s'en fallait bien , ne fut point parfait devant le Seigneur, comme l'avait été celui de David ; il marcha au contraire dans la voie criminelle de Roboam.

Dieu cependant lui fait rem- >rter avec quatre cent mille KjLumes une victoire signalée sur Jéroboam qui l'était venu attaquer avec huit cent mille.

Vbiam meurt dans la troisième année de son règne. L'Ecriture dit qu'il prit quatorze femmes dont il eut vingt-deux Gis et seize filles; il paraît que plusieurs de ces eofans vinrent au monde après la mort de leur père. Sa vie avait été soi-

(1) Il faudrait ici 17*. au lieu Je 1 8«. , et iq«. au lieu d« ao«. , à d'une manière satisfaisante. ( ifofe its Eéileart. ) irlirlc d'Aa. On n'a pu accorder emenible lés dates de l'Ecritu

gneusement écrite par le prophète Addo ; mais cette nistoire n'est pas venue jusqu'à

ROIS D'ISRAËL

pour en agir de la sorte.

L'homme de Dieu s'étant remis en roule après le repas , est dévoré par un lion, co punition de sa désobéissance.

Cependant, tous ceux d'Israël qui avaient la crainte du Seigneur, continuent d'aller aux solennités de Jérusalem.

959. Jéroboam, pour les en détourner, établit, la qua trième année de son règne , une fête semblable à celle des Tabernacles , et la fait célébrer à Bélhel. Ce trait de politique fit son effet, et consomma le schisme des tribus.

Abia, fils de Jéroboam, étant tombé dangéreuseracnl malade, ce prince envoie femme à Silo, consulter le prophète Ahias , sur l'événe ment de cette maladie. ta princesse se déguise pour n'être point reconnue. Mais le prophète, quoiqu'aveugte, la reconnaît aussitôt qu'elle entré dans sa maison. 11 lui reproche les crimes et l'ingratitude de son époux, lui déclare que son fils n'en reviendra pas, et lui prédit la ruine de sa maison.

Jéroboam est battu par Abiam, roi de Juda, qui lui tue cinq cent mille hommes sur huit cent mille qui compo saient s*on armée. Dieu le frappe ensuite d'une maladie de langueur, pendant laquclh Nadab , son (ils , prend les rênes du gouvernement.

943. Jéroboam meurt la vingt-deuxième année de son règne, dit l'Ecriture. Mais il paraît qu'il s'est glissé une faute de copiste dans ce nombre, et quau lieu de vingtdeux il faut lire vingt.

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