‹ L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des inscriptions, des chroniques et autres anciens monumens, avant l'ère chrétienneChapitre 268 sur 532 · XVIII'. DYNASTIE · texte numérisé non relu

XVIII'. DYNASTIE

XXI». DYW45TIK.

Rétablissement du royaume de la batte Egjpte.

Smédès | 46

Phunétès. ......

Nephelcbérès. ....

Aménénophiis. . . .

Osochor.

l'inachès

Suicnoè». ......

XXII». dypastie.

Sesoncbis, ou Sesac .

Osorolb, nu Tara . .

Trois anonymes . . .

Taccllolis

Trois anonymes . . .

XXUK nruASTi*

Petibatè*

Osorcho .......

Puornut

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2rl

io35

xxm 0THA6TXS.

XXV". DrUAJTIK.

>abacon, ou Sué . .

*.ny*is. . .

Sévér.iis , ou Vnarehie. .

.de la rois.

XXVK

Amos, ou Thémosis.

Cheliron

Aménophis.

Amosis

Mr*phrès

Thëmotis.

Amenophu

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Aecnrhérè».

Kalosis

Accnrhérés

Acenrhérès II

Armais

K.inwwès

Annécès-Miamum .

Aroéoopbis.

XIX». OVNA8T18.

1 Sélhos, ou Sesoslris.

An

Amménémès.

Aniédès. . . .

Thuoris . . .

Dous

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1770 | 171 1 1645 1 iSoS ■535

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Le royaume de D est réuni a celui de Egypte , par Smédès , premier roi de la ui<. dynastie

'osnulis 3 nasse

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Kt)o I

XV». DYK DYSASTIE.

Salalts . . . ..

Bf»o

Apacbnas. . ^s.

Apophis . . jès

Janiat . . . .is

Assis .... .mis

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le séjour de nitiensen Eg byhasTIE.

«Jeu» cent soie lis , leur prej. . , d'Avaris la a

■lai», niuee àù.

l'Egypte. AsT.' ." .' ' '<-" , jvanl ifL.

Jetai tes, ml un traité ave^hérè^ " roi Je la r ou tv«. des

■siètne snn ce dernier; Royaume de Triu « «* •r*,,e» H celui de Thébes, la a t«te de ioL|roisieme année dm les partie* de^e Pammus Arcbonoccupaient

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234C a3i5 aaga aaya aa4*>

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V». DYWA.STIE.

Userchéris ...

S^pbrés . . . . , Neplifrcliérès. .

Siiins •

Cherès .....

Kaihuris . . . .

Merchérès . . . , Tarchérès. . . . .

Obnus. .....

aoi5

iKH3

i8io

Nitocrisi demîer roi de la vi*, dynastie de Manetbon et Ut', des jMrmpbites , ayant fait la conquête de k Tbebaïde, on présume que cette circonstance a pu entraîner la fin du royaume d'Elephaa-

DES ROIS 1)K THKACE.

écorne* dm des Gilet de Diégulis , ncietimée A pâmée , dont il est desenfans digne» de lui (i).

Zibelmics, l'un des fils de Diégulis, n'ayant pas été enveloppé dans la défaite de son père , est rappelé par les Thraces dans ses états ; il lui succède et le lurpaaae en cruauté. î.tt Caeniens, qui avaient témoigne de l'éloignement à lui obéir ( sont sciés par le milieu du corps, et les pères forcés de se nourrir de la chair de leurs propres enfans. Enfin , les Tbrace* poussés a bout par sa barbarie , conspirent contre

crimes (a).

Sa mort violente tait naître de* troubles qui favorisent les divisions de* Thraces. Les Besses , qui faisaient partie du royaume des Odryses, secouent le joug des princes de cette nation, et se choisissent des chefs, sous lesquels ils faisaient de* incursion» dans les province* voisines, ce qui affaiblit les Thraces, et rend leurs prince* si peu puissants et si peu dignes d'attention, que les historiens semblent lesavoir condaxnnés i l'oubli.

SoTHYStE, autre fils de Diégulis, succède à son frère, et seconde d'un grand nombre de Thraces , ravage les terres dr la Macédoine. (o3.) Mais enfin le prêteur Senties, aidé des Thraces- De nselétes (3), nation de l'ancien royaume des Odryses, le bat et l'oblige de retourner dan* son royaume. Quelque tems après Lucolbj» Varro») remporte sur lui une grande victoire.'

Sabolam , ou suivant le Dialecte des Thraces, Sada- LAS(4) et S adalès , peut-être l'aîné des fils de Sothyme, lui succède. H fut ami des Romains , puisque Verrès demanda a, être envoyé 4 la cour de ce prince. C'est tout ce que nous savons de son règne.

Sj. CotïS III, fila (peut-être faut-il lire frère) et successeur deSadalès, régnait sur le* Odryses, pendant que Rabocente commandait lesTriraces-Besses. Le préteur Pison, qui était en Macédoine, embrasse les intérêts de Cotys, moyennant trois cents talents , selon Cicéroo, tue lui-même Rabocente et livre ses ambassadeurs à Cotys. Par la mort de Rabocente, Cotys devint le prince de Tbrace le plus puissant , et le seul qui mentit le nom de rot.

4ç). Dans la guerre civile de Rome , Cotys suivit le parti de Pompée ; il lui envoya de l'argent , avec cinq cents chevaux, commandés par son fils, et si toutes le* troupes de Pompée l'avaient secondé comme les Thraces , la victoire

n'eut pas été pour César.

SxbALt* Il justifia les éloges que la république donnait i la fidélité et au zèle de Cotys , son père , pour les Romains , quoique la valeur des cinq cents soldats qu'il commandait , ne put empêcher Pompée de succomber enfin à la bataille de Pharsale. ( AH. ) César lui-même loua le zèle des Thraces pour les intérêts de Pompée

Quelques années après, et peu de tems avant la bataille de Philippe*, Sadalès mourut sans enfants, et laissa ses états au peuple romain. Brut us, qui était en Macédoine, s'empira du royaume de Sadalès, aussitôt après la mort de César. (A3.)

AnAtLACou SABALblII, (S) dont il est parlédar» Plutarque, ouplulAt Sadalas, qu'on peut aussi appeler Sautés III, fut nommé roi deThrace par Antoine, dont il avait pris le parti , après la mort de Brutus. (4*0 Mats H ne jouit pas long- tems du royaume; car après la bataille d'Actium,

(i) Le roi de Thraee qui trahit Andriacus, usurpateur dn trône de Macédoine, n'était pas Diégulis ; mais nia de tes contemporains nommé Byre* , mi Brut . suivant la dialecte des Thraces, qui régnait sur une petite partie de la Thraee , vers l'an 146.

(a) Les tuteurs anglais de l'Histoire universelle oe fout aucune mention de ce Zibelrmut ; cependant il en est beaucoup parlé dans Diodora de Sicile . pag. 374 et raiv.

(3) Ces Denselétes , on Deatbelètes , avaient des princet particuliers. Dion parle d'un Sitas, roi des Denlntl*U», qui était aveugle, auquel Crasaus donna du secours contre les Triballes; il note l'alliance de» Dcnlhelétes avec les Romains. Dans cette occasion , Crassus taa Deldon, roi des Battaraes. On voit, au même pswage, Rôle et Dapyx , roi* des Géte*. Quelque tems après , nous trouvons Colisoa . roi de* Gèles, dont 00 prétend qa' Auguste roulut epouer la fille.

ayS

I Auguste dépouilla de leurs éuts tous les rois qu'Antoine avait soumis. (3t.)

Les arrangements qu'Auguste fit alors dans la Thraee , y occasionnèrent des troubles. Il envoya Crasaus qui soumit la plupart de ces peuple*. Le* Odryses se présentèrent désarmés; Cratsos le* reçut favorablement , et ayant privé les Besses de quelques terres consacrées a Bacchus , il les donna aux Odryses qui honoraient principalement ce dieu de Thraee.

Coro IV, frère de Saules, fut fait roi des Odryses par Auguste, comme il paraît assez clairement dans un passage de Dion, où l'on voit que Lollius vint en Thraee, pour donner du secours a. Rhaemétalr.ès, oncle maternel et tuteur des enfants de Cotys , et que les Besses qui s'étaient révoltés furent soumis. Or ce secours envoyé aux jeunes princes et a leur tuteur , montre assea que leur père était mort roi de Tbrace. Cotys n'occupa le Irène que peu de tems, et laissa deux fils en bas âge, Rhaescuporis , et un autre qui n'est pas

nommé.

16. Rhn-mêtalrès ((>), oncle et tuteur des enfants de Cotys , et roi lui-même après la mort de ses pupilles, est indubi- I tahlement le même que celui qui avait abandonné le parti d'Antoine, pour celui d'Auguste. Les Besses se révoltèrent pendant sa régence, mais Loflius , envoyé a son secours par tes Romains, comme nous venons de le voir, soumit les rebelles.

Quelque» années après , Vologèse de Thrace-Besse et prêtre Je Baccnus, fit soulever, i l'occasion de quelques cérémonies de religion, plusieurs de ses compatriotes, et se mit i leur tête ; on en vint aux mains , l'avantage fut pour Vologèse, oui battit et tua Rhescuporis, l'un des deu» jeunes princes; Rhomélalcès , abandonné de ses troupes, prit la fuite vers la Chersonèse, où il fut poursuivi par Vologèse, qui y commit beaucoup de dégât. Pison , qui commandait pour les Romains, dans la Pamphilie, obligea les Besses de se retirer chex eux ; Pison les y suivit , et n^ut pas la supériorité dans un premier combat ; mais dans uu second il les défit pleinement, et mérita par sa victoire les honneurs du triomphe, qui fut célébré par Antipater fort attaché a Pison. ( M. Hoivina publié les vers du poêle grec, dans les Mém. de l'Acad. , tom. II.)

Après que les Besses eurent été soumis, Rhaemétalcès fut rétabli et prit le titre de roi , comme on le voit sur plusieurs médailles de ce prince, son autre neveu, doot nous

Dépoli

(L'an de J. C 6. ) Le roi de Thraee , secondé de son frère Rhescuporis, servit le* Romain* dans leurs guerres de Pannonie et de Dalmalie.

Une inscription rapportée par Spon (tom. 111, p. >Çj6), nous apprenti que les Athéniens avaient fait l'honneur i Hhaemcialces de le nommer premier archonte : honneur qu'ils n'avaient jamais accordé pendant plusieurs siècles a des étrangers, et qu'ils n'accordèrent dans la suite qu'à des hommes illustres et i quelques empereurs.

Après U mort de Rhseroéulcè» , Auguste partagea la Thraee entre Rhescuporis et Cotys; le premier frère, le second , fit» de Rhaemétalcès.

7. (dep. J. C) Cotys V et Rhlsccpofiis régnèrent en même tems en Thraee. Le premier avait le caractère et les mosur» extrêmement douces. Il eut pour sa part le* lieux

(4) Lrs auteurs anglais omettent encore ce Sadslès , ou comme ils récrivent , Sautes ; il est néanmoins certain que celui qu'ils font succéder a Cotys Ut n'est pas le même que celui que nous donnons ici pour ton prédécesseur.

(5) Plntarqoe , disent les historiens anglais , fait vivre Sa<alc> dans le terni que se don«3 U bataille d'Actium , et servir dans l'armée d'Antoine. U y a encore ici erreur ou méprise de la part des savants anteurs. L'Adallsi dr Plutarque est certainement notre Sadates If l , et la mort de Sadalès II , a la date que nous t'avons rapportée est constante.

(6) Les historiens anglais ton! encore en défaut dant cet endroit ; ■U ne disent pas un mot de ce qui est rapporté ici de Rfatcmélaltèt , ou. comme ils l'écrivent, Rbvmétalcrs ; cependant ces faits sont rumtalé* par det auteurs qni leur étaîeDt bien connus.

aJ6 CHRONOLOGIE HISTORIQUE

cultivé* et fertiles, et de* ville* voisines de La Grèce. C'est i lui qu'Anlipater s'adresse dins l'épigramaie qu'on lit dans le quatrième livre de l'Anthologie, sf l'on en croit Ovide , |ui fut exile en Thrace l'an o,*. avant J. C, et qui adressa unrépltrea ce prince. Colys (oignait a la douceur des m»»n la connaissais des belle* -lettres. Rhescupori» éuit d'un caractère tout opposé. Prince rempli d'ambition cl de férocité, il régna sur les campagnes arides et désertes de la Thrace , et le* lieux voisins des pennies les plus portés a la révolte. Mais il franchit bientôt les bornes de son empire. Dès qu'il apprit la mort d'Auguste ( 14 dep. J. C. ) , de qui il tenait son royaume , et dont il craignait la vengéanee, il ne garda plus aucune mesure , fit faire le dégât sur le* terres de son neveu , et lui déclara la guerre.

Tibère bit dire aux deux rois qu'il leur défend d'avoir recours aux armes pour décider leurs querelles. Cotys obéit et congédie les troupes qu'il avait préparées. Rhescuporis teint de mettre bas les arme* , et propose a Cotys une entrevue ; ils conviennent du lieu ; on signe un traité , auquel succède un festin. Pendant ce festin, Rhescuporis fait charger de chaînes Colys , et sVmpare Je son royaume. Tibère ne rrçoit point ses excuses. Rhescuporis achevé son crime en faisant tuer Colys , et publie qu il s'est donné la mort. Pomponiu* Flaccus , envoyé en Thrace par l'empereur pour informer , engage , par toutes sortes de promesse* , Rhescuporis i le venir trouver dans son camp. La, sous prétexte de lui faire honnenr , on lui donne une forte garde nui ne le quitte point , et qui le met enfin dans la nécessité ■le se laisser conduire i Rome. La veuve de Cotvs, fille de l'ythodoris et de Polémoo , roi de Pont , mère de trois fils , y avait prévenu l'arrivée de Rhescuporis ; elle l'accuse en plein sénat; il est convaincu et condamné a une prison perpétuelle. Ou l'envoya à Alexandrie, d'où ayant voulu s enfuir, il fut mis i mort.

19 (dep. J. C.) RHJUivrALCZS , fils de Rhescuporis, qui n'avait point trempe dans te crime de son père , lui succéda dans la portion de La Thrace qu'il occupait du temps d'Auguste , et le fils (■) de Cotys eut le royaume de son père. Mais comme il était encore jeune, ses étals furent gouvernés par Treb. Rufus , en qualité de tuteur. Les Thrace* , éea lement mécontens de Rhatmétalcès et de Rufus , firent des mouventens qui furent bientôt appaises. Quelques années après il y eut encore des troubles , dans lesquels Rlucmetalces servit utilement Les Romains.

36 (dep. J. J. ) Cette année , Caligula réunit Les deux royaume* sous un seul prince. Il donna la petite Arménie a Cotys , et Rtiœmet alc.es demeura seul roi de Thrace. Ce royaume subsista dans cette situation jusqu'à la mort de Kb*emélalcè*,qui fut tué par sa propre femme (a). 47 ( depuis J. G). Les Thrace* s'élant alors révoltés . 1 empereur Claude les soumit, et réduisit leur pays en province romaine (3).

CHERSONÈSE DE THRACE ouTHRACES-DOLONCES . La CHEauottfcsE de Thrace a eu trè» - anciennement ses

rois particuliers., du nombre desquels furent Polymneslor , Eusorus et Aramas. Polymneslor épousa llione, fille de Priam (i»8a) , et , après la destruction de Troie , fit mourir Polydore, son beau-frère , que Priam avait envoyé à sa cour pour y chercher un asile. Hyain assure que ce ne fut pas Polydore , mai* Deipbile son bis , qui tomba sous le* coups de Polymneslor. Homère fait mention d'Eusoros et d'Ara mas , et dit de ce dernier qu'il mena un corps de Thrace* au secours de Troye , où il fut tué de la main d'Ajax. Sa fille Acète épousa un Tbessslien nommé Enée , dont elle eut Cycique, qui bllit la fameuse ville de son nom.

L'histoire ne parle plus des rois de la Chersooèse de Thrace jusqu'à on certain Doloncus qui gouverna le* habilans de cette contrée de la Thrace , auxquels il Laissa son nom. Après la mort de ce prince , les Dolonces ayant été fort malmenés dans une guerre contre 1rs Absynthiens, envoyèrent des députés i Athènes demander do secours. Comme ces députés entraient dans la ville, Miltiade, fils de Cypsèle, tyran de Corinthe, s 'apercevant a leurs habillements et a leurs armes qu'ils étaient étranger», les pria de venir loger dans sa maison. Ils acceptèrent son invitation , et , charmés de la réception qu'il leur fil et de la sagesse de se* ■liscours, ils lui proposèrent de régner sur eux. Miltiade , las du gouvernement de Pisistrate, agréa leur proposition, et le* suivit avec quelques Athéniens. Arrivés dans La Chersonese , les bolonces revêtirent aussitôt Miltiade de la puissance souveraine , vers 55o , suivant Ed. Simsoa.

THRACES-DENSELETBS, 00 DENTHELETES.

Le* Denseleles eurent d'abord un roi de lenr nation ; ils furent ensuite subjugués par les Macédoniens; ils fournirent du secours aux Romains contre Philippe et Persée, rois de Macédoine, et restèrent dès- lors fidèle* 4 la république, jusqu'à ce que. les cruautés de Pison les obligèrent a prendre 1 1rs armes. Sous le règne d'Auguste , ils obéissaient encore 1 a un de leurs propres rois, nommé Sitas, qui défit les Bas larnes avec les troupes que Crassus , alors préteur de Macédoine , avait envoyée* a son secours.

Les Rosses habitaient le mont H «mus , rivant* dam les cabane* et ne subsistant que de ce qu'ils enlevaient a leurs voisins. Us surpassaient tous les autre* Thrace* en inhumanité. I*ur principale ville, Utcudam», est connue présensenlement sousIenomd'Adriannple. Des rois de leur nation ies gouvernèrent jusqu'au consulat de M. Liciniu* Lucullus et deCassiu* Varus (7.1), dont le premier, après avoir envahi leur pays, remporté sur eux une victoire signalée, et pris lenr capitale , assujettit loule la nation aux Romains. Cependant leurs nouveaux maîtres leur permirent de continuer de vivre sous un de leurs propres princes. Pison, proconsul de la Macédoine , se rendit maître de l'un d'eux par trahison , et le Gt décapiter; il se nommait Rabucenie. La nation lui si irritée de cette exécution publique qu'elle secoua le joug de* Romains, qu'elle fut ensuite obligée de reprendre par Octaviua , père d'Auguste. Durant les guerres civiles de Rome ,

( 1 ) Lu /Ut eil «M faute Ain* Tacite : /Hem bout lUtrmm. Il est coûtant , par Strsboa , que Colvs IV eut trois ttla ; car pour désignrr l'aine1 il se urt du superlatif i wprjhnwrf «arai : mmlm mmtimmt ifitrmm ; mai* en ne trouve nulle part que l'aîné ait donné a aucun de sa frères quelque portion du royaume de leur pire.

(a) C'est la chronique d'Ku»*bc qui nous* conservé" cet événement et ta date. Les historiens anglais l'on! défigurée! l'ont attribué à Cotys, qu'ilsdtsentsvoir été massacré par ses propre» sujets. Ils a'oot pas tu apparemment , dans Diodorc , que Cotvs devint roi d'Arménie , et que Rhacmélalrè» demrura seul roi de Thrace. par l'arrangement auc fit Caligula ; ou plutôt ils ne se sont pas rappelé ce qu'il» avaient dit plus haut, que le» fils de Cotvs (au pluriel, comme dans Tacite), furent rhasiés de la Thrace , et que Rhatmétalcès régna seul sur tout le pays ries Odrjses.

(3) Ce» même» auteur» anglais ont lu , comme d'autres historiens, dans Suétone, tuu rttpatttu : nous avons cru lire mieui /«u> C/amét, dan» Eiuetse, ou daos les compilateurs de sa chronique ; 1*. parce que cette chronique est le seul témoignage qui nous reste sur la fin du royaume de Thrace ; a8, parce que Georges le Sy ocelle, qui n'est , à la vérité, le plus souvent, que le copiste d'Luséhe, place aussi cet événement sons le même empereur; J». parce qu'enfin le pauage de Suétone portant Tkrwc**m Cilicitm, il est tres-posl'd'e que de» copistes , qui connaissaient mieux la Thrace que la Cilicie , aient lu dans Suétone Tkrmciam , Cilitimm . mime avec une » i renie entre les deux mots , au lieu de Thratmam Cilieimm , nom adjectif, par lequel les auteurs déiignenl une partir de la Cilicie ,

pour la distinguer de l'autre : correction 00 erreur , i laquelle ces copiste» auront été portés d'autant plus facilement . qu'on lit dan» des historiens anciens que Ve»pa»ien fit des rhsogrments et de. divisions dans la Thrace; mais loc.qu'elle était déjà province romaine.

Cerf principalement aux Thrace» que le* Grecs durent le» beaux-art» , qu ils cultivèrent comité avec tant de turcès. Orphée , Linus, Musée, Thamyri» et Eumnlpe, qui chirmcmil Ici habitant» de la Grèce par leur éloquence et leur* «on» mélodieux , et commencèrent a adoucir la férocité de leurs montra , étaient lou» Thrace». Une grande partie de la Grèce était mènie anciennement peuplée de Thracrs.

Pour n'avoir pas distingué les médailles des rovaume* de Thrace et du Bosphore , on a tout confondu dan» le» butoires de ces deux royaumes. Afin d'éviter cette confusion , nous avançons . comme un principe certain, que les Thrace» ne marquaient aucune époque sur leurs médailles ; d'pù il suit que toutes celles où l'on «n voit, «ont du Bosphore, nonobstant les nom» qui ont été commun» aux roi» de cet deux royaumes. Si l'on veut absolument regarder comme des lettre» numérale* celles que l'on trouve quelquefois sur des médailles de Thrace, a la bonne heure ; mais avec un peu d'attention , on se convaincre que ce» letlres ne désignent que l'aunrr du règne , et ne pourraient jamais convenir avec les époques qu'on voit nu- différentes médailles , qui appartiennent véritablement aa Bosphore et qu'on a faussement attributif» aux rois da Thrace.

DES MOIS DE THRACii.

le* Besses entreprirent de recouvrer leur liberté; mais il» furent subjugué» de nouveau par Brutus. Sous le règne d'Auguste , un certain Vologèse , natif du pays et prêtre de Baccbus, ayant formé un puissant parti, se rendit m» tire de toute la contrée ; l 'étant ensuite jette sur la Chersonèse, il y commit les plus cruels ravages ; mais il fut vaincu à la fin par L. Pison , qui força ses féroces sujets à mettre bas les armes, et J se soumettre aux conditions qu'il jugea a propos de leur imposer. Depuis ce tenu, les Besses continuèrent à

THRACES-B1STONBS.

Les Bistones habitaient celte partie de la Thrace qui a le moût Ahodope au septentrion , l'Ebre a l'orient, le Nessus a l'occident et la mer Egée au midi. Tinda, leur capitale, a été fort célébrée par les poêles, a l'occasion des chevaux fabuleux de Diomède ,roi du pays. Le sort des Bistones fut pareil a celui des autres peuples de la Thrace, ayant été subjugués premièrement par les Macédoniens , et ensuite par

Le* OJ ornante* n'< le fleuve Strymon. Ils étaient certainement un peuple* di rent des Thraces-Odryses , et ils taisaient usage de la circoncision. Du lems de la guerre du Péloponese , ils étaient gouvernés par Polies, le seul de leurs rois dont l'histoire fasse mention. Ce prince se déclara dans cette guerre en fa- Àlhéniens.

veur

THRACES-CICONES.

Le* Cicones habitaient le pays situé entre l'Ebre et le Mêlas. La ville d'iEnos, fameuse par le tombeau de Polydore était leur capitale. Homère parle de trois de leur* rois ; Pirolls , Imbraras et Rhigmus. Le premier, s'il en faut croire ce poêle, épousa la cause des Troyens et fut tué par Thoas l'Etolien. Rigmos, son fils et son successeur , fut tué dans la même guerre par Achille.

TH RACES- EDONES.

Les Edones possédaient le pays situé entre le Strymon et la limeuse ville de Philippe». Ils étaient gouvernés par des roi* comme les autres peuples de la Thrace. Voici les noms de quelques-uns de leur» princes : Dry as I , Lycurguc , Dry a» 11 et Pittacus. Ce dernier vivait du terni delà gurrre du Péloponèse, et fut tué par les enfants d'un petit prince de Thrace, nommé Goaxe , vers l'an 4»4-

THAACES-BRYGES.

Les Bryges furent subjugué» par Mardonius, et servirent

' v - ■'" ■ ' '■' Ut Grèce.

sous

THRACES-THYNES , ou THYANIENS.

Les Thyne» ne «ont guère» connus dans l'histoire qne par le* affaire» qu'il» eurent avec le* Bithyoien». f Voyez ce qui en a été dit dans la Chronologie historique des roi* de Bithynie.

Les Piénens habitaient premièrement une partie de la Macédoine , où ils consacrèrent aux Muses , appelées d'après eux Piérides , les contrées de Piérie, de Libétu* , et de Pimplie , comme ils firent l'Uélicon , en Béotie , où ils envoyèrent quelques colonies. Après avoir été chassés de la Macédoine par les Tétnénides, ils s'établirent au pied du mont Pangée, près des bords du Strymon. Ceux qui étaient venus demeurer en Béotie, en furent aussi chassés, el se retirèrent en Phocide. Ce fut a cette occasion qu'ils consacrèrent le mont Parnasse aux Mute». Atlas, Tharops et OEager, ventèrent les Piériens, en qualité de rois. Linus et ~ éuient fils de ce dernier (i).

THRA CES- AUTONOMES.

a cause que

chaque homme se servait de roi a lui-même, habitaient les lieux les plus stériles de la Thrace, étant séparés de la Monte par le mont Hcemus. Ils étaient , suivant Hérodote , qui les appelle aussi Sa 1res , le peuple le plus vaillant de toute la Thrace, et osèrent même se mesurer avec Alexandre; mai» leur armée fut taillée en pièces , et leur bagage tomba entre les main* de l'ennemi avec leurs femmes et leurs entants. Apres cette défaite, ils se soumirent au vainqueur, qui , pour empêcher qu'ils ne se révoltassent pendant son absence, emmena avec lui en Asie, tous les principaux de la nation. Ils servirent sous Persée contre les Romain» ; ce qui n'empêcha pas qu'on ne leur permit d'être leur» propres maîtres jusqu'au règne de Vespasien qui anneia leur pays à la — i

THRACES-CROBYSES.

Les Crobyses possédaient celte partie de la Thrace, qui est entre le mont Hcemus et le Pool-Euxin. Il» avaient leurs propres rois, dont un eotr'aulres s'appelait lsaolhu*, qui était un des plus riches princes de son tenu.

THR ACES-M OEDES.

Les Modes, nation valeureuse , habitaient cette partie de la Thrace qui confine a la Macédoine. Leur caractère guerrier a fait imaginer aux poêle* que le dieu de b guerre était né' parmi eux. Cependant il» furent subjugués par Philippe, filsd'Amynthas ; mais ayant secoué le joug de ce prince , pendant qu'il avait d'autres affaires sur le» bras, ils furent domptés pour la seconde fois, par son fil* Alexandre, qui se rendit crut Ire de leur capitale, dont il changea le nom de Jampharina en celui d Alexandropolii. Mai* nonobstant la perte considérable qu'ils firent en celle occasion . Alexandre n'eut pas plutôt quitté la Macédoine (33.») , qu'ils envahirent ce royaume, et pénétrèrent jusque» dans la Grèce, laissant partout de terribles trace* de leur passage. Ils continuèrent le» mêmes ravages jusqu'à ce que la Macédoine devint une province de l'empire romain , ayant été alors après une longue guerre , subjugué* par les troupes de la république , sou» le consulat de Cn. Octavius etdeC. Scriboniu», l'an de Rome 678. (76.) 11» avaient pillé le riche temple de Delphes, et s'étatent tervit d'une partie du butin, pour engager U Scipion qui avait été envoyé contre eux, a leur permettre de regagner leur pays , et même à taire '

eux

THRACES-SAPEENS.

Les Sapéens demeuraient entre le Mêlas et l'Anus, ayant pour bornes le Mêla», la Chersonèse et la Proponiide. Ils étaient gouvernes par leur* propre* roi*. Ceux d'entre eux dont le* nom* «ont parvenus jusqu'à nous , s'appelaient Olorus, Timolhée, Rhascipolis, Rhascus, el Cotys. Oloru» donna sa fille Hégésipole en mariage à Miltiade II , roi des Thraces-Dolonces. De cet Olorus est descendu un autre Olorus (47 1) , pète de Thucydide l'historien. Rhascipolis el Rhascus , frères , régnèrent plusieurs années , ou plutôt plusieurs siècles après Olorus , du tems des guerre* civiles (48) entre César et Pompée. Mais nous ne savon* absolument rien, ni de* action*, ni même de» nom» de ceux qui régnèrent entre Oloru» et eux. Rhascipuli» et Rhaacu» le dé datèrent pour Pompée, et ensuite pour Brulus. Octavten leur ayant pardonné, ils fournirent à Antoine un secoure de trois ruille chevaux , et lui restèrent attachés jusqu'au tenu (3a) où il se brouilla avec Octavten, en faveur de qui ils se déclarèrent l'un et l'autre. Cotys , fils de l'un de ces deux frères, fui leur successeur a la couroone, qu'il porta jusqu'à la fin du règne de Tibère. Vers ce tenu- la il eut le malheur d'être massacré par ses propres sujets, et ton royaume fui réduit en province romaine.

THRACES-CÉLÉTES.

Le* Céléte* , le* plus sauvage* de tous le* Thrace* , habitaient une partie du mont Hcemus el une partie du mont Rhodope. Ils chargèrent Cn. Manlius , a son retour d'Asie en Europe , et lui enlevèrent une bonne partie du butin ■tu'il avait acquis , en pillant quelques-unes des plus riches ville* de la Gallo-Grtie,

PRECIS DE LA ï'OHME DE L'AN N Eh ATTIQUE.

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