MAN1US VÀLERIUS MAXIMUS
4.94-493. Guerre des nation du sénat et de la refuse de servir dans La place prèsàV
siège des forts
Le peuple, irrité de l'obsli- * J'A.ppius, non-seulement int la levée des troupes lis accourent en foule au font appeler, les entourent^ de les arrlter et les mener au tribunal que les Sabins se disposent a faire le qui protègent Rome, de nouveaux ennemis s'élèvent contre la république. Les Eques et les Volsques entrent dans le Laiium. Dictature de Manias Valerius, fils de Volesus et frère de Poplicola. Il choisit pour maître de cavalerie Q. Serviliui , frère du consul de l'année précédente, suspendles jugements contre les débiteurs , et promet qu'après la guerre té sénat prendra, sur l'affaire des dettes, un parti favorable au peuple. Trois corps de troupes entrent en campagne; l'un , sous les ordres du consul Veturius, est destine a contenir les Eques ; l'autre, sous le com mandement du consul Virginia*, est opposé SU» Volsques, et le troisième, soui le» auspices du dictateur, marche vers le pays des Sabins, où était le fort de la guerre. Victoire sur tous les peuples. Triomphe du dictateur. Les Fastes Capilolins font mention de ce triomphe sans en marquer la date. Valerius abdique la dictature, presse le sénat de tenir la parole qu'il a donnée au peuple, et n'est pas écoulé. Il remet ces trois années aux consuls, qui se les partagent. Le sénat , dans le dessein de tenir éloignés de Rome les plébéïens qui composaient l'armée des consuls et d'affaiblir dans la ville le parti du peuple, défend aux consuls de congédier les légions qui étaient dans leurs camps. Première retraite du peuple. Les deux armées n'osant violer le serment qui les attachaient aux drapeaux jusqu'au congé donné par les consuls, prennent leurs enseignes, les suivent, viennent de leurs camps a une montagne près de Rome, qui fut appelée la Mont-Sacré , et ne quittent pas leurs drapeaux , mais les consuls. Cicéron (pro Comtlio), Asconius, son scholiastc {ttiJ.), et Eutropè(liv. I, chap. i3) disent que cette retraite se Et la seizième année depuis l'expulsion des rois sous le consolât d'Aulus Virginius Tricostus et de L. Veturius Cicurinus. Si l'an supprimait quelqu'un des consulats précédents, la retraite du peuple ne tomberait pas a la seizième année : elle appartiendrait a la quinzième. Ainsi tous les consulats que nous avons marques doivent être conservés. Au surplus Cicéron et les autres auteurs ne comptent pas ici par années civiles, mais par années consulaires. Comme le peuple se relira sur le Mont-Sacré dans le mois d'août de tannée suivante 361 , ainsi que nous le ferons voir, sa retraite est de la dix-septième année civile depuis l'expulsion des rois, laquelle avait commencé le i«. juin précédent. Mais |e premier consulat ayant été plus long que l'année civile, c'est dans le seizième consolât et dans là seizième année consulaire que cet événement est arrivé. Les plébéiens qui étaient à Rome s'empressent d'aller joindre les armées sur le Mont- Sacre. Le sénat craint que le peuple tout entier ne l'abandonne , qu'il ne cherche une antre patrie , et que même il ne se réunisse aux ennemis. En conséquence ce premier corps de la république se détermine à obtenir le retour du peuple k quelques conditions que ce puisse être; et comme le peuple était irrité contre les consuls à cause qu'en exécution des ordres qu'ils avaient reçus , ils avaient refusé le congé aux armées, le» sénat les oblige a se démettre du con- "'on avance l'élection de leurs su
sulat, et 1 d'Halic, Tile
Live.)
.(Denys
Consul* : Postumitjs Coatntivs Aoitrjiccvs II , Spubius Cassivs ViscELUtn» II, entrent en charge le 1". septembre romain, i3 octobre julien 4r3.
493-4<}3- Postumios Cominius et Sp. Cassins entrent en charge le jour des calendes ier. septembre romain un peu plutôt qu'à l'ordinaire, dit Denys d'Halic. (liv. VI , p. 37b).
Ainsi le consulat se renouvelait dans les années précédentes peu de tenu après le i«. septembre romain, d'où naît une nouvelle preuve qui établit qu'ils se renouvelaient dans les années précédentes au 1". octobre. Ces consuls furent installés , le peuple étant déjà sur le Mont-Sacré ; d'où il suit que la retraite du peuple se fil avant le premier jour de septembre romain , et par conséquent dans le mois d'août. Diverses négociations du sénat pour le retour du peuple qui se laisse enfin toucher par la harangue de Menenius Agrippa. Les commissaires nommés par le sénat pour traiter avec le ' accorder des tribuns pour le dé- " tribuns et des lois qui ren-
peuple, promettent de lui ac tendretés édiles pour aider drunl la personne de ses defen
défenseurs inviolable. On les appelle donnèrent ce nom au mont sur
la personne 1rs Lois Sacrées, et
lequel le peuple s'était retiré. Le peuple étant revenu a Rome, on porte ces lois dans les comices , et le peuple nomme des Denys d'Ualicarnasse il en élut cinq ; nous lent de Cicéron, d'Asconius et de Tile-Live, qui disent qu'il en élut deux seulement : le nombre en fut
augmenté dans la suite. Second exempte de la justesse de la correspondance portée dans notre Table entre l'année civile des Romains et l'année julienne. On trouve, dans Denys d'Halicarnasse (liv. VU, p. 417), que le peuple se retira sur le Mont-Sacré après l équinoxe d'automne et au comice ment des semailles; et comme celte retraite se fit avant le 1". septembre romain , il s'ensuit que le 1". sepin arriva cette année après l'équinoxe d'automne. Or, suivant la Table que nous donnons, le 1". septembre
avec le i3 octobre julien ,
après l'équinoxe d'automne que César plaça au 36 septembre julien , et qui , suivant 1rs Tables astronomiques , arriva cette année le 3o septembre julien environ une heure du matin dans le commencement des semailles , qui s'ouvraient chez les Romains dans les premiers jours d'octobre. Denys d'Halicarnasse ajoute (iiià.) que le peuple revint à Rome peu de teins avant le solstice <r hiver, et qu'ensuite il nomma les
Premiers tribuns qui entrèrent en charge le 4 des ides to
cette re ju-
décembre romain. Le solstice d'hiver "étant année, suivant le calcul astronomique, le a.8 lien, qui, suivant notre Table, concourut avec le 17 novembre romain, il s'ensuit que si notre Table est exactement rédigée, le peuple doit être revenu a Rome avant le 17 novembre romain. Or cela est nécessaire pour que le peuple ait pu choisir ses tribuns le 10 décembre romain , |our où ils furent nommes suivant Denys d'Halicarnasse. En effet le peuple n'a pu nommer le* tribuns qu'après qu'eut été portée la loi qui en autorise la convention faite entre le sénat et lui sur le Mont-Sacré, qui lui donnait le pouvoir de se nommer ces défenseurs. Or aucune loi ne pouvait être portée a rassemblée du] peuple dans les comices qu'après avoir été affichée pendant trou jours de marché et par conséquent pendant vingt-cinq jours. Il fallait donc au moins a5 jours de délai entre le retour du peuple et la nomination des premiers tribuns. Il y a a5 jours du iS novembre, date, suivant noire Table, du retour du peuple, au 10 décembre, date , suivant Denys d'Ualicarnasse , de la nomination des tribuns. Et comme le peuple, suivant le même auteur, rentrai Rome avant le solstice et par conséquent avant le 17 novembre , on trouve exactement les vingt-cinq jours nécessaires pour porter les bis sur le tribunal et procéder en conséquence à l'élection des tribuns. Ainsi se vérifient , par le secours de notre Table , toutes les dates civiles el juliennes relatives a cet événement. Mais pour qu'on en puisse trouver la vérification , il est nécessaire de poser que des inter caillions extraordinaires ont été ajoutées par les pontifes , ainsi que nous l'avons fait en rédigeant la Table que nous présentons. (Voyez les années 267 et a5q.) En effet, si les cycles établis par Numa avaient été conduits par leurs lois ordinaires, le 1". septembre romain ne serait pas tombé après l'équinoxe d'automne ni le 10 décembre, et les vingtcinq jours antérieurs ne seraient pas arrivés presque a la veille du solstice d'hiver. Il suit, delà, que dès les premiers tenu de la république, les pontifes acquirent le droit ou introduisirent I usage d'insérer ou de retrancher a leur gré des intercalai ions, et qu'ils n'attendirent pas jusqu'aux derniers siècles pour s'arroger ce privilège. Le 10 décembre romain ( 1 9 janvier julien de l'an 491 avant Jésus-Christ ) , ayant élé le jour de l'installation des premiers tribuns, ce jour civil fut celui où l'usage observé dans tous les siècles de la république attacha cette installation. (Denys d'Halic, liv. VI,
'1 la dix-
ujiijuc aiidtiw lciis iiuwiiauuui ^ t/vuja u uaui. , 11V.
page 4'0-) Le retour du peuple a Rome tombe i la septième année depuis l'expulsion de* rois ( Voy. Dut
ABREGE CHRONOLOGIQUE
rYèn'ra.), et ce calcul est exact, «oit que Ton compte par année* civile* ou par année* consulaire*. Le peuple, qui avait obtenu le* droit* qu'il désirait , se réunit aux patricien* et consent a servir sous le* ordres des consul*. Défaite des Volsques par le consul Poslumius Cominius. Prise de Gonolcs : bravoure du jeune M ardus au siège de cette ville ; il eu acquit le surnom de Cor 10 tan. Tous les faits postérieurs au retour du peuple a Rome appartiennent a l'année suivante aba. Septième lustre : les consuls, suivant Denys d'Haï icarnatse, tarent le cens cinq ans après le dernier qui avait été fait l'an de Rome 3S6. Il monta a plus de cent tly mille citoyen*. Nous ferons voir , *ur l'an 2 Do , que ce cens fut suivi de la 1
Cm»/* : T. Gegasim Macerinds, P. Mmunus Aucurihcs, entrent en charge le 1". septembre romain , 3 octobre julien 4aa.
493-491. Famine à Rome. La retraite du peuple étant arrivée au commencement de* semailles, il n'avait pas e rueles terres, et on en n'eut point de récolte. Cette ' publique détermina les pontifes a abréger l'année, ant I intercalation. Commissaires envoyés par le s différents peuples d'Italie, et même en Sicile, pour acheter des grains. Ils partent avant l'hiver sur la fin de cette année 263 , et reviennent de Sicile a Rome dan»
l'été de l'an a63. Le* blé* qu'il* pas avec eux. Harangue du Il impute au sénat
iseir autres
nt
Iciliui Rug* au peuple, la disette, dan* le
dessein d'obliger le peuple a renoncer au tribunal et a ses autres droits. Dispute sur le droit de haranguer le peuple ,
Consuls : M. MlMDTtUS AuCUBJrtUS II , A. SSKPBORtOS
àtratimus II, entrent en charge le 1". septembre romain, - julien 491.
491 - 4go. Le blé de Sicile arrive » Rome , ces consuls étant déjà en charge (Denys d'Halte. , Tite-Live) , par conséquent après le iM. septembre romain et après le besoin. L'abondance ne Gt pas cesser les querelles. Marcius Corio- Un, patricien et sénateur, est accusé par les tribuns devant )« peuple ; ils lui font un crime de s'être opposé, dans le sénat , a la diminution que l'on proposait d'accorder au peuple, sur le prix des grain* arrivés de Sicile. Aucune affaire n'intéressa plu* le sénat que celle de Marcius. C'était le premier patricien accoté devant le peuple, le premier sénateur attaqué pour lavis qu'il avait cru devoir donner dans le sénat. Marcius est condamné a l'esil sur la fin de cette année consulaire (364) ; peu de jours après le jugement, revint, dit Denys d'Halirarnasse, le tesns des comices pour l'élection de* consuls. On trouve dans le mime auteur
délibérant dis
ta, portée par Poplicola l'année de
pour l élection des consul*. On trouve dans le même ai {liv. VII, pag. 4S7 ), qu'Appius Claudio* , en délibi dans le sénat sur l'affaire de Marcius, dit qu'il y avait neuf ans que la loi Valeria, portée par Poplicola l'anni l'expulsion de* roi* , avait établi I Wl au peuple. Ainsi , on
: Q. SULPICIU* CaMERIHUS COUTDTUS,
uus Lauthi* Flatus II , entrent en charge le i«. septembre romain ab4 , i3 septembre julien 490.
490-489. Intercalation double émise. Ce consutat et le suivant ne sont pas dans l'ouvrage que nous avons de Tite- Live, ni dans les Fastes de Cassiodore ; mais cet auteur les avait portes dans son histoire, puisqu'il les compte et les
prouverons a l'an de Rome 397. Marcius 'se retire dans le pays des Volsques, chez Attius Tullu*. Il le trouva auprès du feu (Denys d'Halic. , liv. VII , pag. 481) , ainsi c'était dans l'hiver, sur la Cn de cette année 364. Il excite Tullus a faire déclarer b guerre aux Romains par les Volsques Maladies contagieuses a Rome, et prodiges qui effrayent le peuple. Un plébéien déclare au senat que Jupiter lui avait annoncé, en songe , qu'il rejetait les derniers jeux romains ( Tite-Live ) qui lui avaient été offerts, parce qu'ils avaient été souillés par la présence d'un exlave battu de verges par ordre de son maître, et que l'on avait fait passer dans le lieu où les jeux se donnaient. Le sénat ordonne que , pour apaiser les die„,, |w jeM de l'année suivante seront donnés avec plus de solennité qu'a l'ordinaire.
Consuls : Caius Jvutis Jur.cs, P. Piwarius M amer - CIWU» Rurt», entrent en charge le t". septembre romain at>5 , a septembre julien 4>}g. fc
489-486. La solennité extraordinaire ordonnée par le sénat pour les jeux romains de cette année, attire les étrangers a Rome. Ordre donné par les consuls aux Volsques qui y étaient venus, de sortir sur-le-champ de la ville. Les Romains sont induits a donner cet ordre par l'artiGce d'Altius Tullus , qui , dans le dessein d'animer par cette insulte les Volsques à la guerre contre Rome, fait donner secrètement avis aux consuls que les Volsques se proposent de troubler ce* jeux. Célébration de* jeux romains, le iS septembre romain. Denysd'Halicarnasse(l.VIll,p.482)dil qu il n'y avait pas long-iems que les consuls actuels étaient en- Ues en charge. Ainsi , c'est avec juste raison que nous plaçons Te commencement de leur consulat au septembre romain. Ambassade des Volsques à Rome; on leur refuse la réparation qu'ils demandaient. Guerre des Volsques, commandés par Coriotan ( dans le printems de I année suivante abfi). Coriolan ravage la campagne de Rome, épargne par ruse , et pour aigrir le peuple , les terres des patriciens , et ramène cnex les Volsques 1 armée chargée de butin. Le peuple impute au sénat d'être d'accord avec Marcius. La méfiance et les dissensions empêchent les Romains de songer a se défendre. On se prépare tris-tard a la guerre. La levée des troupes n'était pas encore achevée quand les consul* actuels sortirent de charge. (Denys d'Halic. , Tite-Live ).
Consuls : St. NACT1US RCTILttt, SCX. FlJ RI US MEdUL-
LifCS Fcsus, entrent en charge le 1". septembre romain abti, a3 août julien 488.
4H8-487. Intercalation simple émise. Marcius Coriolan prend le* ville* Latines qui lui résistent. Plusieurs alliés du peuple romain, par crainte , ou dans l'espoir de recouvrer l'indépendance , se joignent aux Volsques , ou se donnent a Marcius. 11 assiège Lavinium. et s'avance jusqu'aux fossés Cuiliens a quarante stades ( nuit milles ) de Rome. Des députés du sénat tentent d'obtenir la paix. Marcius leur demande de rendre aux Eques les villes que les Romains leur ont prises , et fixe au sénat trente jours pour se déterminer. Cependant, il s'empare encore de sent villes latines , et s'approche à trente stades (six milles) de Rome. Différentes ambassades des principaux sénateurs, des pontife* et des prêtres , même des vestales qui n'ont point de succès. Enfin , ambassade de toutes le* dame* romaines , ayant a leur têle Vélurie , mère de Marcius , et sa femme Volumnie. Elles partent le malin aux flambeaux (Denys d'Halic , liv. VIII , pag. 5i5) : ainsi c'était dans le tems de l'année où les jours sont très-courts. Véturie obtint la paix, et Marcius se retire le jour de* calendes 1 décembre romain f Denys d'Halic, pag. 5*5) de celle année aû6. Le 1". décembre romain tombait , suivant notre Table , au ao novembre julien, tems où les jours sont en effet tiès-courts. Le sénat ordonne qu'il sera bâti un temple a la fortune des femmes. Les consuls sortent quelques jours après de Rome a la tête d'une armée , pour repousser celles de Volsques et des Eques qui ravageaient les terres des Romains. Les
sur le choix d'un général , tournent les armes les uns contre les autres ; et loiu que les consuls sussent profiter de leur division , ils ramènent leur armée a Rome , où ils furent reçus avec indignation. Les malheurs que la guerre des Volsques avait bit éprouver aux Romains, et [inhabilité " , déterminèrent les pontifes a omettre l'intericnt on voulut abréger b magistrature de ces consuls , mais de tout leur consubt on ne leur confia
(Denys d'Halic. , pag. 53 1 ).
Js : C. Aqcilius Toscus , T. Sicitttos Sabistcs , en charge le 1". septembre romain 367, i3 août julien 487.
487-486. Premier sacrifice a la divinité, appelée la Fortune des femmes, avant que le temple qu'on lui Utissait fut achevé. On fixe ce sacrifice au 1". décembre romain , jour anniversaire de la retraite de Marcius. ( Denys d'Halicarn. , pag. 5a5 ). Guerre contre les Volsques , pour le* punir d'avoir ravagé, l'année dernière, la campagne de Home. On ' les Héroïques qui avaient secouru les Volsques.
des Volsques,
Triomphe du consul Sicinius,
I l'ennemi le plus dangereux. Ovation d'Aquiliui. ( Denys i il Italie. ) Ces triom plies ne se trouvent pas dans tes fragments qui nous restent des Fastes capilolini.
Consuls Sp. Cassius Viscbluitos III , Pa.octn.us Vta- < imus Tbicostds , entrent en charge le i". septembre romain a68 , 3 août julien 486.
486- 485. Virginius ravage les terres des Eques, qui n'osent sortir de leurs forts pour les défendre. Les Volsques ■lmiandent la pais A Cassius. Les Héroïques, abandonnés de leurs allies , désirent aussi de terminer la guerre. Cassius en reçoit des contributions, et envoie au sénat l'affaire de la pais. Le sénat l'accorde a tous ces peuples, et commet tassius pour en régler les conditions. Triomphe de Cassius sur tes Volsques et les Herniques. Il n'avait vaincu aucun peuple , mais il avait fini la guerre a l'avantage du peuple romain. Son triomphe eut lieu au mois de juin romain de Tannée suivante abq , sur la fin de son consulat. ( Fastes capit. Jun. ) Avant de sortir de charge , il est soupçonné de vouloir attentera la liberté de Rome et d'aspirer a la royauté. Pour s'attacher les Herniques , il leur avait accordé , dans le traité de pais , le droit de citoyen romain. Première loi agraire proposée par Cassius; loi, dit Tite-Live, oui ne fut jamais portée sans exciter de grands troubles. Elle flattait l'avidité du peuple, a qui elle accordait les terres de b république que fou devait partager entre les citoyens ; mais comme pour s'assurer des Latins et s'attacher encore plus étroitement les Herniques, Cassius admettait ces peuples au partage par une clause de la loi , le peuple romain dédaigne une grâce qui lui aurait été commune avec des étrangers. Envain, pour regagner la bienveillance du peuple, Cassius ajoute dans sa loi de distribuer aux Plébeïens le prix de la vente des grains de Sicile ; plus il propose de largesses, plus chaque romain les considère comme un attrait qui lui est offert pour le porter a vendre sa liberté. Le sénat i ordonne qu'il sera nommé des décemvirs pour borner les i terres de là république, et fixer la portion qui pourra en être partagée au peuple , et la loi de Cassius est rejetee. ( Denys u'Hafic, Tile-Live).
Consuls : Q. Fabius Vibclawws , Ses. Cornélius Malu ginensis Cossus , entrent en charge le 1". septembre romain aug, 14 août julien 4g5.
485-484- Cassius est accusé du crime de félonie par Caeso Fabius , frère du consul , et par L. Vaterius , neveu de Poplicola , questeurs cette année. Le peuple condamne Cassius à mort. Regrets du peuple d'avoir sévi contre l'auteur de la loi agraire, et un patricien favorable aux Plébeïos. La conduite du sénat loin d'apaiser les regrets, les irrite : il ne nomme pas les décemvirs pour le partage des terres, le peuple se croit joué par les Patriciens. Conventicules de Plébéien», et troubles a Rome. Pour les arrêter, les consuls minent les troupes en campagne. Cornélius ravage le pays des Vcïens; Fabius force le camp des Volsques et s'en empare. Mais ayant fait vendre le butin au profit de la république , au lieu de le partager aux soldats , il augmente l'ammosité du peuple. Les consuls ne ramènent les armées à Rome qu'i la veille des comices , pour l'élection de leurs successeurs. ( Denys d'Halic , Tite-Live ).
Consuls : L. JErniivs Mamucinus, C*so Fabius Vibulanus , entrent en charge le t". septembre romain *7o, 4 «oût julien 484-
4&4 -483. Dissention entre le sénat et le peuple. Les Volsques veulent saisir celte occasion d'attaquer Rome et ses alliés. La guerre réunit les Romains. Echec reçu par /Emilius i Antium, ville des Volsques; H est obligé d'abandonner son camp. Fabius lui envoie des secours. Victoire remportée par les deux consuls. Dédicace du temple de Castor et Poilus, bâti en conséquence du voeu fait par le dictateur Poitumius , dans la bataille qu'il gagna sur les Latins au lac Regille. Comme les consuls étaient encore en campagne k la tête de leurs armées , on nomme duumvir , pour dédier ce temple , le fils de Postumius. Les consuls ' enlèvent les froments des camps des ennemis, et comme, ajoute Denys d'Halicarnasse (pag. 553) , le teros de l'élrc-
(i) On ne marque qu'une année avant J. C. , parée que l'innée
4iS
tinn de leurs successeurs approchait. /Emîlius qui avait été battu reste dans le camp. Fabius laisse ses légions sous les ordres de leurs tribuns , et revient i Rome présider aux comices. Ainsi, les comices consulaires se tenaient peu de teins après la récolte. En suivant notre Table , le t—. septembre romain qui était le jour de l'installation des nouveaux consuls, concourut cette année 371 avec le 16 août julien.
Consuls : M. Fabios Vibularus , L. Valekius Poplicola Pormts, entrent en charge le 1". septembre romain a7i, 16 août julien 4«*.
483-48a. Les Patriciens réassissent k taire nommer des consuls très-attachés * leurs intérêts. M. Fabius était frère de Cteso , accusateur de Cassius , et L. Valerius avait accusé lui-même ce romain avec Caeso, son collègue, dans U questure. Continuation de la guerre des Volsques. Le tribun Mxniu* soutient le peuple dans le refus qu il fait de s'ènrôler avant que le sénat ait nommé de* décemvirs pour le
Partage des terres. Le sénat trouve un expédient pour éluder opposition des tribuns. Les lois sacrées avaient borné l'autorité iribunitienne dans l'enceinte de la ville. Les consuls font transporter leur tribunal hors des mure, y appellent les citoyens , prononcent des amendes contre ceux qui refusent de venir promettre le service ; et en faisant exécuter leurs jugements sur les biens de la campagne, ils réussissent â recruter les légions. Plusieurs combats entre les Volsques. Bataille indécise dans l'été : la chaleur et la soif, dit Denys d'Halicarnasse ( pag. 556 ) , avaient énervé le soldat. Pendant que les armées étaient en campagne, on croit apercevoir dans la ville différents prodiges. On découvre le crime d'une Vestale; elle est condamnée à mort. Mais ces malheurs étant arrivés dans l'année 17a, n'ont pu donner lieu i en retrancher rintercalation qui ne tombait pas sur celte année, parce qu'elle était la vingt-quatrième du cycle. Le peuple et les Patriciens n'étaient d'accord ni sur le choix des consuls, ni sur le droit de tenir les comices consulaires. Chacun de ces deux ordres de la république voulait des consuls attachés â son parti ; et comme le droit de présider aux comices donnait beaucoup d'influence dans l'élection, toutes les fois que les consuls les convoquaient , les tribuns empêchaient les citoyens d'y venir; et lorsqu'ils étaient convoqués par les tribuns, les consuls leur en contestaient le droit. Ces querelles empêchèrent de procéder â l'élection avant la lin de l'année consulaire r et il y eut liéu â on interrègne. { Denys d'Halic , Tile-Live ).
Consuls : C Joues Jolus ; Q. Fabius Vibulakus H , entrent en charge le 11 septembre romain 87a, 16 août julien 48a.
48a (1). Dérangement de l'armée consulaire j on trouve dans Denys d'Halicarnasse (p. 557), qu'il y eut deux interrois, A. Sempronius Atralinus et Sp. Lartius , et que celui-ci procéda à l'élection des consuls. Comme chaque interroi avait le droit de gouverner pendant cinq jours , l'année consulaire se dérangea de dix jours, et du 1". septembre où elle était fuée, elle se porta au onzième jour du même mois. On se concilia en nommant un consul agréable i chaque parti : Julius paraissait populaire, Fabius était attaché au sénat. Invasion des Eques et des Vcïens. Les consuls sortent avec leurs armées , ravagent les terres des Vcïens et lenlrent dans la ville.
Consuls : CtESO FABIUS VlBULAHUS H ; SP. FUBIUS MBdulliwus Fuaus, entrent eu charge le 11 septembre romain 27}, 5 août julien 481.
483-481. A peine les consuls étaient-ils entrés en charge, que les Véîens , aidés par les Etrusques, menacent de venir assiéger Rome. Des députés des peuples Latins annoncent que les Eques ont déjà investi Ortooe, et demandent des secours. Le péril réunit les Romains que le tribun Icilius voulait diviser, en présentant au peuple cette occasion comme favorable pour obtenir, par le refus de servir , la nomination des décemvirs pour le partage des Mais les autres Tribuns s'opposent â Icilius , et aident les consuls â former les légions. La personne de
«vite de Rome 37a fut compris en entier dans faune' julienne (AV.)
DE L'HISTOIRE ROM Al ME.
ABRÉGÉ CHRONOLOGIQUE
tribun éuot égalemeol inviolable , lear division
it leur force et laissait toute l'activité au pouvoir
des consul*. Tout réussit i Furiu* ; il contint les Eques , ravagea leurs terres , et ramena a Rome son année chargée de butin. Mais le nom de Cœso Fabius, accusateur de Cassius, était odieux au soldat; son armée veut délivrer Rome, mais refuse de vaincre. Après avoir mis les Veïens en déroute, loin de les poursuivre, elle rentre dans son camp avec autant de tristesse que si elle avait été battue , et oblige le consul de la ramener dans la ville (Denys d'Halicarnasse , Tile-Live. )
Consuls * Ch. Manlius Vulso ou CntciHîtATOS ; M. Fabius Vibulanus 11 , entrent en charge le 1 1 septembre romain 374, a6 juillet julien Ifio.
48i-4^r>- Plus le nom de Fabius était odieux au peuple, plus le sénat s'attachait a maintenir celte famille dans le consulat. Les Veïens et les autres peuples Etrusques , enhardis par les divisions des Romains, et par le refus qu'avait fait leur armée de poursuivre l'ennemi , espéraient de les vaincre. Le tribun Pontilicius qui, en suivant l'eiemple d'Icilius , veut empêcher la levée des troupes, n'a pas un succès plus heureux. Le sénat excite contre lui les autres tribuns, et les légions sont recrutées cette année par les mêmes moyens que l'année précédente. Les consuls ne redoutaient rien tant que leurs propres soldais. Campés a la vue de l'ennemi , provoqués par ses discours , et harcelés continuellement, ils demandaient d'être menés s;u combat et ne pouvaient l'obtenir. Le soldat romain craint que ses chefs ne doutent de son courage. Les consuls ne les metten en bataille qu'après avoir exigé le serment qu'il en reviendra victorieux. Victoire des Romains l'an de Rome arjS. Elle leur coûta beaucoup de monde ; Cn. Manlius , consul , Q. Fabius consulaire et frère de l'autre consul , y sont tués , et le consul M. Fabius y est grièvement blessé. Fabius prend néanmoins le camp de l'ennemi , ramène son armée a Rome, et refuse le triomphe, ne voulant pas mêler l'allégresse générale , et sa gloire personnelle avec le deuil de la république et de sa famille. S* modération lui 6t plus d'honneur que ne lui en aurait fait le triomphe. On distribua les blessés aux familles les plus en étal de les faire traiter. Le plus grand nombre furent reçus par les Fabius, et nulle part ils ne furent mieux soignés. L'humanité de cette maison lui réconcilia le peuple. La blessure de M. Fabius , qui élait seul consul depuis la mort de Manlius , ne lui permettant pas de remplir les fonctions du consulat , il abdiqua , et les patriciens nommèrent des interrois (Denys d'Halic Tit-Liv. )
Consuls
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Caso Fabius Vibolanus III, T. Vincimus Rvtilvs , entrent en charge le s", août ro-
uin
479. Dérangement de l'année consulaire, occasionné par la mort de Manlius et l'abdication de rabius, avant la tin du consulat précédent. Nous prouverons, a l'an de Rome agi , que le commencement du consulat se fixa cette année au t". août romain. Le second interroi ayant procédé à l'élection des successeurs de Fabius , suivant Denys d'Halicarnasse (p. S70.) et deux inlerrois faisant un interrègne de dix jours, il s'ensuit que Fabius avait abdiqué le ai juillet romain; et comme iï était entré en charge le 11 septembre, son abdication se fit deux mois moins dix jours avant la fin de son consulat. Ainsi Denys d'Halicarnasse qui dit (Aid) que Fabius abdiqua le consulat deux mois avant qu il ne finit , compte par mois non révolus. Cttso Fabius contient les Eques dans leurs villes et ravage leurs campagnes ; mais Virginius est battu par les Veïens ; il se campe sur une hauteur, les Veïens victorieux l'y suivent et l'assiègent. Son armée allait périr si Fabius ne fut venu i son secours- Les ennemis n'étant pas en état de résister a deux armées, se retirent. Les consuls rentrent dans Rome (sur la fin de l'an ajS de Rome) , et congédient les légions Les Veïens reviennent jusqu'au Tibre et au Janicule , et dévastent les terres des Romains. Le sénat se décide a mettre une garnison sur la frontière des Veïens pour arrêter leurs incursions. La république n'étant pas en eut de faire la dépense nécessaire pour bltir le fort, et y entretenir des troupes, une famille romaine s'en charge i
ses frais. Trois cent six patriciens, tous de la maison des Fabius, suivis de quatre mille cliens , partent, h'
un château sur la rivière de ta Cremère , font la petite guerre aux Veïens et les contiennent dans leur territoire. Ovide (lib. a, Fosl. v. ao5.) dit que la Cremère roulait déjà les eaux troubles de l'hiver , quand les Fabius s'établirent sur ses bords ; suivant Denys d'Halicarnasse (p. 573.) les Fabius repoussèrent les Veïens pendant tout l'hiver. Ainsi c'est au commencement de l'hiver et sur la fin de cette année 376 , que les Fabius allèrent s'établir sur la Cremère.
Consuls : L. /Ebulius Mamercinus , C. Servilius Strcctus A h al a , meurt dans le consulat ; C. Cornélius Lkhtulus EsquilihOS , subrogé à Senrilius , entrent en charge le 1". août romain 376 , 19 juin julien 478. ( L'année civile 376 de Rome concourt avec trois années jul. Edit. )
479~47®"477* Le* Veïens obtiennent de tous les autres peuples Etrusques des secours pour se délivrer du château de fa Cremère; cette guerre ayant paru aux Eques et aux Volsques une occasion favorable de réparer leurs pertes, ils se prépartnl aussi à la guerre. Ainsi Rome eut a combattre cette année trois diffère ns ennemis. Premier proconsulat. Comme il devait y avoir trois armées, on nomma F u ri us proconsul pour commander la troisième : charge de s'opposer aux Eques , ce général les bat , les oblige de se renfermer dans leurs villes et ravage leurs terres. Le consul .Himilius, i qui élait échu la guerre des Veïens, les force dans leur camp, fait un très-grand butin qu'il distribue au soldat ; et accorde la paix au peuple vaincu. Le sénat , qui n'avait pas été consulté sur les conditions, les juge défavorables à la république, et refuse à jEinilius l'honneur du triomphe. Mais Servilius, chargé de la guerre des Volsques, n'eut pas les mêmes succès. Il attaque avec trop de précipitation, perd les plus braves soldats, et obligé de se renfermer dans son camp, il y est bloqué par ses ennemis. Le sénat pensait que le consul vtmilius devait aller dégager Servilius son collègue. jF.ruilius, piqué du refus de triomphe, au heu de partir , congédie son armée et celle du proconsul Furius; et imputant au sénat de n'avoir désapprouvé la paix accordée aux Veïens que parce que celte paix l'empêchait d'éluder , par la prolongation de la guerre , la demande des Plébéiens sur le partage des terres, il donne lieu aux tribuns de renouveler leurs querelles. Servilius , privé de tout secours, périt vraisemblablement dans la guerre des Volsques. On trouve dans les fragmens des Fastes Capitolins sur cette année , des mots qui indiquent qu'un consul , dont le surnom était *lff»{tmvi , fut subroge à Servilius Slructus Ahala , et comme Diodore de Sicile porte pour collègue d'jKmilius , C Cornélius Lenlulus , on croit que le consul, subrogé è Servilius, se nommait I C. Cornélius Lentulus Esquilinus.
Consuls : C. HOSATlUa Pi) LV1LI.CS , T. Mextekius LaitATUS, entrent en charge le 1". août romain 377, 1". juillet julien 477.
477. Continuation de la guerre des Volsques et des Veïens. Once peuples Etrusques salant confédérés contre les Romains, forcent les Veïens à violer la paix qui leur avait été accordée l'année précédente , sous le prétexte que les Romains n'avaient pas obligé les Fabius a évacuer le château de la Cremère. Attaques infructueuses de ce château. Le consul Horatins est destiné i porter la guerre ches les Volsques. Pendant que son collègue Menenius, chargé d'aller secourir les Fabius, marche avec lenteur: les Etrusques dispersent du bétail dans la campagne pour y attirer (es Fabius par l'espoir de l'enlever, et se mettent en embuscade. Défaite des Fabius aux ides (i3) février romain (Ovid. , lib. 3 ; Fut. v. io3. ) : entourés par les ennemis, ils se font tailler cn pièces, et refusent de se rendre ; un seul en échapa. On soupçonna le consul d'avoir été jiloux de la gloire de la maison des Fabius. Les Etrusques enhardis par ce succès, marchent contre Menenius, le battent , s'emparent de son camp , viennent le lendemain sur le Janirule, è deux milles de Rome, d'où ils ravagent la campagne. Ils y panent l'hiver (Denys d'Ha- 583 et Soi); ainsi c'est i l'entrée défaite des Fabius; et suivant notre
liv. 9 , pp. 583 de l'hiver qu'arriva la table, le i3 février
jour de celle action
con-
courut avec le 7 décembre julien. Le consul Horatins arrive è Rome avec ses troupes , et rassure le peuple , alarmé du voisinage d'un ennemi , campé si près de lui. La dé- 1
à Rome comme une calam-'-
t faite de» Fabius fut pic
DE L'HISTOIRE ROMAINE
publique, et le jour et hcarnaase,Tite-Live.)
en fut déclaré
(Denys d'Ha-
Consuls : A. VlHGIltlOS Tbicostus Rutilcs , Sp. Sebviuus Stbdcttjs , entrent en charge le 1". août romain 178 , ai juin julien 476.
477-476-475. Denys d'Haï icarnasse (p. 583 } dit que cet consul] entrèrent en charge dans le mois d'août romain , et nous prouverons, a l'an agi , comme nous l'avons annoncé qu'ils y entrèrent le i". août. Troisième exemple de la justesse de la correspondance portée dans notre table entre l'année romaine et l'année julienne. Denys d'Halica masse (iliJ) ajoute que le jour du moi* d'août où les consul* furent installés, se trouvait cette année vers le solstice d'été. Or, suivant notre table, le iw. du mois d'août romain de cette année , concourut avec le ai juin julien, quelque* jours avant le solstice d'été, que César assigna au ab juin julien, et qui, suivant le calcul astronomique, arriva cette année sous le méridien de Rome, le a7 |uin environ , sur les quatre heure* du matin. Il suit de la que depuis l'an de Rome a6i , l'année romaine a beaucoup reculé sur l'année julienne. L'an a6i , le i", jour de septembre romain , qui dan* l'exacte correspondance avec l'anoée julienne, devrait précéder de vingt-quatre jours l'équinoxe d'automne, se trouvait cette année après cet equinoxe ( Fioy. l'an a6i ) au lieu que celte année 378, dans l'espace de dix-sept ans, le i,r. août romain, qui devait Ctre postérieur de trente - six jours au solstice d'été , se trouve vers ce solstice. Si Tannée romaine avait été conduite par les lois que Numa avait données i ces cycles le i*'. août romain , en suivant la progression que l'année | avait l'an a6i, aurait concouru cette année 378 , avec le 37 août julien , et aurait été très-étoigné du solstice d'été : ce n'est donc qu'en ometunt des intercalations, que l'on a pu donner à l'année romaine un aussi grand retardement ; en effet , en retranchant deux intercautions si m pl« , et une ïutercatation extraordinaire, on l'a reculée de soixantesept jours, et le i'». août romain a été porté du xj août julien où il se serait trouvé, au at juin. 11 suit aussi de la que comme la correspondance qu'avait l'an de Rome a6i , avec l'année julienne, prouve que les Pontife*, délivre* de la surveillance et .de l'autorité des roi* , ne tardèrent pas è se donner le droit d'ajouter des intercalations (Foy. lan a6i.), de même la correspondance actuelle de l'une avec l'autre année , pendant cette année 378 , montre qu'ils se mirent bientût en possession de retrancher des intercalations lorsqu'ils en jugèrent le retranchement utile a leurs vues , où aux intérêts de la république.
Les incursions des Etrusques pendant l'hiver de l'année précédente , avaient obligé le peuple d abandonner la campagne, et comme il n'avait point fait de semailles, il n'y eut presque point de récolte. Famine a Rome. Les tribuns imputent au sénat de l'avoir occasionnée. Les Romains se déterminent à tout oser pour se délivrer des Etrusques qui les empêchaient de cultiver les terres. Attiré* dans le plat
Says par l'espoir du butin que les Romains ) répandaient e dessein prémédité, il* sont vaincus par la même ruse, dont ils s'étaient servis envers les Fabtus, et se retirent dans leur camp du Janicule. Le consul Servilius le* y poursuit; mais s'étant trop hasardé, «on collègue Virginius marche et le dégage. L armée de Servilius reprend courage, renouvelle le combat , et remporte la victoire. Quoique le consul y perde beaucoup de monde 1 il se campe sur le Jaoicule, et oblige les Etrusques i l'abandonner. Rome ne fut ni dans l'allégresse ni dans le deuil , et ne permit pas qu'une victoire achetée par le sang d'un grand nombre de citoyens , fut ornée du triomphe. Le commerce et l'abondance ramenèrent les querelles. Les tribuns du peuple accusent Menenius, consul de l'année précédente, de prévarication dans l'affaire de la Cremère. Par le jugement de Menenius, les tribuns avaient chercha les patriciens. Par L'accusation d un con a rendre dépeudant du peuple le cunsu les consuls eux-mêmes. Le sénat ne put Menenius; il fut condamné (l'an 37g) ï deux mille a*. Quelque injuste que pa Menenius ne put survivre 1 l'ignominie.
ntimidêr tous ul , il* cherchent at , et s maîtriser cependant sauver une amende de ut le jugement , Il mourut , et le
sentiment d'honneur sous lequel il succomba , te fit regretter du peuple qui l'avait jugé (
Tile-Live.)
jugé ( Denys d'Halir.arnasse ,
QmiuU : P. Valejuos Popucola, C.N Aimes Rutilcs ou Roto* , entrent est charge le 1". août romain 370, 3 uillet jolven *75.
475-474. Les consuls , cherchant i conl faire juger par Je peuple le* anciens consuls , vilius <f imprudence dan* l'action du Janicule. parait dan* le* comice*, mai* se défend avec noblesse et avec fermeté. Pour le justifier , son collègue Vtrgiliu* lui rapporte tout l'honneur de la victoire, et diminue sa propre gloire, dans le dessein d'augmenter celle de Servilius. Le
Seuple l'absout. Ce succès qui arriva dès le commencement e ce consulat et avant le mois de février, alors le dernier mois de l'année, fit regarder, par les patriciens, cette annéeci comme heureuse, et les pontifes y ajoutèrent une intercalalion extraordinaire. Guerre des Veïens et des Sabins, encouragés par l'exemple que leur avaient donné les Etrusques dans I entreprise sur le Janicule. Ils se proposent de venir assiéger Rome. Le consul Valerius, marchant avec rapidité pour les prévenir, attaque, la même nuit qu'il arrive, le camp des Sabins, ensuite celui des Veïens, s'era-
re de l'un et de l'autre, et revient i Rome. Triomphe P. Valerius Poplicola sur les Veïens et les Sabins, aux calendes 1". mai romain de l'année suivante a8o (Fastes capit.) 16 avril julien de l'an 474 avant J. C, la seule dont le moi* de mai ait concouru avec le consulat de Valerius. La guerre de l'Etrurie ainsi terminée, le consul Nautius, qui commandait une armée d'observation pour protéger le pays des Latins et des Héroïques, en chasse les Eques et le* Volsques, qui y avaient fait une irruption , les suit dan* leurs terres et les ravage, met, dans leurs champs, le feu aux blés défi jaunissants , et revient è Rome , sur la fin de l'année consulaire. (Denys d'Ualic, liv. IX, p. 5o3.) Ainsi l'anoée consulaire finissait peu de tenu après la saison où les blés jaunissent dans la campagne de Rome ; elle se renouvelait le 1". août romain, qui concourrait, suivant notre Table, avec le 16 juillet julien
Consuls : A. M AH LUI 8 VCLSO, L. FCBIOS MBDULUHUS
Fvsvs, entrent en charge le 1". août romain a6o, 16 juillet julien 474.
474~473. Siège de Veïes par Manlius. Les Veïens, pressés dans leur ville par la disette , et abandonnés dans la campagne par leurs alliés, demandent la paix aux Romains. Manlius leur accorde quarante ans de trêve. Petit triomphe , appelé Ovation , de Manlius sur le* Veïens aux Ides i5 de mars romain de l'année suivante a8i (Fast. capit.); i3 mars julien de l'an avant Jésus-Christ 47$. Troubles sur la loi agraire. Les consuls ne se laissent intimider ni par la condamnation de Menenius, ni par le péril que Servilius avait couru en résistant aux tribuns. Cens et lustre a Rome sous ce consulat , mais l'an a8i. Ce lustre est porté dans les faste» capitolins, et désigné pour le huitième; d'où il suit que les autres lustres , que nous avons indiqués ci-dessus , ont été réellement fait*. Le septième lustre avait été fait l'an 36 1. La guerre , la contagion et d'autres circonstances , avaient empêché de le célébrer chaque cinquième année avant
Consuls : L. Aekiucs Makbbciitos III, Vopiscu* Ju- UV$ JuLtrs, entrent en charge le ier. août romain a8i , a8 juillet julien 47&*
473-47a. Le tribun Genucius, au moment où les anciens consuls sortaient de charge , les accuse d'avoir violé les droit* du peuple, en négligeant de faire exécuter le sénatus-oomulte , qui ordonnait la nomination des décemvirs pour le partage des terres. Le peuple assigne a Manlius et a Furius le jour où ils seront tenus de paraître devant lui pour être jugés. La veille de ce jour, Geoutius est trouvé mort dans son lit. Cette mort relève le courage des Patriciens, abat les tribuns, et nous croyons que ce succès funeste détermina les Pontifes à ajouter une intercalalion extraordinaire. Levée des troupes. Les consuls, non contents de prononcer de* amende* contre les Plébéien* qui refusent d'obéir 1 leurs ordres , les condamnent a être battus de verges. Nulle opposition de la part des tribuns, qui, craignant pour leur sûreté , loin d'être en état de défendre le peuple, auraient ciix-mémes eu besoin de défenseurs. P. Volero , officier dans les légions , appelé par les consuls s«-a--a-»--M.^Jiii=g -
1 lO
AHREGÉ CHRONOLOGIQUE
pour être enrôlé comme simple soldat , refuse «le ae tir g» i der, et invoque inutilement le secourt Je» tribun» { appel au peuple ; et comme les consuls méconnaissent la loi de l'apel purlée par leurs prédécesseurs , ordonnent aus lie— leurs «te préparer les verges et de dépouiller Volero. Le peuple irrite se rassemble , arrache Yolcro des mains des licteurs , les repoussa, brise leurs faisceaux , «H se porte ver* les consuls. Leur dignité les obligea de quitter la place publique; et «La tout leur consulat, il ne fui procédé, a aucune levée de
mn de ces droits , tendait à le* priver de eoce dans cette élection. I^es efforts du
ÇansWa : L. PutabUv* MAJEBRonrus Rurua, P. Feuva M Baux un us Fva«l« , entrent en charge le i". août romain atta, 10 août julien 47a.
4? a-if t. Tribuoat de Volero, Il propote une loi pour ordonner que les tribnns du peuple, cjui jusqu'alors avaient cte nommes dans les comices par runes, le seraient à l'avenir dans de* comices par tribus. Changement leader en apparence; mais comme nulle proposition ne pouvait être portée aui comices par curies qu'elle ne fût préalablement approuvée par un sénatu* - consulte , comme la décision donnée dans ces comice* n'avait force de loi qu'après avoir clé ratifiée par le* auspices , dont les Patriciens seuls étaient en possession, la lot de Volera , en transférant I élection des tribuns par tribus, dans lesquels ni le sénat , ni les Patriciens n'avaient s* la principale 106 •enat pour détourner le peuple de recevoir la loi, ne servirent qu'à en suspendre l'approbation. Année intercalaire suivant les lois de* cycle*. Contagion et avortemetits à Rome. Une Vestale convaincre de crime , est punie da dernier supplice. Ces malheurs arrivèrent sous ce consulat , mais l'année suivante a83 , et après l'intercalation faite par les Pontifes dan» le mois de février da cette année-ci.
Consuls : T. Qoikctiu* Babbatos C&rrrouirtjg , A*. Claudius Sabinus Regillensis , entrent en charge le 1". août romain a<J3, aa août julien 47 »•
471-470. Volero , continué dans le tribunal , soutenu de Lœtorius, son collègue, courageux et entreprenant, renouvelle la proposition dé sa loi , et y ajoute que la nomination des édile* plébéiens sera transférée tout de même des comice* aux curies par tribus. La modération du consul Quinclius qui parla contre la loi , en déconcertait le* leur*; mais Appiai Claudius imbu de* même que son pire , de la même aigreur envers les sétaot permis dank sa harangue des propos iajui tribuns , an tribunet et au peuple hii-roerae , Lcelorins lui ordonne de sortir de l'assemblée. Emeute et les Patricien* et le* Plébéiens dan* la place sénat loi
le peuple
aupes
•I , pour calmer le peuple , est obligé de consentir à la de Volero; et dans les prochains comices, par Fabius, peuple voulant marquer La satisfaction qu'il avait de ce
cinq iribun* au lieu de < qu'il était dans l'usage de nommer. Guerre des Eques , qui , enhardis par ces divisions, terres de* alliés. Quinclius oblige les Eques a leurs villes , et ravage leur* campagnes. Mais l'armée d'Appius, opposée aux Volsques, montra une opiniâtreté et une mutinerie que ni la fermeté du consul , ni les reproches
rentrer
sonne des tribuns, occasionné une sédition dans la place publique, et commandant une armée, de l'avoir ramenée couverte d'opprobre. Jamais accusé ne fut plus odieux au peuple , et nul accusé ne conserva plus de constance et de fierté. Le sénat n'oublia rien de ce qui pourrait servir a le justifier ou à le sauver. Mais Apptu* ne voulut ni prenait la contenance modeste, ni faire les démarches soumise* qui étaient d'usage dan* le* accusation* criminelles, ni permettre que personne les fit pour IuL on constance étonna tellement le peuple et le* tribuns, qu'on lui défera le chois n jour pour le |ugement. Il le prévint par sa mort. Son fils demanda è faire, suivant l'otage , son oraison funèbre : les tribans t'y opposaient; le peuplé plus juste ne voulut pas priver m romain de ce caractère , de l'honneur qui lui cuit du> Guerre contre les Eques et les Volsques. Les auspices ne permirent pas au consul Valerius de frire le siège du fort eu les Eques s'étaient renfermés. Il y eut entre JEmilius et les Bassinât attirés au dehors par l'embrasement de leurs villes , une action qui ne fut pas décisive.
ni les punitions , né purent surmonter. Elle voulut Are vaincue. Conduite a l'ennemi , elle rentre précipitamment
dans ton camp sans attendre le combat. Ramenée a Rome , et harcelée par les Volsques , elle fuit , se disperse , la plupart jettent leurs enseignes et leur* armes. Appius ne diminuant rien de son inflexibilité , punit de mort le* soldait qui rentrent dan* la ville désarmés, ou cime le reste, et en devient encore plus
de
1 L. Valerius Poflicola Pornos II , Tu AEiouui Majeebcibus , entrent en charge le s», août rorruirt ao4, la août julien 47°-
470-4G9. Poursuite* plu* vives que les précédentes, pour l'exécution du sénatu* - consulte sur le partage de* terres Appius Claudius, l'adversaire inflexible des tribun*, s'y oppose avec toute la fermeté et la hauteur qui formaient son caractère. Accusation d'Appius par le* tribuns Duilius et Siciniu*. I<e crime qu'ils lui imputent, c'est d'ouvrir dans le sénat des avis pernicieux au peuple, d'avoir violé la per
CKLIWOSTASVS .
le t*r. aoBt
Gmsuh : A. ViRclKiUs TnicosTCS T. NtistKtw* Ptuecus, entrent e n aSS , 14 aoM julien 4&9-
469-46S. Le* Volsques qui étaient venu* ravarrr la ramtagne de Rome , obliges è se retirer et poursuivis par Humiciu*, bissent désertes leurs terres, prendre et détruire une de leurs villes. Le* Eques qui s'étaient retranchés dans un bois pour surprendre les Romain*, sont vaincu*. Pendant ces expéditions , le* Sabins viennent enlever du butin jusqu'aux portes de Rome. Les deu» consul* •'étant réunis entrent dans leur territoire, et y font de plos grand* ravagei que les Romain* n'en avaient soufferts, ta division entre Tes Patriciens et les Plébéiens ne troubla pas cette année la tranquillité publique. Ainsi , nous crayons que les Pontifes irolongèrent , par une inlercalatiee) double, une anné> leureuse su-dehors et au dedans de Rome.
t* : QutKcnc» Barbatus Cawtqlikcs II, Q. Scnviuue Pnlscus Stbuctu*, entrent en charge le ic>. août main a8l> , 6 septembre julien 4brJ.