‹ L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des inscriptions, des chroniques et autres anciens monumens, avant l'ère chrétienneChapitre 424 sur 532 · DIX-NEUVIÈME DICTATEUR · texte numérisé non relu

DIX-NEUVIÈME DICTATEUR

P. HANLIUS CAPITOLINUS.

368. La supériorité que prenaient les troubles sur les I lois , l'obstination du peuple dans la continuation de ses I tribuns, la fermeté inébranlable de ceux-ci, et la résolu- I lion qn'on leur connaissait de tout tenter celle année pour vaincre les patricien*, et terminer leor entreprise, portèrent les pontifes a. omettre l'intercalalion. Renouvellement des disputes dès le commencement de Tannée consulaire. St=SSSSmm\ ' -mm^^SSSm*-—.

Sextius et Licinius, sans avoir égard i l'opposition de leurs collègues, assemblaient le peuple. Quatrième dictature de Camille : il choisit pour maître de la cavalerie L. iEmilius Mamercinus. I* sénat allarmé , avait eu recours aux dernières ressources de l'état , Camille et la dictature. Cependant Camille ne peut contenir les tribuns, et après avoir menacé le peuple d'enrôler toute la jeunesse et de l'amener hors de la ville , il abdique, soit que considérant son âge avancé et se souvenant de son exil , il n'ait pas voulu se commettre .avec des tribuns, oui, suivant Plutarqoc, le menaçaient d'une amende de cinq cent mille as , ou , ce qui a paru plus vraisemblable a Tile-Live, qu'on Tait averti qu'il j avait quelque vice dans sa nomination a la dictature. Lé sénat crut néanmoins qu'il avait besoin d'un patricien revêtu du pouvoir suprême. Dictature de P. Manlius Capitolinus : ce dictateur donna beaucoup d'avantage au peuple. H choisit pour maître de la cavalerie C. Licinius Calvus. C'est le premier plébéien élevé à cet honneur : il était ancien tribun militaire et en différent avec Licinius Stolo , tribun actuel. Le peuple , attaché seulement aux luis sur les dette* et sur le partage des terres , écoutait avec indifférence et rejetait même la loi pour communiquer le consulat aux plébéiens. Harangues des tribuns : ils y disent qu'ils sont dans la neuvième année de leor tribunal (Tite-Live, liv. VI, ehap. oy. foyet Tannée pré cèdent e.) et déclarent aux tribus que dans le cas qu'elles ne veulent pas autoriser ensemble toutes leurs lois, ils n'en porteront aucune, et que le peuple peut se dispenser de les continuer dans le tribunal. Harangues d'Appius Claudiu* contre les tribuns : elles curent Teflel de modérer l'audace des plébéiens, l-es tribuns réussirent seulement a faire passer la loi sur la création de décemvirs gardes des livres sibyllins : on en nomma cinq patriciens , et cinq de la classe du peuple. Ainsi se préparait la révolution qui devait ouvrir aux plébéiens l'entrée aux premiers honneurs. La délibération sur les autre» lois fut renvoyée a Tannée suivante. Comme Tile-Live dit que dans l'intervalle qu'il y eut entre l'abdication de Camille et la dictature de Manlius, les tri buos continuèrent d'assembler le peuple tout de même que s'il y avait eu un interrègne , quelque* auteurs ont cro qu'entre ces deux dictatures, il y avait eu un véritable interrègne; que par conséquent, les tribun* militaires avaient fini leur année lorsque Manlius fut nommé , et même lorsque Camille abdiqua ; d'où ils infèrent que ces deux dictatures doivent être placée* entre le tribunal militaire précédent, et le tribunal militaire qui suit, et qu'elle» forment dans le* Fastes une année séparée et indépendante. Les terme* dont se sert Tite-Live ne souffrent point, ils écartent même cette interprétation. Cet auteur dit que le* tribuns agirent comme s\l y avait eu un interrègne, velui pet inUrregnum , il n'y avait donc point d'interrègne. Le sent de Tile-live est seulement que les tribuns du peuple dans l'intervalle qui se passa entre les deux dictatures, délivrés de la crainte du pouvoir suprême, ne trouvèrent plus d'obstacles a. la continuation des assemblées du peuple auxquelles Camille s'était opposé. Mais il ne s'ensuit pas de li que les tribuns militaires eussent fait leor année : il s'ensuit seulement aue ces magistrats ordinaires n'avaient pas autant de force et Je pouvoir que des dictateurs pour intimider le peuple et gêner ses tribuns. Ces auteurs ajoutent que Ton trouve dans les Fastes Capitolin* deux traits ou deux commencements de ligne qui séparent k» dictatures de Camille et de Manlius du tribunal militaire qui les précède, et de celui qui les suit. On ne voit pas ces lignes dans le plan figuré des Fastes donné par Gruler : elles sout seulement dans la copie de Panvini. Quoi qu'il en soit , ce n'est pas par des lignes que l'auteur de ces Fastes a désigné les dictatures qui ont forme des année* séparées des consulats : il s'est sers i d'une formule expresse. Cette mitée, a-l-il dit, le dictateur et le maître de la cavalerie oui été sans consuls. (Poy. Tan 445.) Or , cette formule non-seulement ne se trouve pas dans les Fastes Capitolins aux dictatures de Camille et de Manlius ; mai* ces dictatores sont décrites immédiatement et sans aucun intervalle entre les deux tribunal! militaires, de sorte qu'on n'y voit point d'espace ou celle formule eut pu êire placée.

Tribuns militaire* : A. CORNELIUS CoSSUS II , I. Vettjrius Cras&us Cicorjmis II , M. Cormeuus Malugweiuis H , P. Valebics Poplicola VI , M. Gbganius Maceeincs, P. M a ni. il' s Càhtouhds II, entrent en charge le iS mars romain 387 , 5 mars julien 367.

DE L'HISTOIRE ROMAINE

et Licinius ont seulement été continué dix foi., dj„, le tribunat. Or, l'année que Tite-Live ajoute a l'anarchie porterait le commencement du dixième tribunal de ce* plébéiens au 10 décembre romain de l'an varronien 386 se tribunal militaire de L. Qui net lus, de Sp. Serviliu* et collègue»; et c'nt en effet à celte année 386 et a ce tribunal militaire que Tite-Live attache le dixième tribunal plébéien de Sextius et de Licinius. Cette dixième année de tribunal aurait donc fini le 10 décembre de l'an varronien 38; , et par conséquent , Sextius élevé au comulat le i5 mars 388 , y lerail parrenu avant cessé d'être tribun , il aitrail envoyé un licteur pour arrêter Camille et forcé le sénat de plier, et de céder au peuple , lorsqu'il n'avait plus d'autorité et de pouvoir, et les patriciens auraient été obligés de subir les lois Jet tribuns, après avoir réussi a les priver de leur soutien et de leur appui. En rejetant l'année ajoutée par Tite-Live, le dixième tribunal de Sextius commence le 10

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