‹ L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des inscriptions, des chroniques et autres anciens monumens, avant l'ère chrétienneChapitre 8 sur 532 · SECONDE SECTION · texte numérisé non relu

SECONDE SECTION

Détermination du pié grec.

L'ancienne Grèce était la réunion de plusieurs jeuplades qui différaient sensiblement par leurs ois et par leurs institutions. Au premier coupd'œil , on sera donc porté à supposer que chaque peuplade a eu sa mesure et son poids particuliers : il existe effectivement sur cet objet des disparités considérables ; mais tous les peuples de la Grèce se sont accordés sur la mesure du pié. C'est ce que M. ldeler prouve par plusieurs passages d'Hérodote , qui paraissent ne laisser aucun doute à cet égard.

M. Ideler pense que le pié grec ne peut être évalué que par le pié romain , avec lequel il est sous le rapport de 25 à 24; il évalue le stade à la huitième partie du mille romain , et combat toules les opinions contraires. Il assure que les peuples qui ont eu un stade plus grand , se sont servis d'un pié plus grand , et s'attache surtout à combattre Fréret , qui , dans un système plus ingénieux que solide, a pris pour base que le Ileron dont les ouvrages sur la Géodésie et les Machines de guerre, ont été traduits par Barocci , était né à Alexandrie , tandis que le lieu de sa naissance n'est indiqué nulle part. Nous ajouterons que Fabricius, dans sa Bibliothèque Grecque, l'appelle Héron de Bizance.

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