‹ L'art de vérifier les dates des faits historiques, des inscriptions, et autres anciens monumentsChapitre 24 sur 37 · Don Salvador Bermudez ne gouverna qu'une année · texte numérisé non relu

Don Salvador Bermudez ne gouverna qu'une année

290. Don Grégorio de Mollèda y Clerque, évêque de Truxillo, occupa le siège de 1748 à 1758.

3o°. Don Cayétano Marcellano y Agramont , évêque de Buénos - Ayres , gouverna de 1758 jusqu'à sa mort, en 1761.

3i°. Don Pédro de Argandoiia, élu en 1761 , mourut en 1776.

3a°. Don Francisco Ramon de Herboso , gouverna de , 1776 à 1784.

33°. Don Fray Joseph Antonio de San- Alberto , élu en 1785.

Note A.— M.Geoffroy diffère d'opinion avec M. de Jussieu sur l'époque de la découverte des propriétés du quinquina. Dans l'introduction de son ouvrage intitulé Matière Médicale (chap. 5), il dit que, selon une ancienne tradition, les Péruviens connaissaient la vertu spécifique de cette écorce avant les Espagnols. Il prétend que des malades atteints d'une fièvre épidémique furent

Suéris pour avoir bu de l'eau d'un étang, à laquelle des arbres e quinquina, abattus sur ses bords et qui y avaient séjourné quelque tems, avaient communiqué leur amertume. C'est la, suivant M. Geoffroy, l'origine de sa découverte.

Note B. — Pixbae. Les naturels du pays mangeaient autrefois ce fruit, et fesaient une boisson de son suc mêlé avec de l'eau. Il est de forme conique, ressemble assez k la figue, et sa couleur est d'un jaune foncé. La chair en est farineuse et se mange après avoir été bouillie ou rôtie. L'arbre qui le produit a beaucoup d'analogie

î>e i/amériqub. /fil

avec le palmier; mais il est plus élevé. Il porte communément six ou sept grappes qui se composent chacune de cinquante à soixante pixbaes. (Alcedo , Vocabulario de las voces provinciales de laAmérica us ad a s en el diccionario geogra/ico, histôrica, eic.)

Note C.^-Paulus papa III universis Christi Jidelibus présentes litteras inspecturis salutem et apostolicam benedictionem. Veritas ipsa, quœ nec falli, nec J altère potest, cùm prœdicalores fidei ailofficiumprœdicationis destinaret, dixisse dignoscitur : euntes docete omnes geutes : omnes dixit absque omni de le c lu, cùm o innés fidei( disciplina capaces existant. Quod videns et invidens ipsius humani generis œmulus , qui bonis operibus , ut pereant , semper adversatur, modum excogitavit hactenàs inauditum , quo impediret, ne verbum Dei gentibus , ut sahœ fièrent , prœdicaretur : ut quosdam suos satellites commovit , qui suant cupiditatem adimplere cupientes , occidentales et méridionales Indos , et alias génies , quœ lemporibus istis ad nostram notitiam pervenerunt, sub prœtextu quàd fidei catholicœ expertes existant, uti brûla uni malin , ad nostra obsequia redigendos esse , passim asserere prœsumant, et vos in servitutem redigunt tantis afflicticnibus illos urgentes , quantis vix bruta animalia illis servientia urgeant. Nos igitur,^ qui ejusdem Domini nostri vices , licet indigni, gerimus in terris, et oves gregis sui nobis commissas , quœ extra ejus ovile sunt, ad ipsum ovile toto nixu exquirimus, attendent es Indos ipso s , utpote veros homines , non solùm christianœ fidei capaces existere, sed, ut nobis innotuit, ad fidem ipsam promptissimè currere , ac volentes super his congruis remediis providere , prœdictos Indos et omnes alias gentes ad notitiam christianorum in posterum deventuras , licet extra Jidem - Christi t xistant, sud Ubertate et dominio hujusmodi uti, etpotiri, et gaudere libéré et licite posse , nec in servitutem redigi debere, ac quicquid secùs fieri contigerit irritum et inane, ipsosque Indos et alias gentes verbi Dei prœdicatione , et exemplo bonœ vitœ ad dictam fidem Christi invitandos fore. Auctoritale apostolied per prœsentes litteras decernimus , et declaramus, non obstantibus prœmissis , cœterisque contrariis quibuscumque. Datum Romœ anno IV. Non. Jnn. Pontificatûs nostri

an no III.

Note D. — Observationibus Ludovici Godin , Pétri Bouguer, Caroli-Mariae de la Condamine, è regiâ parisiensi scientiarum academiâ, inventa sunt Quiti; Latitudo fui/ us ce templi , australis grad. o, min. i3, sec. 18 ; longitudo occidentalis ab observatorio regio , grad. 81, min. 11. Declinatio acûs magneticœ , à bored ad orientem, exeunte anno lfîô, grad. 8, min. 45 ; anno 17 gr. 8, min. 20. Inclinalio ejusdem infrà horizontem, parte boreali, Conchœ, anno 1 j"5ç), grad. 12 ; Quiti 1741, grad. i5. Altiludines suprà libellant maris geomelricè collectœ in hexapedis. pariensibus , spectabiliorum nive perenni hujus provinciœ mon- Hum , quorum plerique Jlammas evomuerunt Cota-Cache a5Ô7,

Cayambur 3o28 , Anti-Sana 5oi6, Coto-Paxi 2Çj52 , Tonguragua 2Ô23, Sangay eliam nunc ardentis 2678, Chimboraso 8220, I Uni s a 2717 : soli Quitensis in foro majori 1462, crucis in proximo Pichincha montis vertice conspicuœ 2042 acutioris ac lapidei cacuminis nive plerumquè opetti 2432 ; ut et nivis itifimœ permanentis in montibus nivosis. Media elevatio mercurii in baro métro suspensi, in zona torridd, eaque parùm variabilis , in ord mariiimâ pollicum 28 ; linearum 0; Quiti poil. 20, lin, o 1/4.* in Pichincha , ad crucem , poil. 17, lin. 7; ad nivem poil. 16, lin. o. Spiritûs vini, qui in thermometro Reaumuriano , à partibus iooo, incipiente gelu , ad 1080 partes in aqud fervente intu- , mes rit, dilatât io ; Quiti , à parti bus I008, ad partes 10 18 ; juxtà mare t à 10 17 a<f 1029 ; i» fastigio Pichincha, à gg5 ad 1012. Soni velocitas , unius minuti secundi intervallo, hexapedarum 175. Penduli simplicis œquinoctialis , umu5 minuti secundi temporis medii, in altitudine soli Quitensis , archetypus ( Men» sur a? n Lit ural i. s exemplar, utinam et universalis ! ) œqualis 5079/10000 hexapedœ , seu pedibus 3, pollicibus o, 6, 85/ 100 ; major in proximo maris littore 27/100 /m. minor in apice Pichincha 16/100 fin. Refractio astronomica horizontalis sub œquatore média , juxtà mare 27 mm : ad nivem in Qdmboraso 19' 5i" ; ex qud et aliis observatisf Quiti 22' 5o". Limborum inferiorum soli s , in tropicis dec. 1736 yun/« 1737, *frstantia instrumenta dodecapedali mensurata grad. 47 > W*lf« 28 , sec. 36 .- e:r qud, positis diametris solis , min. 32, sec. et 5i' 33"; refractione in 66 grW. altitudinis o* l5" ; parallaxi vero 4" 4o"', eruitur obliquitas eclipticœ, circa equinoctium martii 1737 graaf. 23, min. 28, sec. 28. Stellœ trium in baltheo orionis mediœ (Bayero*) déclinât io austral; s, julio l'fi'j, grad. 1, min* 25, sec. 40. Ex arcu graduum plusquàm trium reipsd dimenso , gradus meridiani seu latitudinis primus, ad libellam maris re~ dactus , liexap. 5665o. Quorum memoriam , ad physices, astronomias, geographiœ, nauticœ incrementa , hpc marmore parieti templi coUegii maximi Quitensis soc. Jesu affixo, hujus etposteri œvi utilitati. v. d. c. Ipsissimi observatores. Anno Cnristi M. DCCXLIL

Traduction de l'inscription latine laissée à Quito pr MM. de l'Académie des Sciences.

Résultai des observations faites dans la province de Quito, par Louis Godin, Pierre Bouguer, Charles-Marie de la Condamine , de V académie royale des sciences de Paris. Latitude australe de cette église, de o dég. ï3 minut. 18 second. : longitude, de 81 dég. 22 minut. a l'oiiest.de l'observatoire royal de Paris. Déclinaison de l'aiguille aimantée, de 8 dég. 45 minut. du nord à l'est, vers la fin de 1736; de 8 dég. 20 min. en 1742. Inclinaison de la même aiguille, 12 dég. au-dessous de l'horizon , du côté du nord, a Cuença en 1739; de i5 dég. a Quito en 1741- Hauteurs déterminées géométriquement, au-dessus du niveau de la mer,

DE l'aMERIQUE. 4^->

en toises de Taris, des montagnes de cette province, les plus remarquables par la neige perpétuelle, et dont la plupart ont jeté des flammes ; savoir : Cota-caché, ^567 toises; Cayambur, 5o28; Anti-Sana, 5oi6; Coto-Paxi , 2952; Tonguragua, 26*25; Sangaï, 'volcan actuel, 267S ; Chimhoraço, 3220 ; Utilisa, 2717. Hauteur du sol de Quito, sur fa grande place; 1462, de la croix placée sur le sommet de Pichinclia , le plus voisin de la ville, 2042 ; du sommet pierreux et pointu, commuucment couvert déneige, 2432 , et de la limite inférieure de la neige permanente, sur les montagnes où elle ne se fond point. Hauteur moyenne du mercure dans le baromètre, sous la zone torride où elle est peu variable : sur le bord de la mer, 2S pouces lig. 0 ; a Quito, 20 pouces o ligne i/4; a la croix de Piehiucha, 17 pouces 7 lignes; à la neige , 16 pouces o lig. Dilatation de l'esprit de vin qui, dans le thermomètre de Rcaumur, a la glace naissante, marque 1000 parties, et 10S0 à l'ébullition de l'eau; a Quito, de 100S a 1018 parties ; au bord de la mer, de 1017 à 1029; au haut de Pichinclia , de 9()5 a 1012. Vitesse du son, en une seconde de teins, 175 toises. Longueur du pendule simple, dont les osciilations durent une seconde de teins moyen sous l'équateur, a la hauteur du sol de Quito [Etalon d'une mesure naturelle et plût à Dieu universelle! ) égale h 0,5079 d'une toise, ou à 5 pieds o pouce 6,85 lignes; plus long, sur la plus proche plage de la mer, de 0,27 lig. ; plus court, au haut de Pichincha , de 0,16 lig. Réfractions astronomiques horizontales moyennes sous l'équateur : au bord de la mer, 27 min.; à Chimboraco, a la limite de la neige, 19' 5i", d'où, et d'après d'autres observations, 22' 5o" a Quito. Distance des deux limbes inférieurs du soleil dans les tropiques en décembre 1756 et juin 1737, observée avec un instrument do 12 pieds : 47 dég. 28' 56 ", de laquelle ( en supposant les diamètres solaires de 3a' 37" et de 5T 55"), la réfraction a 66 dég. de hauteur, de o' i5" ; la parallaxe de 4" 4° "\ 0,1 déduira l'obliquité de l'éclipliquc , vers l'équiuoxc de mars 175*7, de 25 dég. 28' 28". Déclinaison australe en juillet 1737 de l'étoile du milieu des trois du Baudrier-d'Orion (1 dans Bayer), 1 dég. 23' ^o", Longueur du premier dégré de latitude réduit au niveau de la mer, tirée de la mesure réelle d'un arc de plus de 3 dégrés, 56,65o toises. Les observateurs, en Pesant placer ce marbre sur le mur de l'église du grand collège de la société de Jésus, pour conserver souvenir de leurs travaux, n'ont voulu qu'être utiles et contribuer aux progrès de la phisique, de l'astronomie, de la géographie et de la navigation. M. DCCXLil.

Sur le rapport du marquis de la Ensénada , qui avait le département des Indes, le roi envoya l'ordre d'achever ce monument, en 1746 » ct d'y graver l'inscription suivante :

Pliiliftpo y% Hispaniarum et Indiaruni rege catholico Ludovici X^y Francorum régis christianissimi postitlatis , regiœ scientiariun academiœ Pariensis votis annuente , ne favente. Lu-

dov. Godin, Petrus Bouguer, Car. -Maria de la Condamine ejus~ dem academiœ socii , ipsius christianissimi régis jussu , et munificentid ad metiendos in œquinoctiali plagâ terrestres gradus, quo vera terrœ figura certiùs innotesceret , in Peruviam missi ; simulque GeorgiusJuan S. Joann's Hiero-Solymitani ord. eques, et Antonius de UUoa t uterque navium bellicarum vice-prœfecti , et mathematicis disciplinis eruditi, catiiolici régis nutu, auctoritatey impensd ad ejusdem mensionis negotium eodem allegati commuai labore, indus tria, consensu in hâc Yaruquensi planitie distantiam horizontalem 6272 iif Paris. Hexapedarum in lineâ à boreâ occidentem versus grad. 19 min. iS 1/2 intrà hiijuSy et allerius obelisci axes excurreniem, quœque ad basim primi trianguli latus eliciendam, et fundamentum toti ope ri j aciendum inserviret^ statuere. Anno Christi M. DCCXXXV1. Mense novembri. Cujus rei memoriam duabus hinc indè obeliscorum molibus extructis t œternum consecrari placuit (1).

Note E. -*-Nous publions la proclamation suivante qui fera connaître les dispositions des chefs de la révolution à l'égard des indigènes (1).

« Le directeur suprême de l'Etat du Chili aux naturels du Pérou.

» Frères et compatriotes , le jour de la liberté de l'Amérique est arrivé, et du Mississipi au Cap Horn , ce qui fait près de la

(1) Du consentement et sous la protection de Philippe V, roi catholique des Espagnes et des Indes, et à la demande de Louis XV, roi très-chrétien des Français , et de l'Académie royale des sciences de Paris Louis Godin , Pierre Bouguer et Charles-Marie de la Condamine membres de cette académie , envoyés au Pérou par ordre et aux r,,:. A ,, rnî très-chrétien . pour mesurer dans les régions équinoxiales

▼raie ordre

figure de la terre ; conjointcu""" «ire ucuigç de Saint-Jean de Jérusalem , et Antoine de UUoa , tous deux viceamiraux de la marine royale et habiles mathématiciens , qui , du consentement, avec l'autorisation et aux dépens de sa majesté catholique, partagèrent leurs travaux dans cette plaine de Yaruqui , mesurèrent one distance horizontale de 6*72 %± toises de Paris, sur une ligne décli-

nant du N. à l'O. de 190 a5' «/, » et pa»»nt P81" ,e* ax.es d* {un et l'autre de ces obélisques , pour avoir la base , coté du premier triangle et fondement de toutes les opérations ; en l'année du Christ m.dcc. xxxvi , au mois de novembre, en mémoire de quoi et pour perpétuer le souvenir de ces travaux , on a élevé ces deux obélisques.

(•x) Elle a été imprimée en quiche , et l'on a ainsi un échantillon curieux de l'ancienne langue des Incas. On doit ce document ï madame Mary Graham, auteur du Journal of a résidence m Chde, déjà cité, ou noua renvoyons le lecteur qui sera bien aise de connaître cet ancien

langage.

DE L AMKRIOUK. ^5

moitié du globe , le Nouveau-Monde a proclamé son indépendance. Le Mexique est en armes ; Garaccas triomphe ; Santa-Fé s'organise et reçoit de puissants secours ; le Chili et Buénos-Ayres ont atteint le terme Je leur carrière : ils jouissent des fruits de leur liberté , et sont respectés par les nations de l'univers qui leur apportent a l'envi les produits de leur industrie, leurs améliorations , leurs armes et môme leurs bras; elles donnent ainsi de la valeur à nos productions et du développement à nos talents. Les emplois, les honneurs et les richesses du pays sont actuellement notre partage, et ont cessé d'êtrt le patrimoine de nos tirons.

» Cependant , quoique la douce liberté parcoure en paix oïl suivie de la victoire les régions du sud , elle a été obligée de porter ses pas bienfesants et majestueux loin des plaines situées entre le Quito ét le Potosi, et d'échanger sa double influence contre l'affliction et le chagrin causés par les ravages exercés bar les Espagnols dans le Cochabamba, à Puno, la l'a/,, Cuzco, Guamanga, Quito, et dans les autres provinces de notre délicieux pays. La se trouvent les tombeaux et les illustres mânes de Pumacagua , d'ÀTigulo, de Camargo , de Cabézas et de tant d'autres héros qui , devenus vos anges tutélaires, sollicitent votre bonheur et votre indépendance au pied du trône du Très-Haut. Offrez sur leurs tombes Vos vœux et les nôtres contre la politique impie qui porte les Espagnols, après vous avoir égorgés, k traîner h leur suite vos fils pour lies faire combattre contre leurs frères, qui luttent pour la liberté de leur patrie ; et k nous forcer de nôus entredtïtruire pour miéux river nos chaînes.

» Mais l'heure marquée par le Dieu de justice et de miséricorde pour le bonheur du Pérou vient de sonner, et vos frères du Chili ont fait les plus grands sacrifices pour équiper une escadre respectable destinée a vous proléger ; elle défendra vos côtes , et portera secours partout où le besoin ou la voix sacrée de Ja liberté l'appellera. Une nombreuse armée , composée des braves soldats de Chacabuco et de Maypu, qui doit vous assurer la possession de Vos droits, occupera en même tems votre territoire.

» Péruviens ! tel est le pacte , telles sont les conditions auxquelles les Chiliens s'engagent , en présence de l'Être Suprême , et en appelant sur eux la vengeance de toutes les nations de la terre s'ils violent leur serment , k affronter la mort et les fatigues pour vous délivrer. Vous serez libres et indépendants : vous établirez votre gouvernement et vos lois d'après la volonté seule et spontanée de vos représentants. Aucune influence, civile ou militaire, directe ou indirecte, ne sera exercée par nous, qui sommes vos frères, sur vos institutions sociales. Vous pourrez congédier les troupes qui vont vous protéger quand il vous plaira, et , ni votre danger, ni votre sûreté ne servira de prétexte pour les y maintenir contre votre volonté. Aucun corps militaire n'occupera une ville libre sans y avoir été appelé par ses magistrats.

Les opinions cl les partis péninsulaires qui ont pu exister avant votre affranchissement , ne seront réprimés ni par nous ni par notre secours ; et, prôts a anéantir la force armée qui s'oppose à l'obtention de vos droits, nous vous prions d'oublier toutes les offenses antérieures au jouri de votre gloire et de réserver votre juste sévérité pour punir l'obstination et les injures de vos ennemis à venir.

» Fils de Manco Capac, de Yupanqui et de Pachacutec ! leurs ombres vénérables sont les témoins des conditions que le peuple du Chili vous offre par ma voix , et de l'alliance et de la fraternité que nous recherchons , pour consolider notre indépendance, et détendre nos droits au jour du danger.

» BsRNARDO O'HlGGINS. »

Note F. — L'aperçu statistique suivant du Pérou a été fourni par le docteur Hipofito Unanué, ministre des finances de ce gouvernement.

Étendue , Population* L'étendue du Pérou est de quarante -

3uatre mille six cent cinquante railles carrés, et sa population, 'après les recensements de 1790 et 1791, d'un million soixanteseize mille neuf cent quatre-viugt-dix-sept habitants (1). L'accession subséquente de l'intendance de Puna et du gouvernement de Guayaquil lui donna un surcroît de trois cent mille Indiens» outre cent vingt raille autres sur divers points, qui n'ont pas été compris dans le dénombrement; de sorte qu'on peut porter la population actuelle du Pérou a un million cinq cent mille habitants, répartis principalement en quatorze cités, quatorze villes et neuf cent soixaute-dix-sept villages et hameaux. Mais la majeure partie de son territoire est encore inhabitée et sans culture. Lorsque le Pérou était attaché a l'Espagne, il envoyait vingt députés aux Cortès et sept suppléants.

Le produit annuel de l'industrie et de ï agriculture , dans les différentes provinces, fut estimé, en 1797, ainsi qu'il suit :

Lima 2, 1 88, 55o piastres.

Cuzco i,438,6qo

Aréquipa 1,980,^58

Truxillo , 1 /11 5,5 11

Guamanga a4o,652

Huancavélica 161,000

Tarma ». 4^9,833

Total ..... 7>554,495

(1) Suivant le recensement de i55i, la population indigène du sVlcvait a huit millions deux cent quatre-vingt cinq mille habitants ; et en 1761 f elle se trouvait réduite a trois millions. (Voye* la Relation descriptiva , etc. , de Don Miguel Feyjoo , in -4°. Madrid , 1 763.)

Mines. Le produit moyen annuel des raines, en 1795, 1796 et *797> fut de cinq cent quarante-six mille marcs, savoir :

Celles de Tanna 276,472 marcs.

Id. Aréquipa ............. 106,462

Id. Truxillo 8q,4o3

Id. Lima 70,000

Id. Huancavélica 9»n9

id. Guzco 1,764

Total 546,2-ao

Commerce. U s'expédie annuellement du Pérou pour les pays étrangers 2,400,000 dollars eu productions indigènes. Il envoyait ordinairement environ 100,000 dollars en Espagne, 1,900,000 a Buénos-Ayres , et le reste au Chili, a Santa-Fé et à Guatémala.

Tableaux du commette entre les ports deCadi* et de Callao (1).

IMPOÏ

ITATIOMS.

Provenances espagnoles.

Provenances étrangères.

Valeurs totales.

. Totaux. .

dollars.

dollars.

3oq,23o 3 633,435 3 i,o4g,3{8 4

dollars.

(1) Colonel PoinseWs report on Peru.

Nous croyons devoir donner ces tableaux d'après l'ouvrage cité, malgré quelques fautes d'impression que l'auteur n'a «us doute pas eu l'occasion de corriger.

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