‹ L'art de vérifier les dates (volume 2)Chapitre 156 sur 299 · GUL · texte numérisé non relu

GUL

L'an i'56i , Gui , par le partage qu'il fit au mois de juin avee -ses frères, devint comte de Soissons, seigneur de Chimai, d'Ar^ tnes , de Clari et de Calhen. Louis , son aîné , ayant été choisi pour être l'un des otages que le roi Jean donna au roi d'Angleterre jjour obtenir sa liberté , Gui consentit à prendre sa place , et d'aller eu Angleterre au lieu de lui, à condition qu'il payerait sa dépense tant que l'otage durerait. Il parait qu'en partant, Gui remit le comté de Soissons à Louis. Du moins il est certain que Louis ajouta à ses qualités celle de comte deSoissons, et qu'il rendit même hommage de ce comté au roi. Mais, l'an i566, par acte dm 3 juillet, Louis se dessaisit du comté de Soissons en faveur dc^ui, qui était encore alors retenu en Angleterre. L'année suivante, ennuyé de sa longue captivité , Gui , pour obtenir sa liberté, vendit son comté de Soissons àEuguerand de Couci , que la même disgrâce avait conduit en Angleterre, mais qui, plus fortuné que lui , ayant eu le bonheur de plaire à la fille du roi Edouard , fut enfîa choisi ])our être le gendre de celui auquel il avait été donné en otage. L'acte de vente fut passé le 5 juillet 1567. Gui dans la suite devint comte de Blois et héritier de plusieurs autres terres, qui le rendirent un des plus puissants seigneurs de France. (Voy. les comtes de Blois. )

ENGUERAND DE COUCL

t "367 . Enguerand. sire de Couci , VIP du nom , devint comte deSoissons par la vente que lui fit de ce comté Gui deCliàtilion, cl par la libéralité d'Edouard, roi d'Angleterre; qui en paya le prix.

DES COMTES DE SOlSSOiNS. tlCi'J ,

Ce cnmte fut la dot d'IsABF.Li.E , fille de ce prince, qu'Engucrand épousa, et tint lieu d'une rente de quatre mille livres, qu'Edouard lui avait promise par son contrat de jnariage. Enguerand fit fortifier et agrandir le château de Soissons, de manière qu'il tenait en bride les bourgeois, et pre'sentait un aspect redoutable aux étrangers. Nous avons donne' ailleurs le de'tail des exploits par lesquels il signala sa valeur et sou habileté' dans le me'tier des armes. Il mourut , le iSfe'vrier 1Ô97 , à BurSeen Bithynie , après la bataille de JSicopoli , où il avait e'ie' fait prisonnier. De son mariage avec Isabelle d'Angleterre , il laissa deux filles, Marie, qui suit; et Philippe, femme du duc d'Irlande. D'Isabelli; de Lorraine, sa seconde femme, il eut une autre filic, nomme'o coname sa mère. {Voj. Enguerand VII , sire de Couci ).

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