ROBERT DE BAR
i4o5. Robert de Bar , fils de Henri de Bar et de Marie de Couci, eut à soutenir le procès qu'Isabelle, sa tante, avait inteulé à sa mère , et qui se poursuivait toujours. Il fut jugé définitivement, comme on l'a dit ci-devant, le 11 août 1408 , en faveur d'Isabelle , qui eut la moiaé de la baronuie de Couci et de se*
dépendances. A l'cgard du comte de Soissons, il resia tout entier à Charles , fils et successeur de Louis , duc d'Orle'ans. Mais ce prince , se trouvant hors d'e'tat d'achever le paiement de la somme qu'il devait jîovir l'acquisition de ce comté, fut oblige' de transiger , en i4'2 , avec Robirt de Bar , et de lui re'lrocëder la moitié par indivis du comte' de Soissons. La portion de Charles passa, l'an 1466, à Louis, son fils, lequel étant monte' sur le trône de France après la mort du roi Charles VllI, elle fut re'unie de droit au domaine de la couronne ; mais elle ne le fut pas de fait, parce que ce prince de'clara que son intention était qu'elle fût administre'e sépare'rnent. En eflfet, illa donna peu de tcms après à Claude, sa fille , qui épousa François I"'. Cette princesse étant morte l'aa I 524 , la moitié par indivis du comté de Soissons tomba entre les mains de Henri II , sous lequel elle fui enfin réunie de fait au domaine du roi.
Rfcveiious à Robert de Bar, possesseur de l'autre moitié indivise du comté de Soissons. Trois ans avant la transaction dont on vient de parler , il en avait fait une autre ( le 8 avril 14^9) avec Edouard de Bar, marquis de Pont, fils aîné de Robert, duc <]e Bar, par laquelle il devint possesseur des seigneuries de Marie, d'Oisi , de Warneton , de Bourbourg , de Dunkerque , etc. Le roi Charles VI , qui l'estimait, érigea en sa faveur, par lettres du mois d'août \/^i5 , la baronnie de Marie en comté. Ce prince lui conféra de plus la charge de grand-boulillier. Vers le même lems , Soissons subit le sort de la plupart des villes de Picardie , dont le duc de Bourgogne s'empara pour y mettre garnison. Charles VI étant entré , l'an i4'4> dans cette province pour la réduire , commença par le siège de Soissons , qu'il emporta d'assaut le 20 ou le 21 mai. La ville fut livrée au pillage ; et Engucrand de Bournonville , l'un des commandants de la place, eut la tête tranchée , ainsi que plusieurs autres officiers , pour expier la mort du bâtard de Bourbon , qui avait été tué à ce siège. L'an j4i5, le comte Robert combattit pour la France à la bataille d'Azincourt , où il périt le 26 octobre, avec deux de ses oncles, laissant de Jeanmi: peBéthune, son épouse, fille aînée de Robert de Béthune, vicr)mte de Meaux, une fille, qui suit. La comtesse Jeanne ayant survécu à son mari , se remaria à Jean de liUxembourg, comte de Ligni , et mourut sur la fin de i/^5g.
JEANNE DE BAR et LOUIS DE LUXEMBOURG.
141 5. JeAivive, fille unique de Robert de Bar , lui succéda aux comtés de Soissons et de Marie, ainsi qu'à ses autres domaines. Elle épousa, l'an i4")5, au château de Bohain , le 16 juillet , Louis DE Luxembourg , comte de SainL-Pol , de Bricnue et de
DES COMTES DE SOTSSONS. nGg
Ijigni , connétable de France. Jeanne mourut l'an 14^2, et scii mari fut de'capite' le 19 décembre i4''5. ( T'ojez Louis, comte de Saint-Pol. )