‹ L'art de vérifier les dates (volume 2)Chapitre 166 sur 299 · LOUIS-THOMAS-AMÉDÉÉ DE SAVOIE · texte numérisé non relu

LOUIS-THOMAS-AMÉDÉÉ DE SAVOIE

1675. Lours-THOMAS-AMÉDÉE , ne' le i5 de'cembre i658, et fils aine' du prince Engètie-Maurice, lui succe'da au comte' de Soissons. Après avoir servi la France en qualité* de man-chal de camp, il se laissa engager, l'an ib'gS, par le duc de Savoie à passer au service de l'empereur. L'an 1702 , e'tant au sie'ge de Landau , il y reçut deux blessures au bras , qui obligèrent de le lui couper. 11 mourut neuf jours après celte ope'ration , le 14 août, laissantde son mariage avec UraniedelaCropte-BeAuvais, Emmanuel, qui suit , et d'autres enfants.

panx événements. Né h Paris le 18 octobre i663, il fat destiné à l'élal ecclésiastique sous le nom d'ubbé de CaiijE;nan. Pour soutenir son rang il sotlicitii, mais en vain , une abbaye ou un emploi niiiitaiie. Piqué du rcfui qu'il essuya, il se rendit, l'an i683 , auprès de la princesse, sa niere, à Bruxelles, et de là il alla joindre les princes de Coiui, que le danger de Vienne , assiégée par les Turcs, appelait à son secours. Louvois, apprenant sa sortie de France, dit qu'il n'y rentrerait jamais. J\y rentrerai, dit le prince, malgré Louroii. Louis XIV , qui n'avait pas meilleure opinion de lui que son niinisfre , témoigna le même mépris pour sa personne lorsqu'on lui rapporta qu'il c'était attaché au service de l'eiripcrcur, qui lui avait donné de l'emp'oi dans se^ armées. One l'oiis en semble^ i\il-il aux assistants: IS'^ai-je pas fait une grande ptrle ? il l'apprit bien par la suite. Envoyé en Italie pour déiciidre ce pays contre les Français, Eugène ^e comporta avec tant de valeur et d'habileté (|u'il obtint, l'an 1697, le commandement de l'armée impériale. U'ita- Jie ayant été rappelé pour s'opposer aux Tuics, il les contraignit , par la t;rande victoire qu'd remporta sur eux le 1^'" septembre iGg^ ,pré>de Zeutasur la Teis'e , et d'autres succès éclatants qui suivirent, h conclure la paix, ou pluiô. renouveler la trêve le a6 janvier 1699. La guerre de la succession à la monarchie d'Espagne le ramena, l'an 1701 , en Italie, ou ses succès furent balancés d'abord par le maréchal de Caiinat. Mais il eut ensuite meilleure composiiion dn maréchal de Villeroi, substitué à ce général. Il le surprit dans Crémone le i^'' lévrier 1^01 , et le fit prisonnier. Mais la bravoure dôs Français l'obligea de se retirer avec sa proie. Il trouva un rival plus digne de lui dans le duc de Vendôme , envoyé pour rcjuplacer Villeroi. Il fallait l'habileté du prince Eugène pour faire une aussi belle retraite qu'il la fît aprc» la bataille de Luzzara, qu'ilavait engagée le l'iaoût \'-jO'i. Etant reloarné a Vienne aprè-.avoir niis ordre aux afiaires de l'empereur en Italie, il partagea, le iSaoùi 1704 1 avec le duc de Marlborongh , la gloire de la fameuse bataille d'Hochstedt, gaenéc sur les Français par 1 ,>s alliés. Le si('ge de Turin , formé par les Français avecdcs forces incrovablis, iournitnne nouvelleoccasion au prince Eugène «le déployer ses talents militaires. Vainqnenraprès un combat de trois heures, il délivra Il place le 7 septembre i7o(). Le gain de la Laiaille de Malplaquet , dans les Pays- Uas , le 11 aoiit 1709, ne lut pas moins houorai)lc î» ce héros et à Maribo-

DES COMTES DE SOISSONS. 27g

Page 1