‹ L'art de vérifier les dates (volume 2)Chapitre 215 sur 299 · MARGUERITE · texte numérisé non relu

MARGUERITE

i36i. Maf.gierite , fille du roi Philippe le Long et veuve de Louis I' ' , comte de Flandre, succéda dans le comté d'Artois et dans celui de Bourgogne à Philippe de Rouvre, son petit-neveu. Cette princesse était d'une sévérité qui ne lui concilia pas le cœur de ses sujets. L'an iSyS, elle fit brûler la dame de Bours , village situé dans l'Artois , entre Saint-Pol et Pernes , pour avoir fait jpoignarder un escuyer en son mouslier de sa parocke , en un di-

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7?)n?ic^ie à la we^se, entre les hraf: don près tre auquel II alla se réfugier quand il \'it ses ennemis , f^t dessous la casiile , et fat bteciés ledict presire, et Vantet et aournemens furent ensanglantés. ( Jean de Guise , Chron. jnanuscrîte. ) Marguerite eut de grandes altercations avec la ville d'Arras , dont elle voulait restreindre les privile'gcs. Les ordonnances que ses officiers rendirent à ce sujet, furent e'iude'es par des appels. Les Arrageois se sonlevèrent, et la comtesse , osce'dc'o de leur insolence , se relira en Flandre auprès du comie son fils. Ap]irenant de la que les troubles conlinuaieut dans la ville , elle fait enlever, par des gens aposte's, Gérard du Moulin-d'or ; conseiller-pensionnaire d'Arras, avec plusieurs membres du conseil municipal , qu'on nommait des vingt-quatre, et les fait nmener dans les prisons du Pavillon, près de Gand. Non conlenle de ce coup d'autorité' , la comtesse et son {ils envoient des troupes faire le de'gût aux environs d'Arras ; ils fiirent si bien servis, que la ville leur fit une dtfputation pour demander grâce et se remettre à leur discre'tion. Ou ne voit pas quelles furent les conditions de l'accommodement ; seulement on saitque les prisonniers furent rendus, à l'exception de Gérard du Moulin-d'or, qui était mort de froid en prison. ("ependant le roi Charles '\ n'apprit pas sans indignation les voies de fait employées par la comtesse d'Artois et le comte de Flandre, ses vassaux, dans des contestations qui étaient pendantes à son parlement. L'une et l'autre se hâtèrent de prévenir les effets de .son ressentiment , en demandant des lettres de rémission , qui leur furent expédiées le ](> mars 1578. ( V. S.) ( Rec. de l' ah hé de Camps, vol. 2, p. 45i.) La comtesse Marguerite finit ses jours le 9 mai i582. ( Voyez Louis I^i" , comte de Flandre.

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