‹ L'art de vérifier les dates (volume 2)Chapitre 229 sur 299 · HENRI D'ORLÉANS · texte numérisé non relu

HENRI D'ORLÉANS

i65î. HFivnT d'Ort.kans, fils de Plenri I ■■, duc de Longuetille et d'Eslouteville , ne' le wj avril i5q5 , succéda, l'an iC>3i , à Fr.'ir)rois d'Orléans , son oncle , au comté de Saint- Pol. Il était revêtu depuis la mort de son père, arrivée deux jours avant sa naissance, des duchés de Longucville et d'Eslouteville, ainsi que de la principauté de Neufchàlel en Suisse, et des comtés de Dunois, de Chaumont et de Tancarville- Après s'être distingué dans la guerre contre l'Espagne , pendant laquelle son comté de Saint- Pol retomba sous cette puissance , il lut mis à la tête des plénij)otcutiaires, nommés, l'an i6/|4> pourtraiter de la paix dcMuus-

DES COMTES DE SAlNT-POI,. 4l ^

ter. Ayant embrasse depuis le parti de la Fronde , il fut arrête' j le i8 janvier i65o, avec les princes de Coudé et de Conti , conduit avec eux, d'abord à Vincenues , puis à IVlarcoussi , et enûi au Ilâvre. De'livre' avec eux, le i5 fe'vrier i65i , il revint à la pour , où sa conduite paisible et soumise lui mérita de oouveîle faveurs. Au lieu di: g )uvcriiementdc Picardie dontil était pourvu, > le roi lui donna celui de Normandie. L'an i655 , ce monarque, par SCS lettres-patentes , déclara qu'il reconnaissait Heari , duc de Longaeville , pour prince du sang , voulant que lui et ses descendants eu mariage légitime fussent reconnus pour tels comme issus de la maison d'Orléans , et eussent rang à la cour après les autres princes de son sang. Léonor, aieul de Henri, avait obtenu du roi Charles IX de semblables lettres au mois de septembre iSyi. Mais ni les unes xii les autres ne furent enregistrées. Henri mourut à Rouen , dont il était gouverneur , ainsi que de toute la Normandie, le it mai i663. Son corps fut transporté à la Saintc-Cbapellc de Chàteaudun , et son cœur aux Célesîms de Paris. !1 avait épousé , i° Louise de Bourcon , fille de Charles , comte de Soissons (morte le 9 septembre 1657), dont il eut deux fils, décodés en bas âge , et une fille, Marie , qui viendra ciaprès. A\ne-Geineviève , fille de Henri de Bourbon-Coadé , fut la seconde femme du duc de Longueville , qu'elle épousa le a juin i(J4.2. Ou sait le rôle que joua cette princesse dans la cabale de la Fionde , où elle entraîna son mari , et la pénitence éclatante q l'elle en fit jusqu'à sa mort , arrivée le \ 5 août 1 679 , à Paris, dans le couvent des Carmélites du faubourg Saint-Jacques. C'était le lieu de sa retraite depuis plusieurs années, après avoir été obligée de quitter le séjour de l'orl-royal-dcs-Clianqis. Elle eut de son mariage deux fils , Charles-Louis , et Charles-Paris, qui suit , avec une fille morte en bas âge.

CHARLES-PAPJS.

Charles-Paris, fils puinéde Henri d'Orléans et d'Anne-Geneviève de Bourbon , né dans riiôlcl-de-ville de Paris , la nuit du 28 au 29 janvier 1649, devint, par la cession de son frère aîné, duc de Longueville et d'Estouteville, comte deSaint-Pol , et prince de Neuchâtel , sous la garde- noble de sa mère. Doue' d'un naturel excellent, et élevé avec le plus grand soin, il donna dès sa plus tendre jeunesse les plus belles espérances. A l'âge de dix-buit ans il accompagna le roi , l'an 1667 , à sa campagne de Flandre , et eut part à la prise des villes de Tournai , Douai

et Lille. L'année suivante, il fut aussi de l'expédition que le monarque fit en Franche-Comté. Les Turcs fi^isaient alors le siège

de Candie. Le duc de Longuevillc^iartit à la lèle de 100 gentils-

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liommes pour aller au secours de cette place. Il y fit preuve de sa valeur eu diverses attaques. Mais les forces et l'obstination des Turcs pre'valurent sur les efforts de tous les braves qui entreprirent de leur faire lever le siège. L'an 1672 , il fut de la première campagne de Hollande, et passa le Pihin à la nage avec la cavalerie française. Mais, par une imprudence pardonnable à son âge, ayant attaque' au sortir de ce fleuve, un corps des ennemis retranche' à Tolhus , il y fut tue' le dimanche , 12 juin , dans le teras qu'on travaillait à l'élever sur le trône vacant de Pologne , et qu'il e'tait près de l'emporter sur son compétiteur , IVlichel Wieçnowieçki. N'ayant point été marié , il laissa un fils naturel, Charles-Louis d'Orléans , qui fut tué , l'an 1688, au siège de Philisbourg.

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