LOUIS-JOSEPH
1669- Louts-JosEPH , né la nuit du 5o jnin au 1*' juillet i654 , appelé duc de Penthièvre et de Mercœur, du vivant de son père , lui succéda au duché de Vendôme après sa mort. Dévoué îj la profession des armes , il fit son apprentissage en qu/ilité de garde du corps dans la compagnie de Noailles , et de là parvint au rang de colonel , où il persévéra l'espace de sept ans. Ce fut dans cet intervalle et avec ce titre qu'il accompagna le roi , l'an 1672 , dans son expédition de Hollande. Les preuves qu'il donna de ses talents militaires dans cette campagne et les suivantes, lui méritèrent, au siège de Fribourg on 1677, le grade de brigadier. Il signila sa valeur et s<^n habileté à la prise de Luxembourg en 1664 > à celle de Mons en 1691, à celle de Namur en 1692 , au combat de Stcinkcrtpie donné la même année , à la bataille de la Marsaillc l'année suivante. Il commandait en Provence , dont il était gouverneur depuis 1669, lorsqu'il reçut ordre en 1695 de passer en Catalogne pour y remplacer le maréchal de TS'oailles. îl prit Barceionnc en i(>97 , après avoir mis en déroute les Espagnols commandés par don François de Velasco, vice-roi de ('at-tlogue. Le duc de Villeroi, général d«; notre ;nméc d'Italie, ayant été fait prisoimier, l'an 1702, à l'affaife de Crémone . le duc de Vendôme fut envoyé pour le remplacer. Deux victoires qu'il remporta la même année, à Santa-YilLorj»
DLS CO>TT(:S, PUIS Dl'CS , DE VIiNDO:^JE. 53!^,
le cG juiiiel (i) , et a Luzzara ie i5 août (2) , après avoir fait lever aux impériaux , le i*' de ce mois , le blocus de Mantouc, fiu-enfc les présages heureux du succès de sa commission. Il chassa les Impériaux du Seraglio , s'avança dans le Trenlin , et y prit plusieurs places que la défection du duc de Savoie l'obligea ensuite d'abandonner. Il désarma les troupes de ce prince le ig août lyoo, par ordre du roi, et entra sur la fin du mois Suivant dans le Piémont, où il se rendit maître d'Asti et d'autres places. L'an 1704 , il prit, le 21 juillet, la ville de Verceil , et le 5o septembre, le château. Verrue, dont il forma le siège Iq 22 octobre suivant, subit le même sort le 10 avril 1705 (3). Cettu conquête fut suivie d'une victoire qu'il remporta le 16 aoijt sur le prince Eugène àCassano. L'an 1706, après une nouvelle victoire remportée sur le général de Reventlau, le ig avril, à Calcinato (4) , il est rappelé pour aller en Flandre , après la bataille de Eamillies , réparer les pertes de Viileroi. Mais le mauvais état d'une armée qui manquait de tout , et les contradictions qu'il éprouva, l'empêchèrent de rien faire qui fût digne de lui (5). Ayant été choisi, l'an 1710 , par le roi d'Espagne pour commander ses armées , il partit , le 22 août , et trouva à son arrivée les affaires de Philippe V presque désespérées (6). Sa présence fit
(t) Tous les grenadiers français qui étaient de cette expédition parurent devant le roi d'Espagne, Philippe V , qui arrivait de Gènes , montés sur des chevaux des cuiiassiers impériaux qu'ils avaient taillés en pièces,
^■2) On clianta le Te Dewn à Paris et h Vienne pour le succès de cette jour"" née qui coûta trois mille hommes aux Français et le double aux Impériaux, Mais la prise de Luzzara, qui se rendit le lendemain, attesta l'avantage dos premiers.
(3) Le Gouverneur de Verrue, poussé à bout, avait demandé à capituler sauf la liberté de la garnison. Sur le refus de cette condition , après avoir fait sauter la triple enceinte de la place, il se retira dans le château ; delà il lança une quantité prodigieuse de grenades, de feux d'artifice , de pots-àfeu ,etc. , sur l'armée, qui n'en souffrit point, élan', munie de bons madriers. Cet éclat était inutile pour sa défense, et pouvait devenir meurtrier pour les Français. Le gouverneur fut obligé de se rendre le lendemain. Lorsqu'il parut devant le duc de Vendôme, ce prince lui dit : Vous méritez la rnoit( pour, avoir transgressé les lois de la guerre )•, mais j'aime mieux me soutenir d& fotic courage qwe de votre faute. ( Eloge du duc de Vendotne. )
(4) Le duc de Vendôme, d'après le compte qui lui fut rendu des Impériaux à Calcinato, écrivit: J'approche au/ourd'hui des ennemis, demain je les battrai.
(5) En repassant en France , il laissa le duc de Savoie réduit à voir sa capitale assiégée.
(6) Son arrivée ranima l'espérance dans tons les ordres de l'état. Lis soldats, dispersés accoururent de toutes parts rejoindre leurs drapeaux. Le clergé sécu-
renaître la confiance dans tous les cœurs , et produisît dans les. esprits une espèce d'enthousiasme dont il sut habilement profiter. Il ramena Philippe V à Madrid, comme il l'avait promis ; obligea les ennemis à se retirer vers le Portugal j prit, en les poursuivant, Brihuega (1), le g de'cembre 1710 fa); elle lendemain ^agna sur le ge'ne'ral Stahremberg la célèbre bataille de Villaviciosa , après laquelle Philippe entra victorieux dans Saragosse (3). IjC duc de Vendôme, poursuivant Stahremberg de poste en poste dans les deux anne'es suivantes , était sur le point de le chasser de la Caf ilogne , et de re'dairc cette province , lorsqu'il mourut des suites d'une indigestion (4^ à Vinaros , dans le royaume de
lier et régulier, la noblesse, les bonrgt-ois opulents, les villes et les communautés , tous donnèrent îles secours: jumais on ne vit briller avec plus d'éclat l'é Ticrgic et la sjran'lenr de la nation espagnole.
Les grandi cependant, jaloux des prérogatives de leur rang, délibéraient s'il.^ devaient céder le pas au prince français. Je ne suis pas venu, leur dit-il, i/ous disputer des honneurs , mais pour vous seri>ir: vieux soldat, je ne l'eux pas d'nuli'e rang; donnez-moi seulement un peu d'argent et de farine pour mes caniauides- (]ecie noble simplicité le rendit cher aux Espagnols.
(1} Briliuega . dans la nouvelle Casiille, ville forte par ses mureùlles et ses tour-^ d'une excellenie maçonnerie, défendue par le général Stanho^ie à la léte. de six mille Anglais, fut emporti'e daus une seule journée, malgré le feu terrible des assiégés, par le duc de Vendiime qui sauta sur la brèche l'épée à Ia jnaiti , et fut siiiri par le roi même. Sire , dit-il au roi au moment de l'assaut, ces gens -là ont pmr\ ils ne savent plus ajuster : nous aurions dà être tués il y a long-tems. Stanhope fit présenter au duc un cheval anglais superbe. En acceptant ce pr'icn , Vendôme, qui u'avaii que le nécessaire, était fort ernfcarrassé de ce q' 'il lui offrirait ; ce fut enfin l'unique borte d'or dont il se scr- 'vait. Les E'jpagnols, levés à la hâte et mal vêtus, combaitirent en lions k l'attaque de Brihuega. ils voulurent ôter aux prisonniers lenrs habits pour s'en ïevêiir. Vendôme les en empêcha en leur représentatit qu'il était honteux de dépouil'er des vaincus, et qu'il valait mieux attendre leurs vêtemeats de la générosité du roi. ( Eloge du duc de Vendôme. )
(2) Sa marche pour pénétrer jusqu'à Biihuega tient du prodige. Arrivés k Guadalaxara . « les gardes du roi se préparoient à passer le pont. Vendôme cal- » cule le relard que cette manœuvre peut causer h son infuiterie et rendre sa 5) ponrsuiie inutile : il fait sonder le Tage qui se trouve rapide et profond; des >' rochers dans le milien , en mettant obstacle Ji son cours, forment des tour- » billons et augmentent le péril. Cependant le salut de l'état peut dépendre d'un ï) jour démarche. Vendôme s'adresse aux gardes : Mes amis , vous êtes braves, » nous avons besoin de diligence.. .• Il dit, et déjà son coursier fend les flots; >j gardes et cavaliers se hâtent à rangs pressés de suivre et de garantir Je héros. >> C Eloge, ibid. ) Le trajet fut heureux , et les suites telles que le général les avait prévues.
(3) Philippe , de retour h Madrud avec le duc de Vendôme , le déclara premier prince du sang; et quelque tems après les galions d'Espagne étant arrivés, il préleva une somme de 5oo mille livres pour lui en faire présent. JVr-, dit le duc, /e suis sensible à la magnificence de t^otre majcstr: ; mais fc la supplie^ défaire distribuer cet or èi ses braves Espagnols dont la valeur lui conserva^ tant de royaumes en un jour.
Uf) Cette indigestion venait de l'usage immodéré de certains coquiilagu^.
i)FS COMTES, PUIS DL'CS , DE VENDOME. 52!>
Valence , le 1 1 juin 1712, à l'âge de cinquante-huit ans. Les historiens français les plus modernes prétendent que son corps fut transporte' à l'Escurial , pour être inhume dans le tombeau des rois d'Espagne. Un voyageur encore plus moderne soutient au contraire que ce corps est reste' à Yinaros , où l'on voit , dit-il, son tombeau. (Foj-age fait en Espagne dans les années 1777 et 1778, T. Il, p. log.) Nous pensons comme lui que ce n'est pas un simple ce'notaphe , mais une se'pulture re'elle ; et cela d'après les écrivains espagnols, qui, dans l'histoire de Philippe V, n'auraient pas omis cette translation si elle se fût ve'ritablement faite. M. le marquis de Saint-Philippe , entr'autres, si exact dans ses me'moires sur le règne de ce monarque , aurait-il oublie' ce trait? Le duc de Vendôme fut amèrement pleure' des soldais, dont il s'e'tait fait adorer aux de'pens de la discipline militaire qu'il laissait dépérir. Philippe V voulut que la nation espagnole prit le deuil pour ce ge'nèral : distinction unique qui fut universellement approuve'e d'un peuple sensible et reconnaissant. Le duc de Vendôme posse'dait l'art de la guerre moins par e'iude que par instinct. // est surprenant , lui disait un prince , quêtant Jils et un père dont le génie était si borné, vous excelliez dans la science militaire. — Mon esprit , rçpondit-il, vient de plus loin. Il voulait parler de Henri IV, sbn bisaïeul. Il travaillait peu , parce qu'il concevait rapidement sans rechercher de profondes combinaisons. Son ge'nie vif et perçant sut toujours faire le meilleur choix et de'concerter les desseins les plus soigneusement me'dite's. Jamais prince ne fut plus populaire, plus ennemi du faste, et plus indiflpe'rent pour les richesses, que lui : loia d'être recherche' dans sa parure , sa ne'gligence à cet e'gard se manifestait par une malpropreté' presque cynique. Il n'affectait de la hauteur que vis-à-vis des grands , et s'humanisait avec les soldats surtout jusqu'à la familiarité. Sa libéralité de'ge'ue'rait souvent en prodigalité , ce qui occasiona un grand de'rangemeut dans ses affaires domestiques.
ïîlle ne fut mortelle qm par l'ignorance du chirurgien qui traita le héros malade. « C'est un routrasie assez frappant des grandeurs et des misères humaines, » de voir un prince, libérateur d'un état puissant, mourir faute des secours » que le particulier le moins aisé de Paris serait à mémo de se procurer. La » bonté de Vendôme ue se démentit pas : il reprit son chirurgien avec beau- 5J coup de douceur, t(nand celui-ci lui avoua le danger de sa situation , et com- 5) bien il regrettait de n'avoir poiut appelé les médecins. Maître entier de sa « tête, près de son dernier instant, et voyant l'abbé Albcrgotti (depuis carâ) dinal ) pleurer, il lui dit encore : Mon cher aiibe , il faut nous quitter: » que puis-je faire pni.r wous ? Eufîn il montra autant de tranquillité que de » résignation , et édifia par sa piété tous ceux qui le respectaieat comme ua H héros, n {^Eloge du duc de Vendôme.)
626 CfiKONOLOGIE HISTORIQUE , .ETC.
Ce prince. avait e'pouse' , le 21 mai 17 10, Marte-Anne, filj© (d ' Ilouri-Jul* s de Bourbon , prince de Conde' (morte le 1 i avril 1718), dont il ne laissa point d'enfants. Après sa mort le duch? de Vendôme a e'te' re'uni à la couronne, l'an 1712, suivant la condition à laquelle il avait ëte' donne' par le roi Henri IV a Ce'sar de Vendôme. Le 6 de'cernbre de la même année , le conseil rendit un arrêt par lequel il ordonnait aux receveurs du domaine de percevoir les revenus de ce duché'. L'an 1715, e'dit du mois de novembre pour la cre'ation d'un bailliage royal à Vendôme. (Voyez Vart. de Louis XlV, depuis \'jo2. jusquen 1712.)
Le Vendômois fait aujourd'hui ( 1787) partie de l'apanage de Monsieur, frère de Louis XVL
SIRES DE BAUGENCI.
JDaugenci, en latin Balgentlacnm et Bugenliacmn , ville de rOrleanais , siluée sur !a Loire, avait anciennement un château qui passait pour être l'ouvrage des Gaulois, et do)it il ne reste plus à pre'sent qu'une tour. Ce château relevait en partie de l'église d'Amiens et en partie du comte de Blois. La première de ces deux mouvances est beaucoup plus ancienne que l'autre,' si l'on s'en rapporte aux monuments de l'e'glise d'Amiens , et voici ce qu'ils portent a cet e'gard. Au commencement du vu* siècle, le corps de saint Firmin , apôtre du pays d'Amiens, a^ant e'te' découvert par saiut Sauve, l'un de ses successeurs, la re'puta'ioiï du premier, qui e'tait presque ensev* lie dans l'oubli, s'e'.e dit fort au loin , et attira bcancoup'de personnes à son tombeau. Le seigneur de Baugenci , attaque' de la lèpre, fut du nombre des malades qui vinrent à son tombeau pour y demander à Dieu leur guërison. L'ayant obtenue^ il soumit, par reconnaissance, une partie de son château et de ses dépendances à l'e'glise d'Amiens , et lui fit d'autres libéralile's (i). L'ëvêque et les chanoines jouirent, en commun de l'hommage de Eaugenci jusqu'en 875 ; mais dans la suite il fut réserve à l'c'vêque seul , qui donna en de'dommagejTient d'autres biens à son chapitre. Tout ceci parait bien apocryphe ; mais ce qui est certain , c'est que , depuis l'e'tablissement des fiefs , sous la troisième race, les e'vèqu« d'Amiens ont joui de l'hommage de Baugeuci jusqu'en 1291. Alors i'e'vêque ,
(2) La Morlioie ( j4nliq. d'Amiens, p. 188 ) produit nne charte sans cbte, pnr laqiulle Enguerand , élu «'vèque d'Ainitns en j 1 15 . mort en 1 127 , dcclare avoir reconnu |)ar d'anciens litres que le chùleau de Baugenci et ses dépendances étaient tenus en fief de Téglise d'An)icns à titre d'hommage et sous 1rs redevance de 20 sous et une obole de cens annuel; que Kaoul , seigneur de Eaugenci, eu était convenu, et avait eu conséqu<-nce repris en fiel de lui, i^vcque d'Amiens , ledit cluUeau , la forteresse île Brageiels et ses autres dépendances, lui eu avait fait hommage, et s'était eugagé pour lui et sa poU^rriu «iv p^v'.T ec ccus ù perpétuité.
bl$ CHRONOLOGIE HlSTOaiQUÈ
Guillaume de Maçon , fil à Jeanne , comtessse de Blois , cessîdri de tous les ilofs et arrière-fiefs, qu'on nommait Vendôrnois ou de Saint-Firmin , à la cliarge d'offrir tous les ans un cierge de cent livres pesant à l'e'glise d'Amiens , et de reconnaître que ces biens relevaient d'elle ; « ce qui se pratique encore de nos jours, » disent les auteurs du nouveau Gallia Chrlsliana , comme le » témoignant divers actes de l'Eglise d'Amiens. De là vient , j» ajoutent-ils , qu'en me'moire du miracle dont il a e'te' parle, la » ville de Baugenci est tenue d'envoyer tous les ans, le i5 jan- » vier, jour de V Invention de saint Firmin , deux de'pufe's à > Orle'ans^ charge's d'offrir, par les mains du procureur de la B nation lîicarde de l'école d'Orléans , un florin d'or à l'offertoire » de la n^esse solennelle que cette nation fait ce'ni'brer dans » l'église de Saint-Pierre-le-Puellier. » ( Gall. Chr. No., T. X , p. 1 148.) Baugenci fut une des bonnes places du royaume sous les premiers rois de la troisième race. Cette ville est encore aujourd'hui le chef-lieu d'une chàtellenie de laquelle dépendent Saint-Laurent-des-Eaux, Chaumont en Sologne, Oucques, Joui> et quelques autres lieux.
Lancelin, dit aussi Laa'dri P*", fut, suivant une ancienne généalogie des sires de Baugenci [Apud Etiennot, F vagin. , T. XIII j p. 86) , le premier seigneur héréditaire de Baugenci. 11 était , selon Dernier ( Hlsl. de Blois ) , fils de Landri Sore , qui avait l'honneur d'i'tre allié à la maison royale de France , et vivait en l'an 1000. L'an io53, au mois d'août^ troisième année du règne de îlenri 1<^', il fit expédier une charte par la(]iielle il donnait à l'église de Sainl-Euverte d'Orléans le village de Vesel> •villam de Vc.sclo^ L'acte est sigrié , à la manière du tems , par trois de ses chevaliers , un clerc et cinq autres témoins , et fut depuis confirmé par les frères Simon et Lancelia , fils de Raoul , conformément, est-il dit , à la concession que Lancelin,, leur aieul, avait faite : Hanc autnrn donationem couftrmavere Simon et Lnncelinus de Bnlgentiaco fratres , jil'd Radnlphi sicitt et innis'eonim La'nceliniis concesseral. ( Eliennot , ibîd. , p. 58.) Lancelin signa , l'an io4o , sous le nom de Landri, l'acte de la dédicace de l'église de la Trinité de Vendôme, et vendit, la même année , à la comtesse Agîtes , le droit de patronage de l'église de Saint-Bienheuré , située dans le faubourg supérieur de cette ville, dépendant du sire de Baugenci. Ces sortes de ventes n'étaient que trop ordinaires alors. L'an io5o, Robert, abbé de Vendôme , étant à Baugenci , Lancelin lui permit d'établir à Vendôme une foire le jour de saint Bienheuré. L'acte de cette concession porte qu'elle fut faite, Domno Abbate in palefrido sua sedente , Lan^ celino vero in pedibus suis coram eo stants : ce que nous rap-