II, I
jf GLOSSAIRE DES hkHESi
'jibsolutionis dîes, ou dies Jovis absoluii\ le jeudi absolu , ou le jeudi saint.
'Adoia/e Dominum, introït, et nom du troisième dimanche aprè» l'Epiphanie.
'Adoration des Mages , le 6 janvier. Voyez Ep'phania.
Ad te Leoavi, introït, et nom du premier dimanche de l'A vent.
Anasiasimvs , jour de Pâques chez les Grecs.
Animarum dies , le jour des Ames ou des Morts, le 2 novembre.
Ante diem , ou A. D. comme Ante diem IX kalend. martias ; c'est la même chose que Ad diem IX kalend. marlias , dont il y a aussi des exemples. On trouve dans Gicéron, Episf. famil. L X^ ep. 28 , l. XI y ep. 6 , et l. XII , ep. 22 , aS , Ad XIII kalend. jan. Ante XIII kjlend.jan. et XIII kalend. jan. employés pour marquer le 20 décembre. Scnèque désigne par ces mots, A. D- III- eidus artobris^ le jour de la mort de l'empereur Claude , eue Tacileet Suétone attestent être arrivée le m des ides d'octobre ou le iSde ce mois. Aulu-GcUe, marque par ces mots , Ante diem III non. jan. , lejjour natal de Cicéron, qui déclare lui-même, dans ses lettres à Atticus (/. 7, ep. S ., et l. i3, ep. 41 ) , être réellement né le 3 des nones de janvier, ou le 3 de ce mois. Les anciens auteurs ecclésiastiques se sont ser%'is des mêmes expressions. Le pape Innocent I, écrivant à Aurcle, évêque de Carthage, (^ep. 11.) lui indique le jour de Pîique» pour l'an 4' 4 1 V^^ y^n/« diem XI kalend. aprilis; et l'on voit elfectivement, par nos Tables, que le jour de Pâques tomba, cette année, lexi des calendes d'avril, ou le i£2 mars. F^actance {^Instit. dii>in. , /. 4i f^- 10) dit que notre Sauveur a souffert Ante diem X calend. aprilis; et dans le livre De la mort des persécuteurs., qu'on lui attribue, qu'il a été crucifié post diem X kalend. april. ; ce qui signifie la même chose selon Baluze : mais cette dernière formule est unique , et ne se rencontre point ailleurs. Les Grecs ont aussi quelquefois employé la première. Le jour delà première action, par exemple, du concile général d'Ephèse , est ainsi marqué dans les actes, ^rpo k»- ?i.tt^oçia)v (Labbe, Conr.il. T. 111, (:o/. 44^^- ) ^^ celui du concile de Calcédoine par ces mots : T? vfo ôktÙ î^ûi Ox.TuZfitt* ( T. IV. col 77- ) .
'Aniipascha , le second dimanche après Pâques , chez les Grecs, que nous comptons pour le premier. La semaine qui convmence par ce dimanche se nomme antipascale.
ApocreoSf c'est le carême -prenant des Grecs ^ ^ui commence- a«
GLOSSAIRE DES BAtES." 3
lundi de le Septuagésime, et finit au dimanche suivant, jour
de notre Sexagésime , passé lequel ils ne mangent plus de
chair.
4ppantio Dominif ou apparitio , seul, le 6 janvier. Voyez Epî-
phania.
Architridini dies , le second dimanche après l'Epiphanie. Voy,
Festum Architridini.
Ascensa Domini ^ aujourd'hui , Asr.cnsto , l'Ascension. Ascensio B. M. V. la fête de l'Assomption, ainsi nommée au
neuvième siècle.
Aspideiisà longe, premier dimanche d'Avent, ainsi nommé du
I répons du i nocturne.
Aifeugle-né , le mercredi de la IV semaine de Carême,
Bieio(péf»s, id €st<, Ramifera, vel Paîmijera , le dimanche des Rameaux , chez les Grecs.
Baptisterium^ c'est le nom que les Arméniens donnent à l'Epiphanie.
Bcnedida^ introït, et nom du dimanche de la Trinité.
Bufiordicum y Bouhourdis , ou Behourdi, et Behourdich, espèce de joute, qui se faisait avec des bâtons, les I et II dimanches de Cirême. Le dimence premier Behourdi, dans un cartulaire de Cambrai. Ijc samedi après le Behourdich. Hist. génér. de la maison de Guines, pr. p. 556.
Bordœ , Brandones, Burœ , les Bordes , les Brandons , les Bures , ou les Bules, I dimanche de Carême et foute la semaine qut suit. Voyez le Gloss. de du Cange, et son supplément, sur ces mots.
Bronckeiia, le dimanche des Rameaux. (Du Cange, snpp.)
Caîenes., le 25 décembre, ou le jour de Noël, en Provence.
La Cananée , le jeudi de la première semaine de Carême.
Candela , chandelle , mot employé pour marquer le tiers de îa^ ntiit, qu'on divisait en trois chandelles. Dans une charte de 1 366 , il est dit : L 'exposant s 'en allait en sa maison , environ heure d'une chandelle de nuit. Et une autre de i4o8 : En cejai"
sânf ^ le suppliant mût et vacqiia tout ledit jour et lien ju5qu*& deuv chandelles de nuit. ( Du Cange , supp. Voy. Candela. )
Candelalio ^ Candelaria , Candelîere , Calamaî^ le second de février. Voyez Hypapunti.
Cantate Domino , introït , et nom du IV dimanche d'après Pâf)i:es.
Capititavium , le dimanche des Rameaux ; parce qu'en ce jour on lavait la tête de ceux qui devaient être baptisés , pour leur ôler la crasse qu'ils pouvaient avoir contractée pendant le Carême , les bains étant alors défendus.
Caput jejunii ^ le jour des Cendres.
Caput kalciidarum , caput nonarum , caplit iduum. "Voy. kalendœ.
Cara cognatio , le 22 février. Voyez Festum S. Pétri Epularum.
Caramentrant . le mardi gras.
Curemeniranum , ou Carementranus , Carême-entrant , le mardi gras.
Caremprenium , Carême-prenant , le mardi gras.
Caristia , le 22 février. Voyez Festum S. Pétri Epularum.
Caruiropivm , le mardi gras.
Carniptarium , le mardi gras. C'est peut-être une faute pour Carjv'capiu ''.
Cariu'prim/m , Carw'sprimim , signifie quelquefois les premiers jours de Carême , et quelquefois le dimanche de la Sepluagéslnie ; parce qu'on commençait, dès ce dimanche, à se priver ou à s'abstenir de manger de la chair; sur-tout les ecclésiastiques et les religieiix : c'est ce qui fait que ce dimanche est aiu'i appelé CamipriiHum ^ Carnispriiùum y ou Privicarnium sU" ccràotum ; etc.
CaiTiispriiHuin noi'um , le dimanche de la Quinquagésime. Voyes Domi.iicu ad cames leoandas.
Cariii.spriiûum i^etiis ^ le premier dimanche de Carême. Avant le neuvième siècle, dans l'egllsc latine, on ne commençait l'abstinence que le premier dimanche de Carême : et l'on ne jeûnait point les quatre derniers jours de la semaine de la Quinquagésime, comme nous les jeûnons aujourd'hui
Inter duo camisprivia , les jours de la semaine de la Quinquagésime.
Canu'vora , le mardi gras.
La Chandeleur, ou ( handcleuse , le 2 février. Voyez Ilypapontî.
Charitas Dei , introït de la messe du samedi des quatre tcms de la Pentecôte.
Cherelismus y du grec x'^t^iris/^os , Salutation , Annonciation , le 25 mars.
Qrcumdcderunt y introït, et nom du dimanche de la Septuagésime. i
Clausum Pascha, Pâque close, autrefois la close de Pâques^ le dimanche d'après Pâques , ou la Quasimodo. Le dimanche suivant s'appelait dominica prima post clausum Pascha , ( c'est notre second dimanche après Pâques ) et ainsi des suivans.
Clausum Pentecostes , le dimanche de la Trinité. On le voit cependant pris pour le II dimanche après la Pentecôte, dans la Chronique de Benoît de Péterborouch.
Cixna Domùii, le jeudi-saint.
Commemoratio omnium Jîdelium , le 2 novembre, chez les Latins ; le jeudi avant la Pentecôte , chez les Grecs ; dans l'église de Milan, au XVI siècle , jusqu'en i58a , le lundi après le II l dimanche d'octobre.
fjommovisti terram et conturbasti eam , le dimanche de la Scxagésime. Il est dit que le cardinal Otton, légat du pape Grégoire IX, arriva, l'an 12'^! , à Liège, le dimanche où l'on chante à la messe ce verset , qui est le commencement du trait.
Compassion de la Vierge^ ou Notre-Dame de Pitié, le vendredi de la semaine de la Passion.
Conceptio B. Mariœ ^ Conception de la sainte Vierge, le 8 décembre.
Conseil des Juifs , le vendredi avant le dimanche des Rameaux^
Correction jraternelh ^ le mardi de la troisième semaine de Carême.
Croix noires (les), cruces nigrœ , la procession du jour de Saint- Marc. Litania hac, dit Durand ( Ration, dii'. off. /. 6 , c. 102) dicitur Gregoriana , vel Romana. i^ocatur eliam cruces nigrtz , quoniam , in signum mœroris ex tanîa hominum strage (la peste qui avait désolé Rome), et in signum pœnitentiœ^ homines nif{ris vestibus induebantur ^ et cruces et altaiia nigris velabaniur. Le sire de Joinville appelle de même le jour de Saint-Marc, le jour des croix noires. En général, dans lesbas-tems, on donnait le nom de croix à toutes les processions. Le prêtre ^A^olfard , au 1. H des Miracles de sainte Walburge, c. 2, nomme la semaine des Rogations, hebdomada crucium, (Voyez du Gange, sur l'hist. de Saint-Louis, p. 4'^ et 44- )
Vapacemy introït, et nom du XVIII dimanche après la Pentecôte.
JJttmon mutus , le démon muet , le troisième dimanche de Carême,
ê ÔLOSSAIRË DES DATES.
Beàir.atio Basilkœ Salvatoris , la fête de la Dédicacé cle la basilique constaotinienne de l'église du Sauveur , ou de Saint- Joan-de-Lalran , le 9 novembre.
Bedicatiu Basilicarum sanctorum Apostolorum Pétri et Paulin le 20 novembre.
Dehm . pour lundi dans le te.'tâment de Baudouin III , comte de Guines. On trouve aussi dîliins dans des lettres de Philippe- Îe-Bel , écrites aux habitants du l.angu'-doc, en i3o6 : Dunade à Paris lo diluns davant Pasques floiies. ( Rcc. des Ordonn. tora. I, p. 449.)
Beluys ^ même signification. Hellin, seigneur de Chisoing, mande, à plusieurs personnes, qu'il a vendu à Marguerite , comtesse de Flandre , les hommages qu'elles lui devaient, et qu'il les tient quittes de leurs féautés. ki furent données ^ l'an de l'Incarnation mil CCLX et onze le deluys devient Pâques fiories.
Le Démanche d'avant que Dieu fiît vendu^ le soir des Rameaux, dans une charte du chapitre de Saint- Vulfrân d'Abbeville, de l'an «293.
TJeposilio , le jour de là mort d'un saint, qui n'est point martyr, ordinairement.
Dei^enrei, vendredi. Gilles Rigault , seigneur de Coen, reconnaît avoir reçu du comte de Flandre 20 livres , parisis par lettres, ki furent données^ l'an de grasche MCC JIJI XX et XIII .^ Je dcvenres prochain après Pâqnes closes.
ÎJciis in adj'utorium, introït , et nom du XII dimanche après la Pentecôte.
Deus in loco sancto^ introït, et nom du XI dimanche après la Pentecôte,
Deus omnium exauâitor est ^ 2.^ répons du i nocturne du III dimanche après la Pentecôte, et des suivants, jusqu'au I dimanche d'août. Dans une chronique de Normandie, donnée par Ducbène, parmi les Historiens de cette province, on trouve, sous î'an 1170, le couronnement du jeune Henri , fils du roi d'Angleterre Henri H , marqué : Dominica quà r.aniatur ^ Deus OMTSiUM. Or, il est certain, d'ailleurs, que ce jeune prince fut couronné, un dimanche, 21 juin 1170, comme le prouve le P. Pagi ; lequel dimanche était le IV après la Pentecôte» ainsi qu'on peut le voir par nos Tables, Pâques tombant, celte année, le 5 avril , et la lettre dominicale étant D.
Dicil Dominas^ introït, et nom du XXill et XXIV dimanche après la Pentecôte.
Dies ÀbsolutiGuis , le jeudi absolu , le jeudi-saint.
Hies Adoraliis ^ le vendredi -saint . dit aussi vendredl-aouré.
l'iesJEgjpliaci. Certains jours réputés malheureux , suivant une
ancienne superstition , et auxquels on croyait ne devoir ni se faire tirer du sang , ni entamer aucune entreprise. Il y en avait deux pour chaque mois. On les connaîtra par les deux vers suivants, composés de douze mots, dont chacun est propre à un mois :
Auguriordeeios^ auiito ïumine ctangor ^ Liquet olcns ai/es, coîuit col us , excute GalluOti
Le premier mol appartient au mois de janvier ; le second , à février, et ainsi des suivants ; de manière que la première lettre de la première syllabe de chaque mol désigne, suivant l'ordre
Su'elle a dans Talphahet , le pr^'mier jour égv'ptren, à compter u commencement du mois auquel il correspond; et la première lettre de la seconde syllabe , le second jour égyptien de ce même mois, à compter de la fin, en remontant. Ainsi ie mot augurior , qui commence par au , montre que le premier jour de janvier est un jour égyptien ; et G, étant la septième de l'alphabet , désigne le aS janvier, qui est le septième jour de ce mois, en remontant depuis la fin ; et de même des autres mois. Pasqtiier et Denys Godefroy nous ont donné la liste de ces jours, tirée des Ephémérides de Paris, du tems des rois Charles VI et Charles VII. On les voit aussi marqués, dans les anciens calendriers de diverses églises, quoique saint Augustin (/« Epi$t. adGalai.^ c. 4.) et d'autres écrivains ecclésiastiques, se soient élevés contre cette superstition ,qui remonte jusqu'au tems de l'idolâtrie égyptienne.
Dies animarum, le jour des Ames ou des Morts , 2 novembre.
Vies Burarum , jour des Bures , premier dimanche de carême. Voyez Borda.
Dies BurdUlini y la quinzaine des Behourdiçhs. Vgyez Boliordicum.
Dies Calendurum. Voyez kalendœ.
Dies carnem re/inc/uens , en Hongrie , le mardi gras. ( Perterfy. Conc. Hung. T. I , p. 3i. )
Die^Dominims^ le jour du Seigneur par excellence, le jour de Pâques.
Dies Fe/icissimus y le jour de Pâques.
D!es Florum atcfue Ramorum , le dimanche des RameauT.
Dies Focorum ^ premier dimanche de Carême. Voyez Dies Bu-^ rarum.
Dies Lameniationis ^ les trois jours de la semaine-sainte, où i'ofi chante les lamentations de Jérémi«.
Dies MagnuSf le jour de Pâques,
8 CLÔSSAIRE DES DATESi
Dies Mercwinus, le mercredi , aÎTisl nommé, dans les statuls^a cardinal de Foix , en r 44*3-
JJies Mystevioriim , c'est le jeudi-saint chez les Syriens, et autres peuples du Levant.
Dies JSata/is, le jour du martyre, ou de la mort d'un saint; l'anniversaire de l'élévation d'un prince, d'un pape, d'un évoque , etc.
Vies Neuphytorum, les six jours entre le dimanche de Pâques et celui de Quasimodo.
Dîes Osanna , le dimanche des Rameaux.
Vies Palmanmi , Ramonim , le dimanche des Rameaux.
Vies Fingues, les jours gras, qui précèdent le jour des Cendres.
Vies Rosanim , le 6 février, chez les Hongrois, suivant Sponde , ad an. i386.
Vies S. Pétri, le jour de la Chaire de Saint-Pierre à Antioche , 2.2. février ; à la différence de Vies SS. Pétri et Pauli, qui est le 29 juin.
Vies Sandus , le dimanche.
Vies '^aiirti , le Carême.
Vies Scru/inii., les jours des scrutins, où l'on examinait les catéchumènes destinés au baptême. Il y avait ordinairement sept scrutins. Le premier se faisait, le lundi ou le mercredi de la troisième semaine de Carême; le second, le samedi de la même semaine; les cinq autres, le mercredi de la quatrième semaine, et les quatre jours suivants dans plusieurs églises; mais, en d'autres églises, ce n'était point les mêmes jours. Il n'y a que le mercredi de la qualrième semaine de Carême qui ait été par-tout le jour du grand scrutin : Vies , ou Feria magni Scruliiiii.
Vies Sulis., le dimanche, appelé par les astronomes /eyoï/r du Soleil.
Vies Figinti, les vingt jonrs , depuis Noël jusqu'à l'octave des Rois. Lettres de grâce de l'an 142^ , la i'eille des vingt jours nommés les PETITS RoiS.
Vies Firidittm^en Allemand Vergrilne Vonnersiag ., le jeudi-saint dans quelques anciens calendriers allemands. Le savant D. Martin Gerbert, abbe de Saint-Biaise, dans la Forêt-Noire , avoue qu'il n'a pas pu trouver la raison de cette dénomination : Raiionem hiijus denominationisj aChristilignn viridi., impctrare a me riecdum potui ., ut probarem. ( Vit. Lifiirg. Alem. T. I, page
Vilun, Vimar., lundi, mardi, dans quelques anciens actes français.
Vimanrhe Behourdich , ou dimanche des Brandons. Voyez Bor, liordiaum.
GLOSSAIRE nV.S IJATES: g
Dimanche des Bures ^ premier dimanche de Carême.- Voyez Bordœ.
Dimanche du mois de Pâques , c'est le dimanche de Quadmodo.
Dimanche Repus, oviPteprus^ le dimanche de la Passion; ainsi nommé de Reposilus , parce que, suivant le rit romain, la veille de ce dimanche on couvre les images des saints. Repus , dans notre ancien langage , répond à Reposilus.
Dimio Apostolorum , le 1 5 juillet. On voit une charte de Jacques de Condé , de Cundafo , pro Ecclesid Cundatensi , datée m vigiliâ dmsionis Apostoloruvi ^ ann, 1240, c'est-à-dire le 14 juillet {Mirœus ^ opp. Diplom. , T. I , p. 769. ) Les Polonais célèbrent, encore de nos jours, la fête de la Division des Apôtres, en faveur de la grande victoire qu'ils remportèrent, ce jour-là, en i4io, à Tanneberg, sur les chevaliers teutoniques. ( Cromer. )
Dodecameron ., c'est le nom que les Grecs donnent aux douze jours, qui sont entre jNoèl et l'Epiphanie.
Domine., in tua misencordia , introït, et nom du premier dimanche après la Pentecôte.
Domine ., ne longe., introït , et nom du dimanche des Rameaux.
Dominica ad carnes levandas , le dimanche de la Quinquagésime.
Dominica ad carnes toUehdas ., le même dimanche. Voyez CarrnispriiHum nooum.
Dominica ad Palmas , le dimanche des Rameaux,
Dominica ante Brandones , le dimanche de la Quinquagésime.
Dominica unie Candelas , le dimanche avant la Chandeleur.
Dominica ante Litanias , le cinquième dimanche après Pâques.
Dominica ante sancta Lumina, chez les Grecs , le dimanche dans l'octave de la Circoncision , ou avant l'Epiphanie.
Dominica apcrta., tout dimanche qui n'est point prévenu par l'office de quelque saint, ou d'une octave.
Dominica Asoti , ou Filii prodigi ., chez les Grecs le dimanche de la Septuagésime , jour auquel on lit l'évangile de Tlinfant Prodigue ; c'est, chez les Latins, le samedi de la deuxième semaine de Carême.
Dominica Benedicla , le dimanche de la Trinité, îe pre.nier après la Pentecôte.
Dominica Brandonum , Burarum, Focorum , le premier dimanche de Carême. Voyez Bordœ.
Dominica carne le^'ale., ou de carne hi^ario , c'est le dimanche de la Quinquagésime, chez tous ceux qui commencent te jeune du Carême au mercredi (|ui suit ce dimanclie ; mais c'est le
K premier dimanche de la Quadragésimc, pour les MiLinab et les IL 3
autres qui, à leur exemple, n'ouvrent le jeune qu'à ce di* manche-ci.
Dominica Cœci nati^ chez les Grecs, le sixième dimanche pascal, qui répond à notre cinquième dimanche après Pâques. A Milan , le dimanche de l'aveugle-né est le quatrième de Carême. Dans le reste de l'église latine , où l'on suit le rit romain , l'évangile de l'aveugle-né se lit, le mercredi de la quatrième semaine de Carême, qui s'appelle, pour cette raison , le mercredi de l'aveugle-né.
Dominica Chananeœ^ le deuxième dimanche de Carême.
Dominica de Fontanis ^ dimanche des Fontaines, le quatrième dimanche de Carême dans le Perche et ailleurs.
Dominica de Lignis orditis. \ oyez Bohordicum.
Dominica Duplex, le dimanche de la Trinité , parce qu'il est en même tems le premier dimanche après la Pentecôte.
Dominica Jérusalem , quatrième dimanche de Carême.
Dominica in Albis , in Albis depositls , post Albas , le premier dimanche après Pâques , la Quasimodo.
Dominica in Capite Quadrogcsimœ , en Béarn , Dimenge Cabée , le dimanclie de la Quinquagésime.
Dominica Indulgentiœ , le dimanche des Rameaux.
Dominica in Palmis , in Ramis, le dimanche des Rameaux.
Dominica in Passione Domini , le dimanche de la Passion, îe cinquième de Carême. Cela s'entend quelquefois de tous les dimanches de Carême.
Dominica Liicœ prima, secundo, etc. , chez les Grecs, les dimanches après l'exaltation de la sainte croix , parce qu'on lit, ces jours-là, l'évangile de saint Luc. On en compte treize, dont le dixième répond à notre premier dimanche de l'Avent.
Dominica Lucœ décima cjuinta , sive Zachod, c'est le second dimanche après l'Epiphanie, chez les Grecs, jour auquel on reprend la lecture de l'évangile de saint Luc.
Dominica Lucœ décima sexta , ^iV/? Publicani et Pharisai , le troisième dimanche après l'Epiphanie , chez les Grecs.
Dominica Mapparum albarum , le second dimanche après Pâques.
Dominica Matthœi prima, secundo, ter lia , etc. , c'est ainsi que les Grecs appellent les dimanches après la Pentecôte , parce qu'on lit, ces jours-là, l'évangile de saint Mathieu, di\isé par sections; il est a remarquer que le premier de ces dimanches répond à notre premier dimanche après la Pentecôte ; à la différence des dimanches après Pâques des Grecs , qui anticipaient d'une unité sur les nôtres.
Dominica Mediana^ le dimanche de la Passion. Folcuin, dans $a
GLOSSAIRE DES DATES. tt
Chronique de Laube , l'appelle Mediana ocfaoa ^ peut-être parce que c'est le huitième dimanche, en commençant par celui de la Septuagésime; mais la semaine qui précède immédiatement ce dimanche, s'appelait aussi Hebdomada Mediana.
Dominica mensîs Paschœ. Voyez Mensis Paschalis.
Dominica miserirordiœ. C'est ainsi, qu'avant le XII siècle, les Latins appelaient le IV dimanche après la Pentecôte , suivant M. Baillet.
Dominica nova, Kupiux.*] vÊ«t, chez les Grecsy le premier dimanche après Pà(|ues. Voyez AniipascJia.
Dominica OIii>arum , le dimanche des Rameaux.
Dominica Osanna , ou Osannœ , le dimanche des Rameaux.
Dominica Para/y fici , chez les Grecs , notre troisième dimanche après Pâques , qu'ils appellent le quatrième.
Dominica pust Albas. Voyez Dominica in Albis.
Dominica post Ascensum Domini, le dimanche dans Toclave de l'Ascension.
Dominica post focos ■) post ignés , le dimanche après les Brandons, ou le second dimanche de Carême.
Dominica post sancta lumina, chez les Grecs, le premier dimanche après l'Epiphanie. .
Dominica post Slrenas , le premier dimanche après le premier janvier.
Dominica prima , secunda , fertia ante Natale Domini , le second , le troisième et le quatrième dimanche de l'A vent , dans un vieux calendrier romain, cité par du Cange, au mot Dominica,
Dominica Publicani el Pharisœi, chez les Grecs, le sixième dimanche après l'Epiphanie.
Dominica Quinlana, Quintanœ, de Qiiinfana ., ou Quinfana seul,' le premier dimanche de Carême, qui est le cinquième avant la quinzaine de Pâques.
Dominica Qnadraginta , le dimanche de la Quinquagésime. (Du Cange, supp. )
Dominica Ramispalmarum , le dimanche des Rameaux.
Dominica Resurrectio, ne marque point toujours le dimanche de la résurrection du Sauveur; il se prend quelquefois pour chaque dimanche de l'année.
Dominica Rogationum, le cinquième dimanche après Pâques.
Dominica Rosœ, ou de Rosa, ou Rosata, le quatrième dimanche de Carême, ainsi appelé à cause de la bénédiction que le Papii fait, ce jour-là, d'une Rose d'or. Il donne ordinairement celle Rose à la persojie la plus qualifiée qui se trouve alors à Rome; et l'envoie même quelquefois, comme un rare présent,
à irne personne éloignée , d'une haute dignité et d'un grand nom. On appelle encore à Rome :
Dominica âe Rosa , ou de Rosis , le dimanche dans l'octave de l'Ascension; soit parce que c'est le tems que les roses fleurissent; soit parce qu'on en jetait autrefois dans l'église où était la station , lorsque le Pape y officiait.
"Dominica Samaritani , chez les Grecs, notre quatrième dimanche après Pâques, qu'ils appellent le cinquième.
Dominica samta , ou sancia in Pascha ^ le jour de Pâques.
Dominica. sanciœ Trinitatis, le dimanche de la Trinité, le premier après la Pentecôte. Il est quelquefois appelé le Roi des Dimanches.
'Dominica , •recui^o-Trpaç jsuvjjVe»? , ou adorandœ Cnicis , le troisième dimanche de Carême, chez les Grecs, qui adorent solennellement la croix, ce jour-là, et toute la semaine suivante, qui est leur quatrième semaine de Carême.
Dominica de Transfiguratiune , le second dimanche de Carême , dont l'Evangile contient l'histoire de la transfiguration du Sauveur.
Dominica trium septimanarum Paschaiis , le troisième dimanche après Pâques. Cela se prouve , par le procès-verhal du parlement (qualifié à tort concile .par le P. Lahhe) , tenu à Paris l'an 1224 parle roi Louis VIII ; pièce rapportée dans les preuves de l'Histoire de Languedoc , tom. 111 , col. 93. Il y est dit que le légat Conrad fut introduis dans cette assemblée, Do^ minica trium*'sepiimanaruni Paschoc , pour recevoir la réponse du Roi au Pape, touchant la révocation des indulgences qu'il avait accordées à ceux qui se croiseraient contre les Albigeois. Or, l'auteur des Gestes de Louis Vlll , nous apprend, que ce jour était le S mai, jour auquel tombait, en 1224, le troisif^me dimanche après Pâques. ( e dimanche, et celui des trois semaines de Pâques, sont donc la même chose. (Voyez Très septimancz Paschœ. )
On trouve aussi Dominica trium septimanarum Pentccostes : semblable explication; c'est-à-dire , que ces trois semaines com^ mencent à la Pentecôte. ( Voyez Très sepfimanœ. )
Dominica Tyrophagi , le dimanche de la Quinquagésime, chez les Grecs , qui donnent ce même nom à la semaine qui le précède. Après ce dimanche, il n'est plus permis, dans l'église grecque , d'user de laitage, jusqu'à Pâques.
Dominica oacans ^ ou t'acat, c'est le nom qu'on donne, dans l'é-» glise latine, aux deux dimanches d'entre Noël et l'Epiphanie ; parce qu'ils sont toujours remplis par une fête ou une octave» On a encore appelé :
GLOSSAIRE DES DATES.' l3
Vominîcœ vacantes, les dimanches qui suivent les samedis des Quatre-Temps et de l'ordination ; parce que l'office de ces samedis se faisant autrefois la nuit, il ne laissait point assez de tems pour faire un office propre le dimanche matin. Ainsi , ces dimanches étaient alors appelés Vacantes^ parce qu'ils n'avaient point d'office propre.
Vominica , unam Domini^ le deuxième dimanche après Pâques, ainsi désigné dans le Journal des Visites, que Simon de lîeaulieu , archevêque de Bourges et primat d'Aquitaine, fit dans la province de Bordeaux, en 1291. ( E dît t'a Vencta concil. y tom. XIV^ pag. 986. )
Domlnîcum , pour Domi'nica , dans quelques auteurs du moyen âge ; comme Domi'nirum sanctum , le jour de Pâques , Dumi— nicum secundum post claiisum Pascha ^ le troisième dimanche après Pâques.
Dominus fortiludo ^ introït, et nom du sixième dimanche après la Pentecôte.
Vominus illuminatio m^a, Introït, et nom du quatrième dimanche après la Pentecôte.
Dormitio St. Mariœ^ l'Assomption de la sainte Vierge, le i5 août. Dans plusieurs anciens calendriers, celte fête se trouve placée au 18 janvier. Les Maronites, dans leur collège de Bome, en conservent un, en langue syriaque, où il est parlé du repos de la mère de Dieu, au ^i du mois tybi, qui répond au 16 janvier.
Dum clamarem y introït, et nom du dixième dimanche après la Pentecôte.
Vitm médium silentium, le dimanche dans l'octave de Noël, et celui d'après la Circoncision , lorsqu'il tombe la veille des Rois.
Eau changée en vin aux noces de Cana, le 6 janvier. Voyez Epiphania.
Ecce Deus adjuoat, introït, et nom du neuvième dimanche après la Pentecôte. ^
L'Enfant Prodigue , le samedi de la seconde semaine de Carême.
Epipanti , le 2. février. Voyez Hypapanti.
Epiphania ^ Theophania ^ Epiphanie , le jour des Rois; en Gaulois, Tiphaine ., Tiphagne ^ Tiéphaine ^ Tiéphanie ., etc. Noms qui ont aussi été donnés au jour de Noël , mais très-rarement , dans ces derniers siècles ; à moins que le nom de Noël ne soit
ï4 GLOSSAIRE DES DATES.
ajouté, Tiphainc de Noël. On a encore appelé l'Epiphanie J appantio ^ apparition de notre Seigneur, lorsqu'il s'est fait connaître aux hommes. Festuni stellœ ^ la fêle de l'Etoile. La fête des Rois, de l'adoration des Mages; de l'eau changée en vin aux noces de Cana ; du baptême de Jésus-Christ : toutes ces fêtes se célèbrent en un même jour, le 6 janvier, excepté celle de Noël , qui s'est toujours célébrée le aS décembre en Occident. Mais en Egypte et en Grèce, on l'a aussi célébrée avec l'Epiphanie, le 6 janvier, dans les premiers siècles.
Estomiln, introït du dimanche de la Quinquagésime.
Eidaules^ ou Eulalles , pour Octave. Dans le Cartulaire de Saint- Pierre-du-Mont: ce fut fait^ fan que H miUiaire corroit par M et ce et LX et XIII ans , lou lundi après les Eutaules de la Penterosfe. Une épitaphe, gravée sur une tombe, à la cathédrale de INIctz, porte : Cy gist li Sires Jehans de Raigecourt , chanoines et Cuustre de Soyons , et préQos de S. Salvour. Hi morut loujor des Eutales S. Annes ^ per MCCC et XLriIl ans. Prieis por 'lui. Amen.
Exaltatio sanctœ Crwm, fête attachée au i4 septembre, dans l'église grecque, comme dans l'église latine. On prétend, sur la foi des actes de sainte Marie égyptienne, qu'elle se célébrait, avant que l'empereur Héraclius eût reporté, à Jérusalem, la vraie Croix qu'il avait rtcouvrée sur les Perses , l'an 6^18. Ce qui est certain, c'est qu'à Jérusalem on célébrait, le 14 septembre , l'anniversaire de la Dédicace de l'Eglise de la f\ésurrection , bâtie par sainte Hélène; et qu'en ce jour on adorait la vraie Croix.
Eiiaudi , Domine, introït du dimanche dans l'octave de l'Ascension , ou du sixième dimanche après Pâques.
Expectatio B. Man'œ, la fête de l'Expectation de la sainte Vierge , ou de l'attente de ses couches ; le jour qu'on chante la première des antiennes appelées les OO de l'Avent. C est le 18 décembre, et , en quelques églises , le 1 6 du même mois , comme à Paris, où il y a neuf antiennes, au lieu qu'il n'y en a que sept , dans les églises où cette fêle de l'Epectation se fait le 18 du mois.
Exurge , Domine , introït du dimanche de la Sexagésime.
Foetus est Dominus, introït, et nom du second dimanche après I^ Pentecôte.
La Femme Adultère^ le samedi de la troisième semaine de Carême.
Feriu ad Angehim , le mercredi des Quatre - Tems d'Avent , parce qu'on chante ce jour-là l'évangile Missus est.
Teria Calida , la foire chaude ; c'est la loire de Saint - Jean- Baptiste , à ïroyes.
Feria Frigida , la foire du premier octobre , au même lieu. Feria prima , le dimanche.
Feria quarta major ^ ou magna ^ le mercredi-saint. Feria quinta major ^ ou magna , le jeudi-saint. Feria secundo major^ ou magna^ le lundi-saint. Fei-ia scptima ^ le samedi-saint.
Feria séria major ^ ou magna , le vendredi-saint. Feria iertia major ^ ou magna^ le mardi-saint. Feria magni sautinii ^ le mercredi de la quatrième semaine de Carême, où l'on commençait l'examen àcs catcchumènes qu'on devait admettre au baptême, dix-huit jours .iprès. Festa Paschalia « Les auteurs ecclésiastiques, grecs et latins , dit n M. de Marca (^Histoire de Béarn, pag. 800), depuis mille » ans, ont appelé les trois solennités, delà Nativité, de la Ré- » surrection , et de la Pentecôte , les fcfcs Paschales ou les j> jours Paschals, soit à l'exemple des Juifs, qui noramoient » Pâques les trois principales solennités de l'année, la Scénon pegie, les Azymes, et la Pentecôte, qui étoit la fermure ou le j> dernier jour de la cinquantaine après le dernier des Azy— }> mes; soit en conséquence, peut-être, de ce que, par le j> synode d'-Agde et par les Capitulaires , il fut ordonné à tous » les fidèles de communier aux trois fêtes de Pâques, de la » Pentecôte et de la Nativité, comme il étoit ordonné aupaj' ravant de conférer le baptême aux fêtes seules de Pâques et » 'de la Pentecôte... auxquels jours l'usage ajouta depuis, celui » de la Nativité , pour la célébration du baptême solennel , » comme il étoit affecté pour la communion ». Fête aux Cornets , ou le quarei Saint Gentien , 7 mal , veille de la translation des reliques de saint Gentien, à l'abbaye de Corbie. Ce jour, après les vêpres, un nombre d'habitants de Corbie^ qui tenaient de l'abbaye, à demi-cens, certaines portions de terre appelées quadre.lli^ d'où est venu le nom de quarel , montaient à cheval , se rendaient à la porte de l'abbaye, chacun une corne de bœuf à la main ; la parade faite, et les cfjr— nés remplies de vin , la compagnie s'en retournait bien contente. De-là , le nom de Fête aux Cornets^ donné à cette cérémonie.
Festii'itas Dominirœ Matris , la fête de l'Annonciation , dans le
neuvième concile de Tolède.
Festum Aninuinim , la fête des Ames , le jour des Morts , la z novembre.
jG GLOSSAIRE DES îîAtES.
Fesium Apostolorum , la fête de tous les Apôtres , célébrée autrefois, le i*"^. mai, chez les Latins; le oo juin, chez les Grecs.
Festum ylvchllricUni ^ le second dimanche après rÉpiphanie , à cause de l'Evangile qui rapporte le miracle des noces de Cana.
Fcstum Aniwriim Qiristi. Voyez Festuni Coronœ Christî.
Festinn Asinorum, fête, ou cérémonie autrefois célébrée, à Rouen, le 23 décembre; et à Beauvais, le 14 janvier.
Fcstum ylzymorum , le jour de Pâques.
Festum B. M. Ckophœ ^ le zS mai, anciennement à Paris.
Festum B. M. Salome ^ le 22 octobre , anciennement. à Paris.
Festum Broncheriœ. Voyez Bronrheria.
Festum Lalendurum , dans une charte de Marseille, semble être le jour de Noël , que les Marseillais appellent encore aujourd'hui Calcnes. Voyez Festum Calendarum au mot Katendœ.
Festum Campanarum , en quelques-unes de nos provinces, lé aS de mars , parce que , peut-être, on sonnait beaucoup les cloches, à cause de la fête de l'Annonciation.
Fesium Candelarum , ou Candelosœ , la Chandeleur , le 2. février. Voyez lîypapanti.
Fesium Cfirisfi\ Noël, suivant la Chronique Anglo-Saxone.
Festum de Clavis Domini. Voyez Festum Curonœ Christ!.
Festum Conceptioïds sancti Joannis Baptistœ ^ le 20 septembre, à Limoges.
Festum Corumz Chrîsti , fête célébrée en Allemagne, le vendredi d'après l'octave de Pâques , ou le vendredi suivant , si le premier est occupé. Cette fête est encore appelée Festum Armorum Christi, iustrumcntorum Dojninicœ Passiom's ^ Hastœ^'CIaçuruju , etc. Festum de Curona et Clavis Domini ^ de Lancea et Cla<<is , etc.
Fesium Coronœ Domini ., la fête de la Susception de la sainte Couronne parsaint Louis,se célèbre, à Paris, le onzième d'août.
Festum Dicisionis , ou de Dispersionc Apostolorum , lorsqu'ils se séparèrent pour aller prêcher l'Evangile par tout le monde. Cette fête est marquée, dans plusieurs martyrologes, au i5 juillet ; et au i4 du même mois , dans un manuscrit de Saint- Victor de Paris.
Festum Ei>aii§ciismi , cinquième dimanche après Pâques. Cette fête, où l'on honore le commencement de la Prédication de J.-C, était autrefois attachée, eu plusieurs lieux, au 1". mai.
Festum Herbarum , l'Assomption de la sainte Vierge.
Festum Hypcipantes , le 2 février. Voyez lîypapanti. Fcstum Hypodiaconorum , ou Subdiaconorum , fête des Sous- Diacres , le premier de l'an , dans quelques églises , ou le jour suivant ; dans d'autres , à la fin de l'année.
GLOssAinr: des dates, i*
^■esitim Instrumentortim Doiniidcœ Passioids , de Lancea Do-'
mini ^ etc. Voyez Festum Coronœ Clirisli. Festum Liiminuin , la Chandeleur, le 2 février. Voyez Hypapanti.
Chez les Grecs, c'est l'Kpiphanie. Eopri? tZv (pûrav Festum B. Mariœ de Nioe, Salnle-Marie-aux-Neiges, cjue l'église
^ Romaine célèbre le 5 août.
Festum S. Martini Buliiunis , Saint-!Martin-le-Bouillant , le 4 juillet.
Festum Occursus , le 2 février. Voyez Hypapanti.
Festum Olii'arum , le dimanche des Piameaux.
Festum Orthodoxiœ , chez les Grecs , le deuxième dimianche de Carême, où l'on célèbre la mémoire du concile tenu à Constantinople, l'an 842, à pareil jour, après la mort de l'empereur Théophile, pour le rétablissement des saintes Images.
Festum omnium Sanctonim , fête de tous les Saints, la Toussaint, i":"^. novembre; le premier dimanche après la Pentecôte, chez les Grecs.
Festum Palmarum , le dimanche des PiameaUx.
Festum primitivum , le i*^"^. août.
Festum S. Pétri Epularum, la chaire de Saint-Pierre, à Antioche,' le 22 février; jour auquel les Païens faisaient de grands repas aux tombeaux de leurs parents, ce qu'ils appelaient cnra cognaiio , ou caristia. On permit aussi aux Chrétiens de faire^ ce jour-là, des Agapes, ou banquets religieux, en l'honneur de saint Pierre.
Festum primitiarum , le i^"". d'août, ainsi désigné dans la Chronique saxonne d'Angleterre.
Festum suncti Régis , en Hongrie, la fête du roi Saint-Etienne, qui tombe le 2 septembre.
Festum septem Fratrum, le 7 juillet, dans un calendrier de Metz.
Festum septuaginta duorum Christi Discipulorum , le i5 juillet, qui est aussi le jour consacré à \^ fête de la di\nsion des Apôtres : ce qui a peut-être donné lieu, à l'auteur du Martyrologe français , de rapporter la fête des soixanle-douze Disciples au 4 janvier, comme les Grecs, qui la font ce jour-là.
Festum S. Simeonis le 2 février. Voyez Hypapanti.
Festum Siellœ , le 6 janvier. Voyez Epipfiauia.
Festum Stultorum , la fête des Fous ; le premier jour de l'an , eu plusieurs villes.
Festum Translationis Jesu , dans le testarnent de Rotherham , évêque d'Yorck, en i49^ » fst la même fête que la Transfiguration, que nous célébrons le 6 août. C'est peut-être une faute pour Festum Transfiguralionis.
Festum SS. Trinitatis. il y en avait deux : l'une, le premier diman II. ' 3
î8 GLOSSAIRE DES DATES.
che après la Pentecôte ; l'autre, le dernier. La première s'ap"'^
pelait Trinitas œsiioalis.
Fesfiim Valletorum^ la fête aux Variés; le dimanche après la
Saint-Denis.
Forcnsis pour Feri'a. On trouve, dans Ludewig, des chartes da-,
tées Forensi m ^ Forensi F. {Reliq. mss. , tom. VI , pag. i47»
i54.) C'est le mardi et le jeudi.
Gaudete in Domino , introït, et nom du troisième dimanche de l'Avent,
Genethliiwus dies Constantinopolitanœ Urbis , la Dédicace de la ville de Constantinople, le 1 1 mai.
Cioidi^ c'est le nom que donne Bède aux deux mois de décembre et de janvier, parce que, dans l'année luni-solaire des anciens^ Anglo-Saxons , le solstice tombait , tantôt l'un , tantôt l'autre de ces deux mois,
^Hcbdomada Authcnlica , la semaine-sainte.
Hebdomada Crucis ^ la semaine-sainte.
Hcbdumada Duplex. Voyez Hebdomada Trinilalis.
Hebdomada Expectationis , la semaine d'après l'Ascension , qui nous rappelle l'attente de la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres.
Hebdomada Indu] genticE ^ la semaine-sainte.
Hebdomada IMagna , la semaine -sainte : on donnait aussi ce nom à la semaine avant la Pentecôte.
Hebdomada Mediana Quadragesimce , la quatrième semaine de Carême , celle avant la Passion.
Hebdomada Muta, la semaine-sainte; parce qu'on ne sonne
point les cloches les trois derniers jours. Hebdomada Pœnalis ^ Pœnosa, la semaine-sainte, vulgairement
la semaine péneuse.
Hebdomada Sucra ^ la semaine avant Pâques, et aussi celle qui
précède la Pentecôte.
Hebdomada Tiinitalis^ la semaine après le dimanche de la Trinité , appelée aussi Hebdomada Duplex , parce qu'elle est en même-tems la semaine du premier dima.iche après la Pentecôte.
Hebdomadœ Grœrœ. Les semaines des Grecs sont composées comme les nôtres, de sept jours; mais avec cette différence que le dimanche est souvent le dernier jour de la semaine y aa
(GLOSSAIRE DES DATESJ I9
' îieu qu'il est toujours le premier de la nôtre. Ceci mérite attention par rapport aux dates. Le nom d'une semaine ne se tire pas toujours, chez les Grecs, du dimanche qui la précède. Dans certains tems de l'année, il se tire de celui qui la suit, ex qui en est comme le terme. Ainsi , la première semaine de Carême, dans le calendrier grec, est celle qui précède le premier dimanche de Carême , et dans laquelle se rencontre notre jour des Cendres. La semaine de la Passion est celle qui est suivie immédiatement du dimanche de ce nom : celle des Rameaux, la semaine qui est avant ce dimanche. Voici un exemple intéressant, qu'il est à propos de rapporter sur celleci. On lit, dans Ville-Hardouin, que Constantinople fut prise, par les Français , le 12 avril 1 204 , le lundi de Pâques Flories , Cette expression a trompé quelques auteurs, qui , faute de faire attention que Ville - Hardouin comptait les semaines à la grecque, ont cru qu'il marquait, par-là, le lendemain des Rameaux, au lieu qu'il désignait le lundi de la semaine précédente, qui, effectivement, tomhait le 12 avril en 1204. La semaine qui suit les Rameaux ne s'appelle pas cependant la semaine de Pâques , chez les Grecs ; mais la semaine-sainte, comme parmi nous. On voit par-là que les semaines quadragésimales des Gi^csne répondent point à celles des Latins, quoiqu'elles soient en même nombre précisément que les nôtres.. Il n'en est pas de même des semaines qui sont entre Pâques et la Pentecôte : elles ne prennent point leur nom du dimanche qui les termine. La semaine, par exemple, quivient après l'octave de Pâques, s'appelle, chez les Grecs, comme parmi nous, la seconde semaine après Pâques; mais le dimanche suivant, qui est notre second dimanche après Pâques , se nomme , parmi les Grecs, le troisième, et ainsi des autres ; ensorte qu'ils comptent sept dimanches entre Pâques et la Pentecôte , celui de Pâques compris , et autant de semaines. Après la Pentecôte, ils recommencent à compter le dimanche pour le dernier jour de la semaine. Cependant, par une contradiction singulière, les Grecs ne laissent pas d'appeler en tous tems , comme nous , le^undi , le second jour de la semaine , le mardi le troisième, et de même des suivants.
Hebdumas Viacœnesîma , la semaine du renouvellement : c'est la première de Pâques, chez Içs, Grecs.
Jluitiève de S. Jean , huitiève de S. Martin ; octave de S. Jean , octave de S. Martin , et ainsi des autres.
Hypapanti , hypapanfe , hypanfœ , du grec "ÏTruTrecvr-/; , en latîn orxursus ; en français , rencontre : fête de la Présentation cle N. S. J. C. au Temple, où se rencontrèrent le vieillard Sijnçon et Anne la prophétesse : Feslum S. Simeoim , candélariw^
ao GLOSSAIRE DES DATES.
S. Mari'œ randclariœ , candelosœ , candelarum . luminum ^ la Chandeleur ; en quelques provinces, la Chandeleuse ; communément la PuriiJcalion de la sainte Vierge , que nous célébi'ons , le 2. février.
In exccho ihrono , introït , et nom du premier dimanche après l'Épi pliaaie.
In <>oluntale tua , introït, et nom du vingt-et-unième dimanche après la Pentecôte.
Inclina iiiirem tiiam , introït, et nom du quinzième dimanche après la Pentecôte.
Indiclum . la foire du Lendit, établie à >S. Denis, en France, par Charlcs-le-C.hauve , suivant Guillaume de Nangis. Elle commcnçail, anciennement, le mercredi delà seconde semaine du mois de juin : Et niindînas indirtî , in platœa quœ indictiim di~ citur , quolibet anno^ in serundit (juuria feria junii Jieri insdluit.. On voit des chartes anciennes, datées d'avant ou d'après le Lendit.
Le pape Ui'bain II, étant à Angers, l'an loqfi, y établit aussi un Lendit , poiu' l'anniversaire de la dédicace qu'il y avait faite de l'église de S. Nicolas , le dimanche de la Septuagésime , lo février, de cette année : Constituit etiam , dit le^ comte Foulques le Rechin , idem aposiolicus , et edicto jussit , ut in eodcm termina fjuo dedicaiionemfererat, indictuni publicum c.clehrarelur uno quoque anno apud S. Nicolmim.) Dans la Chronique d'Angers, (Martenne, Anecd. , tom. III, col. 1081 ) f l'incendie du pont d'Angers est daté de l'an ii45 , Sabbato posi indirtum , c'est-à-dire , le 16 février,
Xnventio sanctœ Crucis , le 3 mai chez les Latins; le 6 mars, chez les Grecs du moyen âge. Les Grecs d'aujourd'hui la joignent à la fête de l'Exaltation.
JnQocavil nie , introït , et nom du premier dimanche de Carc^me.
Isiî sunt dies , dimanche de la Passion, ainsi nommé du répons de la Procession,
Jean ( S.) de Collaces , la décollation de S. Jean. Baluze , Hist.
de la maison d'Auv. , t. Il , p. 29.5. Jeudi , le grand jeudi , le jcTidi - saint , appelé encore , le jeudi
blanc j à cause (ju'on distribuait , en ce saint jour, des pâin&
GLOSSAIRE DES DATES. âf
blancs aux pauvres ; ce qui se pratique encore en plusieurs
églises , après le lavement des pieJs.
Jeudis Magnificet ^ ou le jeudi de la mi-Carême, ainsi nommé,
en Picardie, du premier mot de la collecte. Joannes Albus (6". ) , fcledcS. Jean-Baptiste , au 24 juin. Juiiler Monath. C'est ainsi que les Suédois appellent le mois de
décembre , du nom de la fcte ou du banquet qu'ils célébraient ,
étant encore païens , aux deux jours du solstice d'hiver. La
Jol est ancienne dans le Nord ; et il en est fait mention dans
l'Edda.
Juiirs nafaiix , les plus grandes fêtes de l'année. Voyez Natales. Jiibîlate , onirds tenu , introït, et nom du troisième dimanche
après Pâques, Judica me , introït, et nom du dimanche de la Passion. Jugement dernier , le lundi de la première semaine de Carême. JuTgnet , pour juillet ; ( du Cauge, Gloss. Franc, sur ce mot. ) Justus es , domine , introït , et nom du dix-septième dimanche
après la Pentecôte.
Kalendœ , dies calendarum. , ou kalendanim , le jour des calendes. C'est ordinairement le premier jour du mois , et quelquefois le premier jour du mois précédent , autpiel on commençait à compter par les calendes du mois suivant. Nous trouvons, par exemple , dans les Annales , publiées par Lambecius , au tome II de la Bibliothèque Césaréenne , que Charlemagne , revenant de Rome , en 774 , se trouva à I.auresham , die kalendarum septemhris , qui était le jour de la translation de saint Nazaire dans cette abbaye. Les translations des reliques se faisaient alors le dimanche ; et , en 774 , le premier de septembre était un jeudi. Ainsi, le die ka/endarum sepfemlris ne signifie point le premier de ce mois : il signifie ce que la Chronique du même monastère nous exprime par in capite kaiendarum septemhrium , cesl-à-dire, le XIX calendas septemhris , ou le quatorze du mois d'août , qui est le premier jour de ce mois, auquel on commençait à compter par les calendes de septembre , et qui était, en effet, un dimanche , en 774.
wSur quoi il y a deux remarques à faire : 1", qu'au lieu de compter dans un ordre rétrograde , à la manière des Romains , les jours avant les nones, les ides et les calendes , les rédacteurs des chartes, du moyen et du has âge , les comptaient fiueiquefois dans un ordre direct. Ainsi , au lieu de marquer, par exemple, le i4 janvier par A7.Y kalcndas Jebruarii ., ils inellent prima die calendarum fehruarii ; et pour le jour sui^
sa GLOSSAIRE DES DATES.
vant,' serunda die calendanim felruarii ^ à la place cle xy'ijl kaîendas Jehruaril ^ etc. ; 2.". que , dans la date de plusieurs chai tes , les jours des nones , des ides , des calendes , n'entrent point en ligne de compte : autre différence entre nos anciens, et les Romains, qui , dans leur supputation, comprenaient, et le jour même des uones , des ides et des calendes, et celui où elles arrivent ; par conséquent , où nous marquerions XIX kaîendas sur le modèle des Komains, nos anciens ne mettaient que XFIII kaîendas. Mais cela n'a pas toujours été constant.
I^ous trouvons aussi que , dans les bas tems, en conservant au premier jour du mois le nom de calendes , on comptait les suivants dans Tordre direct. Ainsi, on disait quelquefois -.post VII kalend. martii , pour le 7 mars.
Nous remarquerons encore que, même parmi les Piomains , ces mots calendes, nones, ides, n'avaient pas toujours la même signification. Quelquefois ils se prenaient dans un sens absolu , pour marquer tout l'espace de tems qui avait rapport aux calendes , aux nones et aux ides. D'autrefois, et pour Tordinalre , ces noms s'employaient dans une signification plus restreinte, pour désigner un jour particulier. Cette distinction est importante , pour concilier des dates qui paraissent se contredire. Par exemple, lorsque Suétone dit que Tibère (Tan 7fS4 de Rome, 3 1 de J. C), garda le consulat jusqu'aux ides de mai. il n'est pas contraire, quoi qu'en dise le cardinal de Noris , a une inscription de Noie , rapportée par ce prélat ; monument où il est marqué que Tibère abdiqua le consulat , le VU des ides de mai. Ici , le nom des ides est employé dans un sens limité ; là , il embrasse tout l'intervalle qui a rapport aux ides.
Kalendœ , ou fesliim kalendaruin , fête ridicule, profane et toute païenne, long-tems célébrée à Rome, et ailleurs, le premier de janvier. L'Eglise a eu beaucoup de peine à l'abolir.
Lœtare , introït, et nom du quatrième dimanche de Carême,
Lardarium , le mardi-gras , ainsi appelé dans le Liraosin , au douzième siècle, suivant GeoUroy du Vigeois (^Chron., p. 3.34.)
Le Lazare , le vendredi de la quatrième semaine de Carême.
Litania , litaniœ , souvent confondues avec les Rogations par nos auteurs ; parce qu'on chante des litanies aux processions des Rogations , et que le mot Airuyt» , en grec , est la même chose que rogatio ou supplicatio ^ en latin. Pour distinguer les litanies du jour de Saint Marc , le 26 avril , des litanies des
GLOSSAIRE DES DATÉS. aS
tiogations, on a souvent appelé les premières litania ma/'ur y ou Utania romana , parce qu'elles ont élé ordonnées à Rome, par saint Grégoire le Grand ; et les secondes lliania mi'nor ^ ou Utania gatlicana , parce qu'elles ont élé d'abord établies à Vienne, en Dauphiné, par S. Mamert, évèque de cette ville , d'où elles ont passé dans les églises de France , avant que d'être en usage dans l'église de Rome et dans les autres églises étrangères. Voyez les Croix mdrcs.
Lundi , le grand lundi , le lundi-saint.
Malade de 38 ans, , le vendredi de la première semaine , ou des Quatre-Temps de Carême.
Mardi , le grand mardi , le mardi-saint.
iS . Maria ad Nii'es , le 5 août. Voyez Festum Maries de Ni\>e.
S. Marlinus calidus , S. Martin Bouillant, le 4 juillet, jour de sa translation.
Martror^ la Toussaint , dans les chartes de Languedoc. i>e Mar~ iror in Martror ^ d'une fête de la Toussaint à l'autre. Mar-tror , veut dire Martyrs ; et l'on donnait ce nom à la Toussaint , parce que celte fête, dans son origine, n'était consacrée qu'aux Martyrs.
Marzache , la éete de l'Annonciation , ainsi appelée par quelques-uns de nos auteurs français , parce qu'elle tombe eii mars , le 2.S du même mois.
Le Mauvais riche , le jeudi de la seconde semaine de Carême.
Mémento mei, introït du quatrième dimanche de l'Avent, autrefois ; aujourd'hui , c'est Rorale ccvii.
Mensis intrans , intrdiens , les seize premiers jours des mois de 3i jours, et les quinze premiers des mois de oo jours. Ces jours se comptaient par un , deux , trois, comme nous les comptons aujourd'hui ; on ne faisait qu'y ajouter le mot intrans , on intru'iens ; par exemple , die XIV intrantc maio , pour le i4 mai. Il n'en est point de même des jours marqués par
Mensis exiens, astans , slans , restons^ les quinze derniers jours du mois. On comptait ceux— ci en rétrogradant. Ainsi , par exemple : Actuni teriià die exeunte , astante , stante, restante , mense septembri, ou bien , actum tertià die exitûs mensis septembris ^ marque le a8 septembre, en commençant île compter par la fin de ce mois, et en rétrogradant, un le •■>o, deux le a»), trois le 28, quatre le 27 , etc. On voit un 2;ran«l nombre d'exemples de cette manière de compter dès le dixième siècle,
dans le Glossaire de M. du Cange ; elle doit être remarquée pour ne point s'y trom^)er.
Les Grecs , comme nous le disons plus amplement ailleurs , avaient une n^.anière de partager le mois fort approchante de celle-ci. Us divisaient leurs mois en trois décades, ou dizaines» et comptaient les deux premières directement , ou dans l'ordre naturel, Myjvàç ic-ruyAvn ir^àry;^ c'est-à-dire, mensîs ineuntls prima ; ^y,yoç f^ia-ouvro; 7rpûr>j , inensïs ruediantis prima ; ou bien ■Tffàryi iTTt <^;î«.û!<4< umlecima. La dernière dizaine était ordinairement comptée à rebours : çêivovros f^»ivog f.v^ix.cir>] , desinentis jtieiisis luideciriiu , pour les mois de 3 1 jours; ^skcctij , der.imâ , pour ceux de '60 jours. Dans Tun et Fautre cas , c'était le 21 du mois Le compte était donc rétrograde. Mais il semble que , dès le cinquième siècle , les Grecs ne partageaient plus leur mois qu'en deux parties à peu près égales, et que (p&ivovroç ^«jvo'srenfermait toute la seconde, qui pouvait s'étendre jusf[u'à i5 jours. Ln effet , Synesius se sert de la date r^tç k»i diKoi,Tij <f)dt~ vovroç f/,yjvàç décima tertia desinentis mensîs.
Menns feruilia , le mois fenal , juillet.
Mensis magnus , le grand mois ; juin , ainsi nommé à cause qu'il renferme les plus longs jours.
Mensis messionum , le mois des messons ( des moissons ) ; le •mois d'août.
Mensis novariim , le mois d'avril.
Mensis Pasrhœ , le mois de Pâques, la quinzaine de Pâques.
Mensis Pur gaturiiis , février, à cause de la Purification de la sainte Vierge, qui se célèbre le 2. de ce mois ; ou plutôt parce que les Romains avaient (outume d'oifrir, pour les morts, des sacrifices d'expiation , en ce rhois de février.
Mensis undecimus, mensis duodecimus. C'était, chez les Romains el chez les FrançaiT:, sous la première race, les mois de janvier et de février. On voit même des chartes du dixième siècle, où ils sont ainsi appelés.
Mercredi ens ancien kesms , dans un titre de l'Hôtel-dc-Ville de Lille. M. de Brequigny , consulté sur celte date , conjecture qu'il faut lire ens uuranf kems , c'est-à-dire , en ombrant karcsme , ce cjui marquerait le jour des Cendres.
Mercredi des traditions , celui de la troisième semaine de Carême.
Mercredi^ le grand mercredi , le mercredi-saint.
Mercoris dies , le mercredi.
Mesonestime , chez les Grecs , la semaine de la mi-Carême , qui est leur quatrième semaine quadragésimalc.
Mesopentecosie , chez les Grecs , c'est le nom qu'on donne aux huit jours qui commencent le mercredi de la quatrième
GLOSSAIRE DES DATES. sS
Semaine après Pâques, et finissent, le raercredi àe la semaine
suivante.
î^liserere mei , Domine^ introït, et nom du seizième dimanche
après la Pentecôte.
Misericordia Domini , introït, et nom du second dimanche après
Pâques.
Missa , le jour de la fête d'un saint , comme Missa sancti Joan-
nis ^ pour la S. Jean.
Missœ Domini, allcluia , alléluia , alléluia , le dimanche de Qua-
simodo. Les statuts synodaux de Gui de Hainaut , évêque
d'Utrecht , sont de l'an iZio^ ferid tertidy post Missas Domini f
ulleluia » alléluia , alléluia.
"Natale -t ou Natîoitas Domiru\ la naissance de Notre-Seigneur y le 2.5 décembre. Fesiorum omnium Metrupolis , dit S. Jean. Chrysostôme.
Natale S. Man'œ , fête célébrée autrefois dans l'Église , le premier janvier. C'est la plus ancienne de toutes les fêtes de la sainte Vierge.
Natale S. Pétri de Cathedra , la chaire de S. Pierre à Rotne ; le i8 janvier ; ou à Antioche , le 22 février.
Natale , ISatalis^ ou JSatalis dies , le jour du martyre , ou de la mort d'un saint ; mais particulièrement d'un miartyr. Le jour de la mort d'un saint, non martyr, est ordinairement appelé Deposilio.
Natales , les principales fêtes de l'année , Noël , Pâques , la Pentecôte et la Toussaint , dans une charte de Pons, évêque d'Arras. Ces fêtes sont quelquefois appelées Jours nataux.
Natalis , l'anniversaire du jour qu'une personne distinguée est montée en dignité, comme le Pape sur le saint-siége , etc.
Natalis calicis, le jeudi-saint.
Natalis S. Joannis Bapiistœ , c'est la fête de la décollation de saint Jean ( le acj août) , dans les anciens martyrologes et dans les chroniques ; à la différence de Natiintas , qui est le jour de sa naissance.
NafalisS. Mariœ ad martyres , ou Dedicatio ecclesiœ B. Mariœ ad martyres. Le Aiartyrologe romain marque cette fête , au i3 mai. C'est Boniface IV qui l'a instituée , lorsqu'il changea en église le panthéon de Rome.
Natalis reliquiarum , le jour de la translation des reliques d'un saint.
Notre-Dame-l'Angei>ine ., ou Septembrèche ; la Nativité de la sainte Vierge , ainsi appelée en Anjou,
IL ' f^ • ^
*iB r.LOSSAÏRE DES DATES.
Wotre-Dame-Chasse-Mors , la fête de l'Annonciation.
^X\'oire-Dame- de- Pitié , le vendredi avant le dimanche des Ra-î meaux , en plusieurs églises. Voyez Compassion de la sainte Vierge.
Woire-Dame de Mi-Àotit^ la fête de l'Assomption.
Nolre-Dame-aux-Mar/eaux^ la fcte de l'Annonciation. ( Voyez Daniel , Mi/. Franc. , t. I , pag. iS3. )
'Nox , l'espace de 24 heures , pris d'un soir à un autre soir. C'était l'usage des Gaulois et des Germains , selon Jules César et Tacite , de diviser le tems par le nombre des nuits. Les Francs , les Anglo-Saxons et les peuples du Nord, adoptèrent cet usage, qui avait encore lieu, dans la France, au douzième siècle. ^j/o# noctes habet infans iste p est-il dit dans la Vie de S. Goar. Non noctes, dit Geoffroy, abbé deVendôme, ser.undiim consuetudinem l.a'îcorum, sed ser.undiim instituta canonum, inducias postulamust
'Nux intempes/a , c'est le nom que les Romains donnaient à l'espace de la nuit, depuis le concubium , où l'heure à laquelle on se couchait , jusqu'à minuit.
'JVox sacraia, la veille de Pâques.
'Oc/aoa infantium , le dimanche dans l'octave de Pâques , ainsi appelé par saint Augustin.
Octaoe du grand Carême. Nous conjecturons que cette expression marque la semaine de Pâques, Chefu fait Van de grâce MCCCII, le merquedi prochain , après les octaves dhu grant quaresme ; (du Cange, Suppl. voce, Quadragesiiiia major. )
Octogesima , pour Septuagesima , dans une Chronique abrégée de Mormandie ; Anno MC il, Ypapente, et Octogesima eodem die fiierunt.
Oculi , introït , et nom du troisième dimanche de Carême.
Olerifs , les antiennes commençant par O , qui se chantent à vêpres , pendant les sept derniers joints de l'Avent , non compris la veille de Noël. Le dimanche dernier des Oleiies , de devant Noël : charte citée dans le Supplément de du Cange , à la lettre O.
Olympias \ sur la signification qu'on a donnée à ce terme, dans les bas tems , voyez ce qui est dit à la fin de l'article des Olympiades , dans notre Dissertation sur l'Art de vérifier les anciennes dates.
Omnes gentes^ introït , et nom du septième dimanche après la Pentecôte.
Qmnia qua, fecistî , introït et nom du vingtième dimanche après la Pentecôte.
Omnls terra ^ introït, et nom du deuxième dimanche après rÉpi-;
phanie.
Osanna , le dimanche des Rameaux.
Ottemhre , pour octobre»
Falns , le dimanche des cinq pains ; le quatrième de Carême.
Palmœ^ seul, ou Palmarum dies , le dimanche des Rameaux.
Pâques comniiiniant, ou Pâques escommunichant, et Pâques communianx ; le jour de Pâques, dans une charte de Charles VI,. en 1387. Une quittance , rapportée par du Chêne , est datée du deux aiffii , nuit de Pâques communiant ^ avant le cierge béni. Monslrelet , pour marquer le tems où commence son Histoire,, s'exprime ainsi dans le Prologue : Si commencera cette présente Chronique^ au jour de Pasques communiant, Van de grâce i4oo« Il se prend aussi pour la quinzaine de Pâques. Des lettres de grâce, de l'an i38.3 , dans le Trésor des Chartes, sont datées du mardi après la quinzaine de Pasques communiant ; d'autres lettres de 1 090, portent en date, le lundide Pasques communiant..
Pâques charneuv , le jour de Pâques, à cause qu'où y commence à manger de la chair.
Pâques nèoes , le jour où commençait alors la nouvelle année," que l'on comptait d'après la bénédiction du Cierge pascal,
Pâques de Noël, le jour de la Nativité de Notre Seigneur ^ qu'autrefois on appelait aussi Pâques , sans addition., et qu'on ne distinguait de la fête de la Résurrection, qu'eu nommant celle-ci les grandes Pâques. C'est ainsi qu'on concilie des anciens écrivains, qui mettent le même fait, les uns à Noël, les autres à Pâques. Encore de nos jours , on dit à Rome , Pâques de Noël, et Pâques delà Résurrection. En France, on disait, il y a environ un siècle .faire ses Pâques, pour dire, communier à quelque grande fête de l'année, indépendamment de la fête de Pâques.
•Parasceve , du grec Tcu^utnctvyi , préparation ; le vendredi-saint, et quelquefois le vendredi de chaque semaine.
Pascha seul , le saint jour de Pâques ordinairement , et quelquefois la semaine de Pâques , comme Paschalis dies. Il se prend encore quelquefois, surtout en Italie et en Espagne, pour d'autres fêtes que pour celle de Pâques ; mais ordinairement on y ajoute le nom de la fête , comnie Pascha Pentecostes,^ pour la Pentecôte , Pascha Epiphaniœ ^ ou Epiphaniorum, pour l'Epiphanie , etc.
Pascha annotinum , c'est l'anniversaire de la Pâque de L'annçe
â8 GLOSSAIRE DES DATE*;
firéicédisnte. On le célèbre encore aujourd'hui (1787) âans. 'église de Cambrai.
Tascîia dausuni , Pâques closes ; le dimanche de l'octave, ou la Qnasimodo ; cluse de Fasche.
Pascha competentiiwi , le dimanche des Rameaux , à cause du symbole qu'on donnait ce jour-là à réciter à ceux qui demandfaient le baptême.
Pascha Jlorum ^floridum, Pâques fleuries ; le dimanche des Rameaux.
Pascha médium , le mercredi dans l'octave de Pâques.
Pascha petiium , le même que Pascha competentium.
Pascha prinium , le 22 mars , ainsi appelé par plusieurs anciens , parce que Pâques peut tomber ce jour-là , et qu'il ne peut tomber plutôt.
Pascha rosarum , la Pentecôte ; lorsque les roses fleurissent , ou sont en fleur.
Pastor bonus , le bon pasteur ; le second dimanche après Pâques., dont l'Évangile commence : Ego sum pastor bonus.
Pausatio S. Mariœ , le jour de l'Assomption ; le 1 5 août.
La Pécheresse pénitente^ le jeudi de la semaine de la Passion.
Pentecoste , la Pentecôte. Ce mot marque quelquefois , et principalement chez les Grecs , tout le tems pascal depuis Pâques jusqu'à la Pentecôte.
Pentecoste média , le mercredi de la semaine de la Pentecôte , chez les Latins.
Penihesis ; c'est un des noms que les Grecs donnaient autrefois à la fête de la Purification.
S. Petrus in gula Augusti , Saint-Pierre aux Liens , aussi dit Saint-Pierre Angoul-Août, et Angel-Août. Les Anglais appellent le premier jour d'août, /amma5«?ay. Dans les anciens livres saxons , ce jour est appelé hlaf-mass , c'est à-dire , la messe du pain ou du blé. Ce nom se trouve, dans la Chronique saxonne imprimée , et caractérise la fête des premiers fruits de la moisson {^Ad an. 921 ).
Populus Sion , introït, et nom du second dimanche de l'A vent,
Prœsentatio D. N. J. C. , la présentation de Notre-Seigneur au Temple, le 2 février. Voyez Hypapanti.
Privicarnium Sacerdotum , le dimanche de la Septuagésime. Voy, Carniprinum.
Prosphonesime ; c'est le nom que les Grecs donnent à la semaine de la Septuagésime. Ce nom veut dire invitation , parce que, dans cette semaine , on y annonce au peuple le Carême qui approche.
Profector nosier, introït, et nom du quatorzième diméyiche après la Pentecôte.
'Puerperium ^ la fête de l'Enfantement, ou des c'ouches sacrées de la Vierge; le 26 décembre, chez les Grecs et les Moscovites.
Purificatio B M aria ^ la fêle de la Purification de la sainte Yierge ; le 2 février. Voyez Hypapanti.
Quadra^esïma ^ Carême, Ce nom, pris absolument, désigne les quarante jours de jeûne qui précèdent la fête de Pâques, et qu'on désigne, dans quelques actes, sous le nom de Qmidragesima major^ le grand Carême. Mais on pratiquait anciennement plusieurs Carêmes dans l'année : premièrement, celui donton vient de parler; secondement, le carême de la Pentecôte; troisièmement, le carême de Noël. C'est ce qu'on voit exprcssémentmarqué dans les Capitulaires de Charlomagne, l.Vl, c. 1 84. Admoncant sacerdotes, utjejunla tria légitima in aniio agantur^ îd est^ XL dies ante Nafi\'itatem Domini , et XL anic Fascha^ ubi de cinias anni sohimus ; et pust PenfecostenXL dics. Voilà pour l'église latine. Aces Carêmes, les Grecs ajoutent ceux des apôtres saint Pierre et saint Paul , et de l'Assomption de la sainte Vierge. Les Jacobites observent encore un sixième Carême, qu'ils nomment des Ninivites.
Quadragesima intrans , Quaresmentranum , Carême entrant. Voyez Caresmentranus. (Quadragesima intrans, se prend aussi pour le premier dimanche de Carême. (Voyez du Cange, Suppl.)
Quadraginia , ou Dominica Quadraginta , le dimanche de la Quinquagésime , ainsi appelé du premier répons de matines : Quadraginta dies et noctes, etc.^ dans l'ancien Bréviaire de Êeauvais.
Ouadringesima , le même que Quadragesima. ( Mab. Lit. Gall. p. 228 ).
Quasimodo , introït, et nom du premier dimanche après Pâques, qui est celui de l'Octave.
Quindana , guindena, (fuinquenna ^ la quinzaine. Quindena Pasrhœ , la quinzaine de Pâques. Ce sont les huit jours qui précèdent cette féie , et les huit jours qui la suivent.
Quindena Pentecostes ., la quinzaine de la Pentecôte, commençant à la Pentecôte même. Ainsi , Dominica inQuindena Pentecostes est le second dimanche après la Pentecôte. On trouve aussi Quindena Natii'italis , Quindena Purifirationis ., Quindena sancti Joannis Bjptistcc ., Quindena sancti M icliae/is , etc.; raome ex-
$0 r.LOSSAIRE DES DATES.
plication , c'est-à-dire , que ces quinzaines commencent à la fête même. Nous en avons la preuve pour la quinzaine de ÎS'oël, dans le concile de Montpellier, tenu en iziS. Pierre de Vaux-Cernay le date de la quinzaine de Noël , et les actes le datent du YI des ides , ou 8 de janvier. ( Voyez Très septimanœ ).
Qiiinquagesiitia ^ le dimanche de la Quinquagésime ordinairement ; et quelquefois le Temps Paschal , qui est de cinquante jours, depuis Pâques jusqu'à la Pentt'côle ; et quelquefois aussi le jour de la Pentecôte même, qui est le cinquantième.
Quintuna^ la quinlaine ; le premier dinianrhe de Carême, et non pas le dimanche de la Quinquagésime, comine le marque du Cange.
Qiiînfilis nicnsis; c'est le nom qu'on donnait au mois de juillet, avant que Marc- Antoine lui eût donné celui de Jules-César.
Ramispalma , le dimanche des Rameaux.
Reddite qiiœ surti Cœsuiis Cœsari ^ le vingt-deuxième dimanche après la Pentecôte , ainsi appelé , par les historiens contemporains de la bataille de Weissemberg , près de Prague , donnée le 8 novembre 1 620 ; Dominica , disent-ils , in (jua cantatur Eoangelhini. Pxeddite , etc.
Heloiio jHien Jesu de /Egypto , le 7 janvier.
Reminiscere , introït , et nom du second dimanche de Carême.
Refsaille-Mois, les mois de juin et de juillet. (Du Cange, Suppl.)
Respice , Domine ^ introït , et nom du treizième dimanche après la Pentecôte.
Rihélatiun de Saint-Michel ( le jour de la ) , 8 de mai. Voyez Monstrelet, tom. I , jol. 87 recto.
Le Roi des dimanches , le dimanche de la Trinité. Voyez Dominica sanctœ Trinilatis.
Rorate cœli, introït, et nom du quatrième dimanche de l'A vent, aujourd'hui ; autrefois, c'était Mémento mei.
liosœ Dominica , le quatrième dimanche de Carême , et celui dans l'octave de l'Ascension. Voyez Dominica Rosœ,
Sahbatum , le samedi ordinairement , ou quelquefois la semaine entière. De là viennent , una , ou prima Sabbaliy pour le pre-
GLOSSAIRE DES DATES. 3i
mîer jour de la semaine , c'est-à-dire , le dimanclie ; et se^ runda Sabbati^ pour le lundi, etc.
Sahbatum Acathisti ^ c'est le nom que les Grecs donnaient au samedi de la cinquième semaine de Carême : ce jour était fêté, à Constantinople, en mémoire de la délivrance miraculeuse de cette ville, assiégée par les Abares ; événement arrivé l'an 626, et dont ils se croyaient redevables à la protection de la sainte Vierge, Ce jour-là , on chantait, à l'honneur de la mère de Dieu , une hymne nommée Acathistos , parce qu'on la chantait debout. Voyez Gretzer, L. III, obse/y. in Coddi'num -, c. '].
Sabbatum duodeciin lecttonum , samedi aux douze leçons ; les quatre samedis des Quatre-Temps.
Sabbatum Luminiim , le samedi-saint.
Sabhatum Magnum, le grand samedi, le samedi-saint.
Sabbatum vacans , le samedi avant le dimanche des Rameaux ," ainsi appelé à Pvome , parce qu'il n'avait point d'office ; le Pape étant occupé à distribuer des aumônes, en ce jour-là.
Salus Populi, introït, et nom du dix- neuvième dimanche après la Pentecôte.
La Samaritaine, le vendredi de la mi-Carême , ou de la troisième semaine de Carême.
Scrufinii l)ics. Voyez au mot Dies.
Septimana , la semaine. Voyez Ilebdomada.
Septimana communis , la semaine qui commençait au dimanche après la Saint-Michel de septembre. (Haltaus Calend. medii œi>i, pag. loi.) Dans Ludewig, {^Rel. mss., toni. 7, pog, 493-)» on trouve un diplôme daté, A. i3o6, fcriaquarta in Communlbus. C'est le 5 octobre.
Septimana média jejuuiurum Paschalium , la troisième semaine de Carême. Il ne faut point confondre cette semaine avec Ilebdomada mediana Quadragesimœ : celle - ci est la quatrième semaine de Carême.
Septimana pocnusa ; la semaine péneuse, la semaine-sainte.
Septuagesima , c^ est \e neuvième dimanche, et non le soixantedixième jour avant Pâques, comme plusieurs l'ont pensé : mais, parce que le sixième dimanche avant cette grande fête, qui est le premier de Carême, fut nommé Quadragésime ; ori nomma les trois qui le précèdent Quinquagésime, Sexagésiine et Septuagésime.
Seoal , le mois de juillet. Charte de Godefroi II, sire de Peruweys : Ce fut fait l\m del Incarnation Jesu MCCLXIV, el mois de Seval, le jour S. Jakcmé et S. Christoffie. ( Butkens , tom. 1 , pr. pag. 229. )
Sa GLOSSAIRE DES DATES»
Sextills mensis , c'est le nom que portait le mois d'août , avâtït qu'Auguste lui eût donné le sien.
Si iniquitates^ introït, et nom du vingt - deuxième dimanche après la Pentecôte.
Sicut oculi seivorum . introït du lundi après le premier dimanche de Carême. Charte de la fondation de la collégiale de Saint-Denis d'issoudun , par Gérard la Fuile, abbé de N. D. d'issoudun. Actum solemniter in capitula nostro, feria II qua
ca«/a^f/r : sicut oculi servorum , quinto idus martii
atino Dovi. Incarn, MCL xxxv. (^GalL Ch. no. , iom. II , prob. col. 49)
Solemnitas Solemnitatum ., le saint jour de Pâques.
Somerirus ou Sonniartras., le mois de juin, au pays Messin. Charte de Baudouin d'Eplnal, abbé de Saint-Vincent de Metz, datée lou premier jour de somertras , l'an de grasce noslre Signer , mil trois cent et dous ans. Sauf-conduit accordé, l'an i356, à tous ceux qui viendront acheter les laines en cette ville, pour la saixon don vendaige des termes de Paisques ., dès le Jour de feste Saint-Gengoul., en may,juscesJour de feste S. Vy en sonmartruSf c'est-à-dire, jusqu'à la fête de Saint-Vit, Saint-Modeste et Sainte-Crescence , martyrs, qui. tombe le i5 juin.
Suscepimus, Dcus, introït, et nom du huitième dimanche après la Pentecôte.
Susceptio Sanctœ Crucis , la Susception de la Sainte - Croix , à Paris , le premier dimanche d'août.
Tessaracoste , c'est le nom que les Grecs donnent au Carême.
Tetrada , le quatrième jour de la semaine , ou le mercredi.
T/ieopha?ua, la fête de Noël, et celle de l'Epiphanie, confondues, dans les premiers siècles, en Orient, et célébrées, l'une et l'autre , le 6 janvier. De là , viennent ces mots Gaulois : Tiphagne., Tiphaine ., Tiéphaïne, Thiéphanie., Tiéphaigne, Tiphaigne., qui signifient ordinairement le jour des Rois. Voyez Epi'phania.
Thore maneth , ou hme de Thor. C'est le nom que les Suédois donnent an mois de janvier, et les Danois au mois de mars, du nom d'une fête qu ils célébraient dans le tems de leur paganisme.
Des Traditions , le mercredi de la troisième semaine de Carême; parce que l'Evangile parle des fausses traditions des Juifs , que les disciples du Sauveur n'observaient point dans leur repas.
GIOSSÀIRE DES DATES. o3
Ttansfiguratloms Dominka ^ le second dimanche de Carême^ parce qu'on y chanle l'évangile de la Transfiguration de No-, tre-Seigneur Jésus-Christ.
Transfigurationis festiim , la Transfiguration de Notre-Seigneur , le 6 août.
Très Septimanœ Pasrhales. Les lettres d'ajournement adressées par le roi Philippe-le-Long aux pairs de France , dans le fameux procès de Robert d'Artois, et rapportées tout au long par le l*. Anselme , tom. II , pag. 830 , portent : Ad diem Sabbatl post très septlnianus instantis Pasrluiiis , videlicel ud
' diem oigesimam maii. Ces lettres sont datées du 9 avril de l'an iSij. Mais il est indubitable qu'elles appartiennent à l'an i3i8, suivant notre manière de commencer l'année. En effet, ^les sont antérieures, comme il est visible , au jour de Pâques. Or, Pâques, en iSiy , tombait le 3 avril; et de plus, le 20 mai , cette année, était un vendredi , et non pas un samedi ; au lieu qu'en i3i8 , Pâques tombait le 28 avril , et le 20 mai était le samedi de la quatrième semaine après Pâques. Les trois; semaines précédentes sont donc ce que Philippe-le-Long appelait très septimanas Pasr.hatis. Ainsi, cette expression, qui se rencontre dans d'autres actes, marque les trois semaines qui commençaient au jour de Pâques.
On trouve aussi ties septimanœ Pentecostes , très septimanai Natii'ifaiis , très septimanœ. S. Joannis B. : semblable explication. La raison de cette dénomination, c'est que, dans plusieurs endroits, les grandes fêtes avaient trois octaves consécutives ; en d'autres, elles n'en avaient que deux ; ce qui était exprimé par le mot quindena. Yoilà pourquoi, dans les anciennes chartes et chroniques , on trouve plus ordinairement octai>œ qu'of/apo.
Tfluhtv , c'est le nom que les Grecs donnent au dimanche ayant la Septuagésime , parce que , ce jour-là, on commence \à. grande hymne appelée Tpia^iovj qui dure jusqu'à Pâques.
Vcrdi-aoré^ pour Vendredi- adoré ^ le vendredi-saint , ainsi appelé autrefois parmi le peuple, à cause de l'adoration de la (>roix*
La l^euoe de JSaim , le jeudi de la quatrième semaine de Carême.
Vigilia Horemii y la veille de Saint-Laurent , ou le 9 août , dans un traité de Gebbehard , évêque d'Halberstat, passé l'an 1477» avec l'abbaye de Quedelinbourg. (Ludewig, tom. X, pag. g3.)
Ijcs Vignerons ^ le vendredi de la seconde semaine de Carême. IL 5
34 GLOSSAIRE DES DATESJ
Yocem jucunditatis , introït , et nom du cinquième dimancliô après Pâques.
[ff^itave , octave. Et <>cl que les deoant dites dix liipres soient prises et payées au devant dit Chapelain us TVitai;es , de cheste Chandeleur prochaine à venir. (Testament d'Alix, femme de Jean, seigneur de Lille , de l'an 1:474- )
{JViiii'e, même signification.