‹ L'art de vérifier les dates (volume 4)Chapitre 119 sur 277 · JACQUES I". DE BOURBON · texte numérisé non relu

JACQUES I". DE BOURBON

1342. Jacques, iroisième fils de Louis I". , dur, de Bourbon; et de Marie de Hainaut, eut, par le partage fait avec le duc Pierre , son frère , le comté de la Marche et la seigneurie de Monlaigu, en Conibrailles. L'alliance qu'il avait contractée, l'an i335 , avec Jeanne , fdlc et héritière de Hugues de C-hâtillon-Saint-Pol, avait déjà fait entrer dans sa maison les seip;neuries de Leuse , de Coudé , de^Carenci , de Buquoi et d'Aubigni.

Ce prince fit ses premières armes dans la guerre de Bretagne, sous les ordres de Jean, duc de Normandie. 1,'an i346 , il combattit, le 26 août, à la fameuse bataille de Créci , où, quoique blessé dangereusement, il eut assez de force et d'in— Irépidilé pour voler au secours du roi Philippe de Valois , et pour l'arracher du cliamp de bataille. Le monarque signala sa leconnalssance en lui donnant le Ponthicu qu'il avait confisqué sur le roi d'Angleterre. H fut créé, le i5 juin i349, souverain et général capitaine dans toutes les parties du Languedoc. Le roi Jean lui donna. Tan i354, l'épée de connétable après la mort de Charles d'Espagne. La trêve accordée par Edouard , roi d'Angleterre , étant expirée en i356 , le comle de la Marche fut chargé d'aller s'opposer au prince de Galles, qui înenr.ç<iit les provinces voisines de la Guienne. Cette expédition nr'cut aucun succès par la discorde qui se mit entre le comte de la Marche et ses deux collègues, le comte de Foix et le comte d'Armagnnc. Honteux de ce revers, Jacques de Bourbon remit îiu roi l'épée de connétable, qui fut donnée à Gautier de Erienne , duc d'Athènes. Mais il ne crut pas (|ue cette démis- ;^ion le dispensât de rendre à la pairie les services que sa naissauce exigeait de lui 11 combattit, le ig septembie de la même année, à la funeste journée de Poitiers, où il demeura prisonnier, après avoir fait de son corps un rempart à son souverain. ÎJélivré, l'an i36o , par le traité de Bretignl , il fut nommé par le roi «lean pour en exécuter les conditions, en remettant aux Anglais les provinces qui leur étaient cédées. Il commença par ses propres domaines, et se démit généreusement du comté do Ponthleu, que ses services, lui avaient mérité. Il marcha peu de lems après contre les brigands nommés les Tard-venus^ qui désolaient le Lyonnais et les environs. Les ayant attaqués avec Pierre, son fds aîné , le li avril i36i , près de Briguais, à trois lieues de Lyon, ils reçurent l'un et Tautrc des blessures dont le père mourut le 6 du même mois, et le fils quelques jours après. Le corps de Jacques de ]3ourT)on fut enterré aux SJominlcalns de Lyon , sous mic ioiuLe où l'on a marqué par erreur l'aunée iS.Gs^

DES COMTES DE LA MARCHE. • i3f

pour celle de sa mort. C'est de lui que descendent tous les princes de la maison royale , qui existent aujourd'hui. De son mariage, il eut, outre le fils qu'on vient de nommer, Jean, qui suit ; Jacques, seigneur de Préaux; et Isabelle, mariée, i^, à Louis, vicomte de Beaumont au Maine; 2.'^. à Bouchard VII , comte de Yendôme.

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