GUILLAUME DE BLOIS
1454. Guillaume, frère de Jean de Blois, lui succéda dans la vicomte de Limoges , préférablement à Nicole , sa nièce , en vertu de la donation que celui-ci lui en avait faite. Sans cela , Nicole, sa nièce, eût eu la préférence, parce que la représentation a lieu dans le Limosin , et que celte vicomte d'ailleurs n'est pas un fief masculin. Guillaume avait été donné par ses frères en otage, l'an 1421 , au duc de Bretagne par l'accommodement qu'ils avaient fait avec lui, après la trahison qu'ils commirent à son égard. Guillaume porta la peine de leur crime , auquel il n'avait point eu de part. Resserré pendant vingt-huit ans dans une étroite prison , il y versa tant de larmes qu'il en devint presque aveugle. Il mourut en i455 , laissant d'ISABELLE , son épouse , fille de Bernard I , comte d'Auvergne , Françoise , qui suit, et deux autres filles. Isabelle devenue veuve, se remaria avec Arnaud- Amanleu d'Albret , sire d'Orval.
FRANÇOISE DE BLOIS, et ALAIN D'ALBRET.
1455. Françoise, fille aînée de Guillaume de Blois, Ll succéda dans la vicomte de Limoges , ainsi qu'à la seigneurie d'Avènes. L'an 1470, elle épousa Alain, sire d'Albret. La mort de cette princesse arriva au plutôt l'an 14^' ? tJate de son
DES COMTES DE LIMOGES. ayS
testament. Alain , son époux , l'ayant suivie au tombeau l'an 1622 , la vicomte de Limoges passa avec ses autres domaines à son successeur et petit-fds Henri , roi de Navarre, mort le 26 mai i555, laissant pour héritière Jeanne, sa fdle unique, mariée, en 1548, avec Antoine de Bourbon. Henri, né de ce mariage, étant monté sur le trône de France , réunit à la couronne la vicomte de Limoges. Mais ce prince en aliéna tous les fonds en divers tems ; aliénations qu'il déclara immuables en 1602. Elles ne furent pas néanmoins exceptées dans l'édit du mois de juillet 1G07 , qui déclara nulles toutes celles que ce prince avait faites du domaine , depuis son avènement au trône , sauf le remboursement des acquéreurs qui ne possédaient qu'à titre d'engagement. Mais ceux qui avaient acheté des commissaires de Henri IV et de Catherine , duchesse de Bar , sa sœur , à qui ce prince avait cédé le Limosin , avaient une garantie à exercer contre le roi, du chef de cette princesse.
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