BERNARD-GUILLAUME
1090. Guillaume - Jourdain,ei Eer:sard Guillaume, succédi-rdit à Guillaume-Raymond , leur père , dans ses coiï:-
3<"^ COMtES DE bÉsALU.
VtEUNARD il son fière , succé- «Icrent à Guillaxame I, leur prrc, dans SOS domaines, qu'ils gouvcriièrenlen commun. Le preinier fut surnommé Trumuis ^ parce qu'il avait un noz postiche , et c'est le même sans Joute que le comte Guillaume ^ fils d Adéldî ie^ qui , par un acte solennel, promit à Guifred, archevêque de Narboane, sou parent , de laider à défendre les possessions de son église , el en particulier les forteresses voisines de sa cathédrale, {liist. de Lan^. , tome 1 1 , prcuv. page •J.2.?).') (Guillaume s'attira la haine *]e ses sujets par ses violences et ses empoilemenls. Un ancien historien ( Marca Hlsp. , col.
S4-f.) rapporte que s'étaut attiré différentes affaires, il fut assassiné , du t-onsentement de son frère et de quelques-un.i de ses vassaux. Cet événement dut précéder l'an 1070. Le même hislorien fait un portrait bien différent de Bernard, son frère, qu'il représente comme un seigneur qui , par sa douceur et sa modération, faisait le contraste de sou aîné. Guillaume laissa de Stépjianie , sa femme , im fdsen bas âge, nommé Bernard, qui fut le troisième comte de Bésalu et de Fenouillède , de son nom. Amé, légat du saint siège, ayant assemblé, l'an 1077, un concile à Gironne , Guifred , archevêque de Narbonne, qui s'y était rendu, troubla rassemblée , dans la crainte d'y être déposé pour cause de simonie et pour d'autres e.\cos , et obligea le légat à
COMTES DE CERDAGNE
tés , qu'ils gouvernèrent par indivis. Le premier fut un de ceux qui firent le plus d'efforts pour rétablir Bertrand , son parent , dans le comté de Toulouse , que Guillaume IX, duc d A<piiîaine , avait envahi pendant l'absence de Raymond de Saint-Gilles, qui était à la croisade. L'an 1 1 o I ou 1 1 02 , il partit pour aller joindre ce même Raymond à la Terre-Sainte, où il combattit sous ses drapeaux.
Raymond étant mort le a8 février iio5, le comte de Cerdagne lui succéda , en vertu de sou testament , dans toutes ses terres d'Orient. Il continua le siège ou blocus de Tripoli , commencé par Raymond , ce qui ne l'empêcha pas d'entreprendre quelques autres expéditions, soit pour conserver les places dont Raymond lui avait confié la garde en mourant , soit pour étendre ses conquêtes. Il signala surtout sa valeur contre Herloloni, gouverneur de Damas pour les infidèles, qui Tétait venu harceler aux environs du château de Mont-Pèlerin, où il faisait sa résidence. Guillaume- Jourdain le défit entièrement dans une sortie qu'il fit sur lui y et remporta un riche butin. Il se rendit maître ensuite, après un siège de trois semaines, de l'importante place d'Archon, que Godefrol de Bouillon et Raymond de St.-Gilles avaient inutilement attaquée. De là il étendit ses courses jusqu'à Damas. Bertrand , son cousin y étant arrivé , l'an 1 109 , en Palestine , à la tète d'une armée ,
COMTES DE BÉSALU.
prendre la fuite. Le château de Bésalu, que Bernard II lui ouvrit, fut le lieu de sa retraite.
Il y assembla , le 6 décembre , un nouveau concile , qui se termina plus paisiblement que le {)récedent. Bernard II lui prêta a niain pour réformer les monastères de sa dépendance , et y rétablir la régularité. Pierre de Narbonne, évéque de Uodt'z, s'étant emparé de l'archevêché de Narbonne après la mort de Guifred , arrivée au mois de février 1079, le pape Grégoire VII, après l'avoir excommunié, et avoir confirmé Dalmace compétiteur de Pierre , écrivit au comte Bernard H , ainsi qu'à Raymond de Saint-Gilles, pour leur enjoindre d'aller au secours de l'église de Narbonne, qui est en proie , disait-il, aux membres du diable. Il ne paraît pas que les deux comtes aient eu beaucoup d'égard à cette lettre. Ce qu'il y a de certain, c'est que Pierre de Narbonne resta en possession de son siège jusqu'en 1086, qu'il se démit volontairement. Bernard vivait encore en logS. Il mourut sans laisser d'enfants d'ERMt-N - CARDE , sa femme.