‹ L'art de vérifier les dates (volume 4)Chapitre 172 sur 277 · CHARLES · texte numérisé non relu

CHARLES

i5i3. Charles de Beuil hérita de Jacques , son père, da comté de Sancerre avec la baronnie de Vailli. L'an i5i5, au mois d'août, il commanda l'avant-garde de l'armée deFrançois 1*=% au passage des Alpes ; et le 1 3 septembre suivant , il fut blessé mortellement à la bataille de Marignan. Anne DE Polignac, sa femme , le fit père de Jean , qui suit, et se remaria à François II, comte delà Rochefoucauld, dont elle eut plusieurs enfants.

JEAN V

i5i5. Jean V (sixième du nom , sire de Beuil ) , succéda à

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Charles, son père, n'ayant que trois mois , sons la tutelle âe François de Beuil , son oncle, depuis archevêque de Bourges, et alors trésorier de la cathédrale et professeur en droit canon. Il perdit la vie au siège de Hesdin , Tan lo'ij , sans avoir été marié. Ce jeune seigneur donnait les plus grandes espérances

LOUIS IV

iSSy. Louis IV (sire de Beull ) , fils de Jacques , comte de Sancerre, et de Jeanne de Sains, grand - échanson de France dès lôSo, chevalier de l'ordre de Saint- Michel , gouverneur de Touraine, d'Anjou et du Maine , succéda au comté de Sancerre , à Jean , son neveu. Il avait été blessé à la journée de Marignan , et pris à celle de Pavie, L'an iSS^, lorsqu'on procédait à la réformation solennelle de la coutume de Berri , le comte de Saneerré fut appelé à Bourges, sur la supposition qu6 ce comté était sujet à cette coutume. Il soutint au contraire que lui et les siens avaient leurs propres coutumes , insérées dans le recueil de celles de Montargis, fait en i53i. Labbe dans son commentaire de la coutume du Berri , dit effectivement que le comté de Sancerre était régi par la coutume de Lorris , et que cela fut jugé par cinq arrêts de la cour. L'an i544 , Louis défendit la ville de Salnt-Dizier , pendant sept semaines , contre l'armée impériale , et ne la rendit (sur la fin d'août) , que par une capitulation honorable ; encore ne s'y détermina-t-il que sur une fausse lettre du duc de Guise, fabriquée par la duchesse d'Etampes , ou selon d'autres , par le fameux Granvelle, depuis cardinal , qui lui ôtait toute espérance de secours ( i ). Cette brave défense lui mérita la place de capitaine des cent gentilshommes de la maison du roi. Il combattit, l'an iSSy, à la funeste bataille de Saint-Quentin. Mais , loin de désespérer du salut de l'état , après ce terrible désastre, il se jeta dans Guise , résolu de défendre la place jusqu'à la dernière extrémité. L'an i56o, il fut le premier, suivant Brantôme, qui découvrit la conjuration d'Araboise. « Sans lui et sa vigilance , dit cet his-

(i) Celte lettre, écrite en rhiffres et signée de celui du duc de Guise , portait que le roi ( François I^"". ) , touché de l'extrémité où se trouvaient les assiégés, commandait au comte de Sancerre de demander la capitulation la plus honorable qu'il pourrait. Le comte assembla les principaux officiers , leur montra la lettre où l'on reconnut le chiffre du duc de Guise, et enfin on capitula. (Monlfaucon , Monum. de la Monarch.j tome IV, page 334- )

DFS rOMTES DÎT S.V^T,EnRE. 3 19

9 torien , la sédition d'Amboise eût pris feu , pour le moins ua n peu ; car ce fut lui qui découvrit Caslelnau , l'un des princin paux dn la bande, qu'il avait connu avec iTionsieur d'Orléans, » étant de sa compagnie , de laquelle mondit sieur le comte » était lieutenant ; et se montra en cette découverte un très- » sage capitaine ». Mais il fit un acte mémorable de générosité, lorsque le prince de Condé ayant été arrêté, on nomma des commissaires , du nombre desquels il fut , comme chevalier de Saint - Michel , pour lui faire son procès. Les juges l'ayant condamné à mort , le comte de Sancerre protesta qu'il perdrait plutôt la vie que de signer l'arrêt. Il mourut l'an i563 , laissant de Jacqueline , fille de François de la Trémoille , qu'il avait épousée le 2^ janvier i534i Jean, qui suit, et d'autres enfants. Ce comte ^ dit encore Brantôme, était un irès-hrave ^ sage et Qaîllant capitaine ; aussi aoait-il la façon très-helle et honorable repré^ sentaù'on , homme de bien et d'honneur , n'ayant jamais dégénéré de ses prédécesseurs. Sa femme lui avait apporté en dot la terre • de Marans dans l'Aunis , avec celle de la Charité-sur-Loire , qu'il transmit à ses descendants.

JEAN VL

i563. Jean VI (septième du nom , sire de Beuil) , comte de Sancerre après la mort de Louis , son père , et grand-échanson , eut le bon esprit de se préserver du fanatisme de la ligue , et la constance de rester attaché aux rois Henri III et Henri IV, dans les tems les plus difficiles et les plus orageux pour ces deux princes. Au siège de Paris , il marcha au secours du second avec cinquante gentilshommes qu'il entretenait à ses dépens. Les ligueurs sentirent aussi la force de son bras au combat de Gergeau , où il les défit. Pendant les troubles de la minorité du roi Louis XIII , il montra pour ce prince la même fidélité qu'il avait marquée à ses devanciers. Le comte Jean mourut fort âgé, l'an i63S , laissant d'ANNE de Daillon , qu'il avait épousée an i589,' Kéné, qui suit.

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