AIMAR
AiMAR OU Adémar, est regardé comme la tige des reigneurs X. 4i
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de Bourbon. Ce domaine lui venait de ses ancélres qui avaient possédé de grands biens dans l'Auvergne, le Cbarolais et l'Autunois , dont on ne distinguait pas encore le Bourbonnais. En effet il était petit-fds , par Dibelong, ou Nivelon II, son père, de Childebrand 11, qui, l'an 814, fit une donation en fonds de terre , au monastère des religieuses d'Iseure , de Isodro , près de Moulins. Childebrand y dit positivement qu'il tenait ces fonds de Dibelong , son père , de genilore meo Bibeiongo comité quondain legUiniâ heredîtate peivenit ad me ( Gall. Chris. ^ no. , toni. II , col. 077. ) Or ce Dibelong, ou Psivelon I, était fils de Childebrand 1, frère de Charles Martel, comme on croit l'avoir démontré dans la généalogie de la maison de France. Aimar fonda lui-même le monastère de Suuvigni , de Sih'iniaco., à deux lieues de Moulins, pour l'ordre de Ciuni. La charte de cet établissement est datée, die hinœ, in mcnse marlio^ anno XXIV., régnante Caro/o {Gall. Chr.^ nu.., toni. 1! , col. Sy^) ; ce qu'un moderne rapporte à l'an 863, vingt quatrième du règne de Charles le Chauve. Mais alors Cluni n'existait pas encore , puisqu il ne fut fondé qu'en 910. Ce n'est donc point au règne de Charles le Chauve, que cet acte se ra[)porte , mais à celui de Charles le Simple , dont la vingt-qunlrième année a dû commencer le d janvier 898, suivant une de ses époq'cies, tombe en l'an 921 de notre ère. On ignore combien depuis ce tems Aimar vécut. Il avait épousé Ekmengarde , dont il eut troi fils, Aimon , Dacbert , et Archambaud. Le père de ces enfan's , dont on prouvera ci-dessous l'existence , n'est donc pas le même qu' Aimar , ou Adémar, comte de Poitiers, qui n'en eut aucun.