BERTRAND III
1282. Bertrand de Baux, III". du nom, succéda à Raymond I, son père, dans sa portion du comté d'Orange. L'an 1289 , il acquit, par échange, la portion de Bertrand II , son neveu à la mode de Bretagne. Il fut très-bien à la cour de Charles II , roi de Naples ot comte de Provence , qui le fit comte d'Avelllno. Ce prince, ayant acquis, l'an lâoy , des chevaliers de l'Hôpital, leur moitié du comté d'Orange, en fit encore cession, le 22 mars i3o8, à Bertrand « Celui-ci , 3> content de ne partager avec personne sa souveraineté, renou- 3> vêla l'hommage que ses ancêtres avaient toujours rendu aux » comtes de Provence, comme vassaux, reconnut que les » affaires criminelles devaient être portées en dernier ressort à »> la cour du comte , et s'avoua sujet à la convocation du ban 3» et de l'arrière-ban pour le service militaire. Mais du reste, i> ce n'était pas un de ces vassaux que la médiocrité de leur fori) tune fit confondre dans la foule des seigneurs. Sa monnaie i> avait cours dans toute la Provence j et aux droits de la féoy> daîlté près, c'était un souverain à qui il ne manquait , poirr i> .avoir le même éclat que tant d'autres, qui jouent un grand j> rôle dans l'histoire, que d'a%'olr des états plus étendus. » <iY«m'. hist. de Provence, tom. 111 , pag. 11. 3 et 1 i4- ) Bertrand mou» ut l'an icioS, laissant dîii.F.ONOHE de GF.^'î:vE,sa femme.
toES COMTES ET PRINCES fi'ORANGE. 4^9
miW avait épousée le aS octobre 1278, Raymond, qui sait ^ et d'autres enfants.