‹ L'art de vérifier les dates (volume 4)Chapitre 231 sur 277 · BÉATRIX ET HUGUES · texte numérisé non relu

BÉATRIX ET HUGUES

11S2. BÉATRIX, fille unique de Guigues V, lui succéda sous la tutelle de Marguerite , son aïeule , qui mourut l'an ii63. Cette jeune dauphiné épousa, i". Albéric-Taillefer, fils de Raymond V, comte de Toulouse , pendant la jeunesse duquel Alfonse, son oncle, administra le Dauphiné. Albéric étant mort sans lignée en 1180, Béatrix se remaria, fan ii83, à Hugues 111, duc de Bourgogne. Ayant perdu ce second mari , Tan 1192, elle épousa, eu troisièmes noces, Hugues de Coligni , sire de Rcvermont ; alliance qui est prouvée par un acte de ce seigneur, et par une donation qu'il fit en 1202. ( Valbonnais. ) Béatrix mourut en 1228, laissant de son second mariage André, qui suit, avec une fille, nommée Mahaut , et du troisième,

Marguerite , femme d'Amédée III , comte de Savoie. ( Voyez Hugues III , duc de Bourgogne. )

ANDRÉ, ou GUIGUES VI.

André , qui prit le nom de Guigues VI, fds de Béatrix et de Hugues ifl , duc de Bourgogne , succéda dans le Dauphiné , à sa mère, du vivant de cette princesse. II épousa , i°. suivant M. Expilli, Semnoresse , fille d'Aimar de Valentinois, dont il n'eut point d'enfant; 2.°. Marie de Sabran de Castellar, dite de Claustral, petite-fille de Guillaume IV, comte de Forcalquier, d'Avignon, d'Embrun et de Gap, qui lui apporta en dot l'Embrunois et le Gapençois ; deux comtés qui ont toujours été depuis unis au Dauphiné. Dégoûté de cette seconde épouse, il la répudia, l'an 1210, sous prétexte de parenté, quoiqu'il en eût une fille, nommée Béatrix, qui fut mariée, 1° avec Amauri, fils aîné de Simon, comte de Montfort, 2,° avec Démétrius de Montfcrrat. Guigues-André se remaria, pour la troisième fois, à Béatrix, fille de Boniface le Géant, marquis de Montferrat , qui le fit père de Guigues, qui suit. Béatrix, sa fille, étant veuve de ses deux maris, lui fit cession de tout ce qui lui appartenait du clief de sa mère, pour cent mille sous tournois. Dès l'an 1210, avec le consenten:ient de sa seconde femme, il avait cédé la suzeraineté du comté d'Embrun à Remond , archevêque de cette ville et à ses successeurs , pour le reprendre d'eux en fief avec tous les devoirs d'un vassal envers son suzerain. L'acte de cette cession est signé par Eudes, duc de Bourgogne, et confirmé par l'un et l'autre avec serment. (Trésor des Chartes , registre intitulé : Copia plurium liter. H Just. Jiidic. Ebredun. iangentiuni , lit. G, Jol. i. Voy. aussi le portefeuille 'Ô2 de Fontanieu. ) Guigues-André, l'an 1220, acquit de Guillaume I, dauphin d'Auvergne, par acte du 9 octobre , les terres de Voreppe et de Varacieu. L'année suivante , il établit à Charapagnier un chapitre de treize chanoines , qu'il transféra, l'an 1227, à Saint-André de Grenoble. Guigues- André mourut le 5 mars 1237. ( n. st. ) Ce prince se qualifiait quelquefois palatin de Viennois. ( Voyez Guillaume II , ou IV, comte de Forcalquier, )

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