‹ L'art de vérifier les dates (volume 4)Chapitre 255 sur 277 · GUIGUES VII · texte numérisé non relu

GUIGUES VII

127S ou environ. GuiGUES VII, successeur de Renaud, son père, mourut après l'an 1287. De Jeatsîse, fille aînée de Philippe de Montfort, seigneur de Castres, son épouse, qui se remaria à Louis de Savoie , baron de Vaud , il laissa Jean , qui suit ; Renaud, chanoine de Lyon; Isabeau, femme de Béraud X, sire de Mercœur ; Laure , religieuse , et six autres enfants, -en tout dix, qui tous vivaient encore, suivant dora Vaissète, em i3o4.

JEAN I

1288 au plutôt. Jean, fils et successeur de Guigues VU, acquit, le e5 mai 1291, de Robert de Dalmas , seigneur de Marcilli , la terre de Saint-Bonnet pour la somme de dix-huit mille livres viennoises, il acheta, l'année suivante , de Jean II, comte de Dreux, et de Jeanne, sa femme, tout le droit qu'ils avaient en la ville de Roanne. L'an i'6oi , il disputa le comté de Castres, en Languedoc , à Eléonore de Montfort, sa tante, femme de Jean V, comte de Vendôme, et sgeur de Jean , sei-

gneiir de Castres et comte de Squillace au royame de NaplesJ mort Tan i.îoo ; mais il fut évincé, parce que la représentation n'a point lieu dans la coutume de Paris , qui régit la seigneurie de Castres. On le voit , l'an i3()2, servant dans l'ost de Flandre. Il acquit, l'an i3o8 , de Guillaume IV, vicomte de Thiern , les terres de Thiern et de Peschadoire par échange de celles de Saint -Maurice, de Chatelus en Koannois et de Bussi. ( Du Bouchet, Hist. de M. de Courtenai. ) Pour s'acquitter du devoir de vassal, il fit, l'an iSiy, hommage au roi Philippe le Long, 1*^. des châteaux de JVlonlbrison , de Mont-Supt , de la Tour de Jarès et de Montarcher; 2.^. de la garde des grands chemins et des droits régaliens, tant dans sa terre que dans celles de ses vassaux ; 3*^. de Saiiu-Bonnet-le-Château et du château d'Arène; 4*. du château de Thiern. L'an i325(v. st.), le 18 janvier, par convention faite avec Guigues, dauphin de Viennois, le comte Jean , reconnut tenir de lui en fief noble, condit'onnel ^ modifié et d'honneur ^ les terres de Fontanès, la Fouillouse , Cuzieux , Montrond, la Roche-la-Molière, Boutheon , etc.; déclarant que c'est une ancienne coutume reçue en France , et: spécialement dans le Forez, que, dans de pareilles reconnaissance et translations de Fiefs, la seigneurie directe , sur le seigneur qui fait la reconnaissance , soit transférée à celui qui la i£Çoit ; et qu'ainsi les comtes de Forez seront désormais tenus de foi et hommage envers les dauphins , par un devoir inséparable du comté de Forez , de même que le droit d'exiger ce devoir sera inséparable du Dauphiné. (Valbonnais , Hist. du. Dauph. , tome II , page 204. ) Le comte Jean mourut le i5 février i333. D'Alix, Hlle d'Humbertl, dauphin de Viennois, qu'il avait épousée par contrat du mercredi après Pâques 129& (morte en i3io), il laissa trois fds , Guigues, qui suit ; Renaud , seigneur de Maleval ; et Jean , chanoine de Notre-Dame tle Paris, avec une fdle , Jeanne , première femme d'Aimap de Roussillon. Alix avait apporté en dot tout ce que le dauphin et la dauphiné possédaient , en deçà du Rhône, dans le royaume de France , dans la Sénéchaussée de Beaucaire et dans le bail-< liage de Mâcon , à quelques réserves près.

GUIGUES Vin.

i333. Guigues VIII succéda au comte Jean, son père^ avec sa femme, Jeanne de Bourbon, fdle aînée de Louis I, duc de Bourbon, qu'il avait épousée le 4 février de l'an i3iS (v. st.). Sa réputation n'était pas saine alors, et peu de tems après son mariage, il s'était attiré , par sa pétulance , une affaire crijninelle , où il eut besoin de tout le crédit de son père et do,

DES COMTES DE LYONNAIS ET DE FOREZ. 4l)7

loute la clémence du roi Philippe le Long, pour s'en tirer. Irrité (l'on ne sait pour quel sujet) contre le chevalier Gilles d'Ascelin , président au parlement, il était tombé un jour, avec plusieurs seigneurs de son âge , sur les gens de ce magistrat , comme il sortait du palais, et les avait fort maltraités. Le roi l'ayant fait citer à comparaître , il obéit , et fut long-tems détenu en prison. A la fin ce prince , fléchi par les prières du comte Jean , père du coupable, et ayant égard à la jeunesse de celui-ci , lui accorda des lettres de grâce , en date du mois de janvier 162.0 (v. st.). Elles se trouvent au recueil de Colbert, vol. XI, fol. 4' î Et portent que sa majesté, voulant user de miséricorde envers Guignes élises complices, les rétablit dans tous leurs biens et honneurs, enjoignant audit Guigues , pour réparation de son attentat , d'aller , dans le terme de Pâques prochain , en pèlerinage aux églises de Notre-Dame du Puy , de Roquemadour et de Saint-Thomas de Cahors. C'est le premier roi qui ait imposé des pèlerinages de pure dévotion pour un crime capital. La conduite de Guigues paraît avoir fait oublier, dans la suite, cet écart de sa jeunesse. L'an i333, il fut un des chefs de l'armée que le roi Philippe de Valois donna à Jean , roi de Bohême , pour l'aider à faire la conquête de la Lombardie. Cette expédition n'eut aucun succès, et finit , en peu de tems , à la honte de la principale noblesse française, qui composait la cavalerie de cette armée , et dont la plus grande partie demeura prisonnière. ( Voy. Jean , roi de Bohême.') Guigues servit dans toutes les guerres que la France eut de son tems contre l'Angleterre. L'an i349, il rendit hommage , le 16 juillet , dans le couvent des Frères Prêcheurs , au dauphin Charles, fils aîné de France, en présence de Henri de Villars, archevêque de Lyon , et d'autres personnes qualifiées , de la même manière que le comte Jean , son père , l'avait rendu au dauphin Humbert. {Rec. de Fonfanieu.) vol. 77.) L'an i358 (v» st.), il fit, avec la comtesse d'Auvergne , une transaction

Î)ar laquelle il fut reconnu que la rivière d'Anse était leur imite, que ce qui est à l'orient de cette rivière appartenait au comte de Forez , et que ce qui est à l'occident était du comté d'Auvergne. ( Valbonnais. ) Guigues mourut l'an i36o , laissant de son mariage Louis , qui suit ; Jean , qui vient après , et Jeanne, dame d'Ussel, mariée à Béraud 11, comte de Clermont et dauphin d'Auvergne, morte le 17 février i366,

LOUIS I

i36o. Louis I, fils de Guigues VIII, et son successeur, fut tué , l'an i3(ii , à la bataille de Briguais , donnée par le conné- X. 63

table Jacques de Bourbon , le 2 avril , contre une armée de brigands nonimés les Grandes Compagnies et les Tards-oenus. Il était encore sous la tutelle de Pienaud , son oncle , qui l'avait mené à cette bataille où il fut pris lui même avec quantité d'autres seigneurs. Cette bataille ^ dit Froissart , yï/ trop grand profit aux compaignons ; car ils étaient pauvres. Si furent là touz riches de bons prisonniers , et de oilles et de forts , ^m'/Vs prirent en i 'archevêché de Lyon , et sur la ri\?iere du Rhône.

JEAN II

i36i. Jean II , frère du comte Louis, eut un grand différend avec sa mère Jeanne de Bourbon , qui se prétendait héritière du Forez. A la fin il transigea avec elle par acte passé à Donzi, le 3o juin i362,et demeura possesseur du comté. Mais, étant tombéquelques années après en clémence, on lui donna pour curateur, l'an ii)68, Louis II, duc de Bourbon. Il fut tué, selon les uns , dans Montbrison , l'an 1869 , par le vicomte de Lavieu ; il mourut de mort naturelle , suivant les autres , en

JEANNE

1869 ou 1873. JeantîedeBourbon, veuve de GuiguesVIÏÏ, Se mit en possession du comté de Forez après la mort de Jean II, son deuxième fils, et le garda jusqu'en 1082.

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