‹ L'art de vérifier les dates (volume 4)Chapitre 55 sur 277 · HENRI DE BOURBON · texte numérisé non relu

HENRI DE BOURBON

i5o2. Henri , né le 12 mai 157.3, h Mezières, en Touraine, successeur de François de Bourbon-Monlpensier, son père, dans tous ses domaines , et de sa nnère , dans la terre de Mezières , appelé le prince de Dombes du vivant de son père , servit utilement le roi Henri IV , en Bretagne , contre' le duc de Merfjœur , qu'il battit en plusieurs rencontres. Mais il eut le malheur d'être vaincu le 26 mai iSga , au combat de Craon , après sept heures d'escarmouche. Le roi l'ayant fait ensuite gouverneur de Normandie, il reçut au siège de Dreux, en i SqH , une dangereuse blessure , qui lui causa dans la suite de fréquentes ïnaladic§, Il y avait deux ans qu'il ne vivait que de lait da

liES DAUPTÏIISS D'AUVERGKÉi l^S

fcmme , lorsqu'il mourut \c 27 février 1608. Ce fut un boa prince, très-brave, Irès-pieux, mais d'un esprit borné. 11 le prouva bien , en se laissant séduire par différents gouverneurs de provinces , qui avaient comploté de faire ériger leurs gouver-» nements en fiefs héréditaires , et ne consentaient à fournir qu'à cette condition au roi , les secours dont il avait un besoin pressant. S'étant chargé d'en faire au roi la proposition , Henri IV écouta patiemment tout ce qu'il lui dit pour relever les avantages que cet établissement procurerait à la couronne. Mais quand il eut achevé : « Mon cousin ^ mon ami y répondit le mo- « narqu.e , je crois que que/que esprit malin a charmé le i^ôlre ^ i* OU que oous n êtes pas en votre 6on sens , de me tenir des dis^ i> cours si indignes d'un bon sujet et d'un prince de mon sang» » Il lui fit ensuite connaître qu'un pareil projet n'allait pas à M moins qu'à la ruine de la monarchie et à l'extinqtion de la » maison royale dont il était membre. Si je croyais^ ajouta t-il , »> que vous eussiez dans le cœur les desseins criminels que je viens « d 'entendre sortir de votre bouche ^ je vous Jerais voir qu 'un prince »» généreux ne laisse pas une offense si cruelle sans châtiment. Il » lui enjoignit de ne point faire connaître à ceux qui l'avaient »> employé , qu'il se fut acquitté de sa commission , mais de « leur donner à croire qu'il restait détrompé par ses propreâ M réflexions ; qu'il avait horreur du complot dans lequel on avait M tâché de l'engager, et qu'il se déclarerait l'ennemi de quicon* » que voudrait le soutenir. Pour nous , mon cousin , ajouta le a roi , oublions tout ce qui s 'est maintenant passé entre nous S w Continuez d être à moi loyal sujet ^fidèle serviteur et bon cousin ; » je vous serai bon roi , bon maître et bon parent. Montpensier se M retira confus ; mais cette confusion lui fut salutaire , puis™ M qu'elle lui ouvrit les yeux sur le danger de ces menées » sourdes, dont il eut soin de se tenir éloigné ». {Intr. dtl cab. tom. i. ) Il avait épousé le iS mal iSgy , HenrietTE« Catherine, fille héréditaire de Henri de Joyeuse, comte du Boucliage, dont il eut une fille, qui suit. Sa femme s'étant remariée en 161 1 à Charles de Lorraine, duc de Guise, mourut à Paris, le 28 février i656 , âgée de soixante et onze ans, et fut enterrée aux Capucines, en nabit de religieuse.

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