‹ L'art de vérifier les dates (volume 5)Chapitre 115 sur 416 · DES ROIS LATI? S, OU FRANCS DR CHYPRE» 12(J · texte numérisé non relu

DES ROIS LATI? S, OU FRANCS DR CHYPRE» 12(J

fin tie mars, Henri vf)lc au secours d'Acre assiégée parle siil'.an d'Egjple, Kalil Ascrat"j mais le i5 mai Suivant, voyani reniienii sur le point de donner l'assaut, il s'e'vade iàchcincnt pendant la nuit avec trois mille hommes de troupes qu'il avait auicne'es. Trois jours après sa retraite , Acre tomba au pouvoir du sultam Henri ne se comporta pas avec ])lus de vij^ueur en ("lijpre. L'au l5o4 » Amauri , son frère, par le conseil des barons du |)ays , usurpe le gouvernement, ne lui laissani que le titre de roi. Quatre ans se passent sans que l'usurpateur essuie de conlradiction. Mais , l'an i5oS, Henri, excité par ses partisans, se détermine à faire-des efforts pour reprendre son autorité, d'après les assurances qu ils lui donnent de le soutenir. Ils s'assemblent avec lui dans le palais du sénéclial a Nicosie, instruit du complot, Amauri vient les y attaquer. Henri se défend avec assez de valeur. Mais, abandonné des siens, il tombe entre les mains de son frère, qui le garde quelque tems. Voyant ensuite que sa présence commençait; à renouveler les soulèvements, il l'envoie, le i février iDoi^, à son bean-frere Oissim , roi d'Arménie , qui l'enferme dans le château de Lainbron. Henri, inconlineut après avoir été arrêté, s'était plaint par lettres au pape Clément V de l'entreprise de sou frère, disant ([ue s'étant arrogé tout le pouvoir il ne lui avait laissé que l'ombre de la royauté. Amauri, de sou côté, tâcha de se jusuiler au])rès de sa sainteté , représentant que le roi étant sujet à de grandes indispositions , et d'ailleurs adonné a ses plaisirs , il avait été choisi , de son consentement, par les barons et le peuple , pour prendre tn main le timon de l'état. Le pape prévoyant que cette division pourrait devenir funesie aux affaires de la religion en Orient, envoya IN icolas, archevêque de Thebes, et Raimond des Fins, son cliapelain , en Chypre, pour essayer de rétablir la concorde entre les deux frères. Mais les nonces échouèrent dans leur négociation. {tiayruiLd, ad an. i5o8, ii. ^J-) Amauri, après avoir éloigné son frère, se préparait a se faire proclamer roij mais il fut poignardé l'année suivante (i5io,) par Simon du Mont- Olympe, son favori. (Sanut. ) Après ce coup, Gui, connétable de Chypre, et frère aussi de Henri, vouluî: s'emparer du gouvernement. Mais il fut traversé par la reine mère , qui , s'etant lait un parti considérable , vint à bout de faire revenir te roi, son fils, en l'échangeant avec la veuve du prince Amauri, sœur du roi d'Arménie. Henri, de retour le q6 aoiît , pardonne à tous ses ennemis qui viennent lui demander grâce. Mais le connétable , son frère , ayant été le dernier à se présenter , après avoir fait diverses tentatives pour s'évader , il l'envoie prisonnier à Cérines; et, l'an i5ii , ayant découvert nue coiipj-< ration formée en sa faveur , il le fait mourir avec quelques-uns tle ses complices. L'an j324^ il luewrt lui-mciue abu'ovilo, près ^- 17,

j5o chronologie historique

de Nicosie , le 5i mars, d'un accès du mal caduc , sans laisser d'enfants de sa femme , Constance , fille de Fre'de'ric , roi de Sicile, qu'il avait epouse'c l'au i5i8. Quoiqu'il eût perdu les restes de son royaume de Jérusalem, il en conserva toujours le titre, et le transmit à ses successeurs, ayant ordonne' qu'ils se fissent couronner rois de Jérusalem à Faniagouste, après avoir reçu la couronne de Chypre à Nicosie. (Lore'dano.) Il fut enterré dans l'e'glise de S. François de Nicosie , au milieu des larmes et des cris de son peuple, qui, depuis son retour, jouissait de la pUis grande tranquillité'. Sa veuve se remaria, l'an loag, à Livou III, roi d'Arme'nie. (Henri Giblet. )

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