‹ L'art de vérifier les dates (volume 5)Chapitre 201 sur 416 · IV. MANGOU-KHAN · texte numérisé non relu

IV. MANGOU-KHAN

1^ de l'he'gire (i25i de J. G.). Mangou , fils de Touli et neveu d'Oktai , fut proclame' grand khan des Mogols au commencement de l'an i25i. La même année il nomma le général Y. 5o

2^4 CHROiNOLOGIE HISTORIQUE

Holitaï pour aller soumettre ie Thibei Tout ce pays fut clésole'; ses villes et ses châteaux rasés. L'an 1262 de J. C. , à la sollicitation du roi d'Arménie , Mangou prend le parti d'embrasser le Christianisme , et d'unir ses forces à celles des Chrétiens , pour exterminer les Musulmans de la Terre-Sainte. Ploulagou , son frère , part, à la têle d'une puissante armée, pour l'exécution de ce dessein, mais avec ordre de commencerpar détruire les Bathéniens ou Assassins de Perse. L'an i255 de J. C, arrive à la cour de JVIangou Guillaume de Rubruquis, frère mineur, avec le P. André, dominicain, de la part de S. Louis, pour demander au khan la permission de demeurer dans ses états, et d'y prêcher l'Evangile. Riibriquis fut témoin du christianisme de Mangou et dos autres Mogols. C'étaient des chrétiens de nom, qui ne savaient pas distinguer la vraie religion des fausses. Cette ambassade n'eut aucun succès , parce qu'elle fut un mal-entendu perpétuel. Les discours des ambassadeurs qui parlaient latin, et les réponses des ïartares qui parlaient leur langue , étaient , dit un homme de beaucoup d'esprit, de Aurais coq-à- l'âne. Rubruquis et son confrère proposèrent au khan de se faire chrétien , lui montrèrent la croix et l'image de la sainte Yierge, cju'ils encensèrent en sa présence : ils étaient revêtus de belles chapes , et chantaient le Salve Regina. L'empereur tartare , faute d'un bon interprète , prit tout cela pour des hommages qui étaient rendus à sa personne au nom et de la part de S. Louis. Il en parut fort content, fit boire aux ambassadeurs du cosmos , c'est à- dire du lait de jument aigi'i (c'élait la boisson enivrante du pays), elles renvoya avec quelques présents, entr'autrcs plusieurs bons et beaux chevaux , et mie lettre à S. Louis dans laquelle il prenait le titre de fils de Dieu et de souverain des seigneurs de la terre, et ordonnait à ce monarque de sa conformer exactement à la créance et aux lois du grand Genghizkhan , s'il voulait obtenir son amitié et mériter ses bontés. Tel fut le succès de la mission de Rubruquis et de son compagnon. L'an 654 ^^ l'hégire ( 12.56 de J. C. ) , Rokneddin Gourschah , huitième et dernier roi des Bathéniens , se remet entre les mains d'Houlagou , déjà maître de tout son pays, et obtient non seulement grâce de la vie, mais des bienfaits considérables. L'an 1258, le 22 janvier ( i5 de mouharrain Qo^} de l'hégire), Houlagcu parait avec son armée devant Bagdad. Il commence l'attaque de la place le 29 du même mois; Bagdad \m ouvre ses portes le 10 février suivant, après que le calife Mostazem eut été se remettre entre ses mains. « Ainsi finit, dit M. de Guignes, l'empire des califes, qui )) avait fait, trembler autrefois toute l'Asie. Il passa tout entier )) sous la domination des Mogols. Koulagou porta la guerre ») dans la Syrie , devint maître de l'Asie mineure, jusqu'au détroit

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