XVI. AHMED, oirACHMET I
loi 2 de riicfrirc ( i6o5 de J. C. ). Ahmed ou Achmet, fils aine de Mahomet III , monta sur le trône le lendemain de la mort de son père , à l'âge de quinze ans. Tout jeune qu'il e'tait, il s'occupa sérieusement à re'parerles fautes de son pre'de'cesseur. L'an ioi5, le 1 S de redgeb (9 novembre 1606) , il conclut, par ses ministres, A Silnatoroc , près de Comorre , une trêve avec l'empereur ïlodolphe pour vingt ans. Dans le même tems , il continuait la guerre contre les Persans, mais avec très-peu de succès. Murad, son grand-visir , assie'ge en vain Re'van. Schah Abbas, à la têie de ses troupes, recouvre tout ce que les Ottomans avaient enlevé' à la Perse, et jette la terreur dans leurs provinces. Cette guerre finit l'an 1020 (1611 de L C. ), par un traite' de paix qui assura aux Persans la ville de Tauris , avec les autres conquêtes qu'ils avaient faites. Mais ce traite' fut mal observe' par les Persans, l^a guerre ayant recommence' l'an de J. C. 1616, le sophi bat, j)rès de Balsora, les Turcs quoique fort supe'rieurs en nombre. Achmet e'tait ])rès d'entrer en campagne pour la première fois lorsqu'une maladie violente termina sa vie à l'âge de trente ans, le 16 de dzoulcaada de l'an 1026 ( i5 novembre 1617 de J. C. ). « Ce prince, dit M. l'abbe'Millot, fut celui de tous les empereurs «( ottomans qui se montra le plus avare du sang des hommes , « et qui sut mieux faire respecter sa puissance. Dans un âge « tendre , il choisissait ses ministres, et gouvernait avec eux. « llfut tout à la fois libe'ral et e'conome , aimant lamagnificence <( et sur-tout la justice qu'il fit rendre à ses sujets sans jamais « proscrire que des têtes criminelles ». Il accomplit, le ])remier de tous les empereurs .ottomans, ce pre'cepte de l'Alcoran , qui enjoint à tout homme de travailler de ses mains pour gagner sa
DES EMPEREURS OTTOMAr(S. 265
vie. Il apprit à foire des anneaux de corne propres à bander les arcs; il les faisait vendre, et le produit en e'iait employa' dans sa cuisine.