XXIV. FOULQUES DE YILLARET
1507. Foulques de Yili^arîît, frère de Guillaume, le remplaça dans la dignité de grand-maitre. Son premier objet fut l'exécution du dessein de son devancier pour la conquête de Rhodes. A l'aide d'une croisade qu'il obtint du pape Clément V, il se rendit maître par assaut de la capitale de l'île, le i5 août de l'an 10 10. Bientôt après le reste du pays, avec les îles adjacentes, tomba sous la domination dos chevaliers. Rhodes devint alors le chef lieu de l'ordre, et lui donna son nom. L'an i5r2, la suppression des Templiers procure aux Hospitaliers les biens de cette chevalerie qui lui sont adjugés. Olhman, sultan des Turcs, ne vit point sans jalousie et sans crainte ces progrès d'un ordre dont la prospérité formait nécessairement un obstacle à la sienne. L'an i3i5 , il vient avec une arjnée formidable assiéger Rhodes. Les chevaliers, secourusparAmédéeV, comte de Savoie, l'obligent à se retirer. Villaret soutint mal, depuis ce tems . la réputation que ses beaux exploits lui avaient acquise. Les chevaliers , indignés de son luxe , de sa mollesse et de son despotisme , s'assemblent en chapitre, le déposent, et nomment à sa place Maurice de Pagnac. Villaret s'étaut pourvu à Rome contre cette déposition , le pape nomme Gérard de Pins , vic^iire- général de l'ordre, en attendant le jugement du procès. L'an iDig et non i7)-2i comme le marque M. de Verlot , Villaretne voyant point «le jour à pouvoir regagner les esprits, donna volontairement sa
DES GRAjNDS-MAÎTRES DE MALTE. ^IJ
<îeniissioii entre les mains du pape. On lui assigna pour de'dommagcnient le prieure' de Capoue. Il n'alla pas néanmoins y re'sider; mais il passa en France auprès de sa sœur , dame du château de Tiran en Languedoc , oii il mourut le premier septembre de l'aa 1027. Son corps fut inhume' dans l'e'glise de S. Jean à Montpellier.