XXVI. DIEU-DONNÉ DE GOZOïX
i3/^6. DiEu-DoNÉ j)E Gozo>f , natif de Milhau, en Rouergue , ou plutôt du château de Gouzon , à six lieues de Milhau , l'un des électeurs choisis pour nommer le successeur du grand-mail re Villeneuve, se donna lui-même sa voix qui entraina celle des autres. C'est ainsi que les historiens de l'ordre racontent son élection. Mais le bref que Clément VI lui écrivit le 28 juin 1546, pour la confirmer, atteste au contraire que, loin d avoir recherché le magistère , il ne l'accepta qu'à regret. L'année qui suivit son élection il envova les troupes de la Religion au secours du roi d'Arménie contre les Sarrasins d'Egypte. Elles triomphèrent de ces infidèles , et remirent le roi en posse-sion des villes qu'ils lui avaient enlevées. L'an i555, Gozon se iroiivant
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par son âge et ses infirmités hors d'état degonverner, demande au pape la permission d'abdiquer, qui lui est refuse'e. Il insiste, et enfin il est exauce'. Mais avant que la nouvelle re'ponse du pape arrive , il meurt au mois de de'cembre de la même anne'e. On a de'bite' sur ce grand-maitre que , n'e'tant que simple chevalier , il avait délivre' l'île de Rhodes d'un e'norme dragon qui l'infectait par son soufïle et la dépeuplait par sa voracité'. Ce conte est repre'sente' sur de vieilles tapisseries , où l'on voit aussi les hauts faits non moins romanesques de l'archevêque Turpia.