XXXI. JEAN FERNANDÈS DE HËRÉDÏA
1076. Jean Fernandès DE Hêrédia , grand-prieur d'Aragon , de S. Gilles et de Castille , fut e'iu grand-maitre tandis qu'il e'tait à la cour d'Avignon. Il y re'sidait depuis iong-tems, et y avait obtenu, par ses intrigues et contre le gre' de l'ordre, les be'ne'fices importants dont il jouissait. L'an 1377 , ''^^ mois de janvier , il ramène par mer à Piome le pape Gre'goire XI , et de-là il fait voile pour Rhodes. Sur la route ayant rencontre' une flotte vénitienne , il se joint à elle pour aller faire le siège de Patras. La place est emportée l'e'pée à la main. Flatté de ce succès , il se laisse engager , par le général vénitien , à tenter la conquête de la Morée. Il est surpris dans une embuscade par les Turcs qui le font prisonnier. Racheté par sa famille, l'an i58i , il arrive eafm à Rhodes. Il
s'agissait alors pour lui de se de'cider entre les obe'dieuces d'Urbain VI et de Cle'ment VII , qui se disputaient la p.ipaule'. Lé grand-maitre se de'clare pour le dernier. Urbain le destitue , l'an i58i , et nomme à sa place Richard Caraccioli , qui est reconnu parles langues d'Italie et d'Angleterre. L'an 1096 , le grand-maître de He're'dia meurt à Avignon au mois de mars, ajjrès un gouvernement de dix ans et huit mois. Caraccioli , son compétiteur, était mort à Rome le i8 mai de l'aunée précédente.