‹ L'art de vérifier les dates (volume 5)Chapitre 324 sur 416 · III. EVRARD DES BARRES · texte numérisé non relu

III. EVRARD DES BARRES

1147. EvRAKD DES Barres fut élu , par le chapitre des Templiers , pour succéder à Robert le Bourguignon. Il était français et précepteur , ou maître particulier de son ordre en France dès l'an 11 45. Pierre le Vénérable, abbé de Cluni , lui écrivit pour le féliciter sur sa promotion à la dignité de graiwl-maitre. ( L. \i, ep. 26. ).La même année qu'il fut élu, il vint à Coiislan-

ùqo CHRONOLOGIE HISTORIQUE

tinople auJevant de l'empereur Conrad et du roi Louis le Jeunes Odon de Deuil , qui se trouvait sur les lieux à la suite du monarque français , et qui e'crivit cette même année la relation du voyage de ce prince, lui donne expressément le titre de maitre du Temple : Magister Templi Domnits Evrardus de Barris ( L. III , p. 33 ). Evrard ayant quitte' !e monarque français pour s'en retourner , vint le rejoindre l'arine'e suivante à la tête deâ siens en Pamphylie. Louis avait besoin de ce renfort. Son armée, Laitue au mois de Janvier , et continuellement harcelée dans un labyrinthe de défilés qu'elle ne connaissait pas , courait risque d'être anéantie par les Turcs. Evrard la tire de ces dangers , et lui sert de guide pour continuer sa roule ( ibid. p. 67 ). Durant le séjour que Louis fit en Syrie , les Templiers lui rendirent d''aulres services importants. Les lettres qu'd écrivit de ce pays a Suger , son ministre, en font foi. Dans une de celles-ci ( c'est la cinquantième dans du Cliesne ) Evrard est qualifié maitre du Temple ; nouvelle preuve de la méprise de ceux qui prolongent le magistère de Rol3ert jusqu'en 1149. Evrard, cette année, accompagna le roi de France à son retour. Etant venii a Clairvaux , il y embrassa la vie monastique , envoya son abdicalion en Palestine, et persévéra dans sa nouvelle vocation, malgré les instances que lui firent les Templiers pour l'engager à revenir. L'abbaye de Clairvaux fut témoin, pendant 24 ans , de sa vie exemplaire, qu'il termina par luie mort non moins édifiante vers l'an 1 1 74. Le niénologe de Citeaux fait mention de lui au 25 novembre.

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