XIII. THILIPPE DU PLESSIEZ
1201. Philippe du Plessîez , ne' d'une famille illustre d'Anjou, e'tait en possession du magistère , selon du Cange , en 1201. La même anne'e , le roi d'Aménie enlève aux Templiers le fort Gaston, situe' dans la priucipauîe' d'Antioche. Le grand-maitre , l'an 1202 , fait déployer le Beauce'ant (l'étendard de l'ordre), pour obliger ce prince à restituer la place. On convient ensuite d'uiic suspension d'armes jusqu'à l'arrivée des légats. Cette con-
DES GRA^fDS-MAlXr.ES DU TEMPLE. ÙL^g
venlion était l'efTet d'une impuissance rcciproque. Le roi, dans rinlcrvalle, chasse Ions les Templiers de sou royannie, et fait saisir tous les l)iens qu'ils y possédaient. Ce de'mcle fut termine , l'an I2j5,à l'avantage d>; l'ordre. Il y avait cependant des plaintes porte'es en cour àc Rome contre les Templiers. L'an 1208 , le pape Innocent Ili leur écrivit une lettre très-forte sur leur de'so- Lëissfince envers les e'vêques et même les le'gats. Les grandes richesses de l'ordre avaient produit cet esprit d'indocilité'. Elles augmentèrent dans la suite , et ne rendirent pas ces chevaliers plus souples. L'an r?. 10 , Pierre II , roi d'Aragon , fit doualion à ces chevaliers du fort d'Azuda et de la ville de Torlose. En I2i5 se donna la fameuse bataille d'Ubeda, que les Chrëliens gagnèrent sur les Maures d'Espagne. Entre les Templiers qui s'y distinguèrent, on remarque Gomez Ramirez, précepteur de (Jaslille, qu'on a fait mal-à-iiropos grand inaitrc de l'ordre. L'an 1517 est me'morable dans les fastes d'Espagne par la victoire que les Chre'tiens remportèrent sur les Maures après la prise d'Alcazar. On fut redevable en grande partie de ces avantages à la valeur des chevaliers. Du Plessiezmourut celte année. Du Cange lui fait succe'der Dc'odat de Bersiac , qui n'est qualifie' nulle j)art g'.and-maitre , pas même dans les endroits cites par cet auteur.