THIERRI II. OLOTAIRE II
1. 5 , c, 9. Remarquez néanmoins que Tbe'odebert e'tant mort à l'à^e tout au plus de 27 ans , sa fille ne pouvait avoir alors guère plus de neuf à dix ans. Quoi qu'il en soit , Thierri , maître des e'tats de son frère , croyant n'avoir plus rien à craindre de la part de Clotaire , redemande le duché' de Dentelen , qu'il lui avait ce'de' , et , sur son refus , il fait marcher son arme'e contre lui. Mais lorsqu'il se disposait à livrer bataille , il meurt à Metz d'un flux de ventre , ou , selon d'autres , du poison que Brunehaut lui avait fait donner. Aussitôt son arme'e se relire des e'tats de Clotaire.
Ce prince était naturellement bienfaisant , dit D. Plancher ; il avait un esprit docile , ufi cœur tendre et droit , de l'honneuff du courage , de la religion , du goût pour la vertu ; mais il eut le malheur de ne pouvoir profiler de ces avantages , parce qnil se laissa dominer par son aïeule. Ce portrait est-il bien ressemblant?
le lecteur en jugera. Thierri laissa de ses concubines ( car Brunehaut l'empêcha toujours de se marier ) quatre fils , Sigebert , Childebert , Corbe et Mérovee. Aucun de ces enfants illégitimes , selon la pre'diction de S. Colombau , ne succe'da au royaume de leur père , et r.'eut le titre de roi , maigre' i s efforts que fit Brunehaut ,
Clotaire et Brunehaut qui n'était pas dispose'e à mettre en compromis les droits de ses petits-fils. Clotaire va se pre'senter avec son arme'e devant celle de Sigebert , l'aîne des enfants de Thierri , qui campait dans les plaines de Chàlous-sur-Marne : le signal du combat se donne ; mais tout e'tait concerte' avec Warnacaire ou Garnier , maire du palais d'Auslrasie , et les autres chefs de l'arme'e de Sigebert : son armée tourne le dos , et s'en retourne tranquillement ; celle de Clotaire la suit pas à pas , sans la presser ni la harceler, jusqu'en Bourgogne , oij. Sigebert est abandonne' des siens, livre' à Clotaire, avec deux de ses frères, Corbe et Me'rove'e , et condamné à mort avec Corbe seulement. Me'rove'e fut e'pargue' , parce que Clotaire e'tait son parrain y Childebert, son autre frère , avait disparu.
Brunehaut fut elle - même arrèlëe par le conne'table Herpon , son confident , au village d'Orville , près de Selougei , entre Dijon et Langres , oii elle s'e'tait sauve'e avec Teudelane sa petite-fille. Clotaire se l'étant fait amener , lui lit de sanglants reproches , l'accusant d'avoir fait mourir dix rois des Français , et prononça contre elle un arrêt de mort.
Par ce jugement il la condamna à être tourmeute'e pendant trois jours jP^^s conduile par
DtS IIOIS DE FRANCEt
après la mort de Thicrri pour placer sur le trône Sigebert , l'aiue' des fils de ce prince.
Clolairc se rendit maître de tout, et re'unit en sa personne les trois royaumes de France et celui de Bour::oirue.