IV. CHÎLDEBRAND L
FrkdÉgatre , dans la troisième partie de sa chronique , parle ainsi à Tan 737 : Al contra vir egregius Carolus dux gsrmanum
494 CHRONOLOGIE RîSlORIQCE
de Hainaut, puis à Hugues III, comLe de Dagsbourg; et Gisèle , femme de Hugues, avoue' de St.-Piiquier, dans le Ponthieu. M. le président He'naut donne encore à Hugues Capel une autre fille nomme'e Adélaïde, dont le P. Anselme, dit-il, ne lait pas mention, et qui eut pour cpoux , selon lui, Renaud l , comte de Nevers. Mais ce qu'il v a de sin^^ulicr, c'est qu'à l'article du roi Robert, il met celte même Adélaïde, épouse do Renaud, parmi les enfants de ce monarque. Hufîjues eut aussi un fils naturel nomme' Gauzlin , qui fut ab!)e' de St. -Benoît-sur-Loire, puis archevêque de Bourges j deux places , surtout la dernière, dont il ne put se mettre en possession sans essuyer de grandes oppositions , à raison du défaut de sa naissance. Ilu^nies Capet réunit à la couronne le duclio de France , et les comtés de Paris et d'Orléans. On nomma , pour représenler le comte de Paris dans l'exercice de la magistrature, qui était l'une de ses fonctions, un officier qui s'appela prévôt, pnvposiLua; c'est ce que nous appelions avant la révolution le prévôt de Paris (Voy. les ducs de Fiance, ).
Sous la fin de la seconde race, dit Mezer.a , le royaume était tenu selon les lo:'s des fitfs , et se gouvernait comme un grand fief jyluLÔt cjue comme une monarchie. Aussi le même auteur appelle-l-il la troisième race le tenis des grandes polices. » C'est en eiïet sons la troisième race , suivant la re- » marque du préiidenf Hénaut , que nos rois ont recouvré l'au- » lorilé qui était presque anéantie sous la deuxième. 11 est
suum 7)irum indiistrîum Childebrandum ducem cum reliquis ducihus et coviitibus illis parlibus cum appnratu hosli'i dirigit (Bouquet, T. 11, p. 4'^^^)- Charles Mailel, frère g< rmain de Childcbrand I, était fils de Pépin le Gros et d'Alpaide, suivant Frédégaire : Igilur prœfalus Pippinus aliom diixit uxorem , nobilem et elegantem , nomi.ie Alpheidam., ex qua geniiit filium, vocavilr/iie nornen ejus lingun propria Carlum, crevitque puer elegntis , ntque egregiui effeclus est ( Bouquet, T. II, p. 4^^)- I' u'c^t donc pas vrai que Charles Martel fût né , comme l'avance Flodoard , du commerce do Pcpin avec une servante , ex stupro ancillœ.