‹ L'art de vérifier les dates (volume 5)Chapitre 51 sur 416 · XVIII. SICON · texte numérisé non relu

XVIII. SICON

827. SicoN , d'une famille noble de Spolette , succède à Grixnoald , après l'avoir assassiné. Il fut presque toujours en guerre avec lesJNapolitains , et ayant assie'ge' leur capitale, il les obligea de lui payer tribut. Il soumit le comte de Capoue à la même loi, et mourut l'an 855 , laissant deux fils , Sicard qui suit , et Siconulfe. ( Vojez Bon , duc de Naples. )

XiX. SICARD.

855. Sicard , fils de Sicon , fut son successeur en la principauté' de Béne'vent. Voisin non moins fâcheux pour Naples que son père , il eût assujetti ce duché' , s'il n'eût pas craint de s'attirer la colère de l'empereur Lothaire, dont les Napolitains avaient implore' la protection. L'incontinence, l'avarice et la cruauté' firent détester ce prince ; Erkempert dit qu'il s'engraissa du sang de ses peuples. Adelchise, sa femme, aussi méchante que lui , avait un frère nommé Roffred , qui , par ses flatteries et en secondant les goûts du prince , se rendit maître de son esprit : ce fut par les conseils de ce dangereux favori , que Sicard fit arrêter Siconulfe son frère , sous prétexte qu'il aspirait à la souveraineté ; qu'il le fit ordonner diacre, et qu il le tint en prison à Tarente ) qu'il força Maion , un de ses parents, à se faire moine, et qu'il fit périr par le fer et le poison les principaux de la noblesse. ( Saint - Marc. ) Vers la fin de 859 , Sicard ayant voulu attenter à l'honneur de la femme d'un noble bénéventain nommé Dauférius , l'époux en porta ses plaintes au peuple , qui ayant aussitôt couru aux armes, enfonça le palais et massacra Sicard, dont les états, après sa mort , furent partagés en trois souverainetés ; savoir, la principauté de Béixévent, la principauté de Salerne ,et le comté de Capoue.

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