LORE
1283. Lore, sœur d'Eskivat, vicomtesse de Turenne en 1284, par son mariage avec le vicomte Raymond VI, prétendit lui succéder en vertu du testament qu'il avait fait en sa faveur : mais Gaston VII, vicomte de Béarn, revendiqua cette succession pour Constance, sa fille aînée, vicomtesse de Marsan, fondé sur le testanient de la comtesse Pétronille, qui substituait Mathe sa fille , mère de Conslance. à ses frères, Eskivat et Jourdain. Les états de Bigorre se déclarèrent pour Constance qui resta
«n possession au moins Tespace de cinq ans , comme on le voit
far un traité d'accommodement qu'elle lît, l'an 1288, avec cdibé de la Castelle, au diocèse d'Aire , touchant les droits qu'elle prétendait sur les biens de cette abbaye. (^Ga/l. Chr. , no. tom. 1^"", prob. , p. i85 , col. 1.) Dans la suite , Lore ayant eu recours au roi d'Angleterre, ce prince mit sous sa main , par provision , le Bigorre. Six concurrents se présentèrent alors ; savoir, Lore; Constance; Mathilde de Courtenai , comtesse de Thyet, avec Philippe de Flandre , son époux ; Guillaume Teisson ; Alathe, comtesse d'Armagnac; et l'église du Pui qui réclamait le Bigorre, en vertu de l'acte fait par le comte Bernard \^\ l'an 1062. Les parties s'élant pourvues au parlement de Paris, l'affaire y fut jugée en 121)2. Le Bigorre fut mis en séquestre entre les mains du roi Philippe le Bel , dont la femme, Jeanne, de son chef reine de Navarre , y formait aussi des prétentions en vertu de la donation ou cession qu'Aliénor, veuv-e de Simon de Montfort , comte de Leycester, et Simon son fils, avaient faite de ce qu'ils pouvaient eux-mêmes y prétendre , à Henri III, roi de Navarre, son père. Jeanne rendit hommage du Bigorre , l'année suivante, à l'église du Pui. Philippe le Bel ayant acquis les droits des autres prétendants à la succession du comléde Bigorre, enfit porterie titre au troisième desesenfants, qui fut dépuis le roi Charles le Bel. L'an i3G8, Edouard III, roi d'Angleterre, en sa qualité de duc de Guienne, donna le Bigorre à Jean, 11'=. du nom , seigneur de Grailli.Mais celui-ci en fut aussitôt dépouillé par Charles V, roi de France, qui transporta ce comté, avec celui de Gaure , à Jean I , comte d'Armagnac, par lettres du premierjuillet de cette même année. {Très, génécil.) Ce monarque, changeant ensuite d'avis , lui retira le Bigorre Tan i374i et lui donna d'autres terres en échange. L'an i^^2 > le roi Charles VI donna, ou rendit, ce comté à Gaston Phébus, comte de Foix, issu de Roger-Bernard III, qui avait épousé, l'an 1202, Marguerite, fille de Gaston VII , vicomte de Béarn , et de Mathe de Bigorre ; alliance par laquelle avaient été réunis le Foix, le lîéarn, le Bigorre et le Marsan, dans la même main. Gaston cependant ne put se mettre en possession du Bigorre, par les difficultés que les officiers du roi lui suscitèrent. Ce ne fut qu'en 1425 que Jean de Graiîli, comte de Foix, obtint un arrêt du parlement de Paris , qui lui donna main-levée du comté de Bigorre, qui depuis ce tems a suivi le sort du Béarn. Ces comtés étant tombés dans la maison d'Albret , l'an 1484 1 P^*" ^^ mariage de Catherine de Foix , sœur et héritière de François Phébus , comte de Foix, avec Jean II , sire d'Albret , furent réunis à la couronne de France , par lettres du roi Henri IV j données au mois d'octobre 1607.
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