AYMERI I
Aymeri I, fils de Bernard-Otton, auquel il succéda, est nommé entre les témoins de la charte pir laquelle Guillaume, comte d'Astarac, réunit, l'an 98.% l'abbaye de Pes<;anà celle de Simorr'e. {Gall. Chr.^no. , t. I,/or., p. i68, col. i.) Il eut, dans la suite, quel(|ues démêlés avec Garcie , archevêque d'Auch , touchant la seigneurie de Vie. Les choses en vinrent au point que le prélat frappa le comte d'excommunication. {Gall. Chr. , ibid.') Celait la dernière ressource des évr^ques en ce tems-là , pour défendre leurs droits temporels. L'an 1022 , ou environ, il fut un des seigneurs qui souscrivirent la charte de fondation du monastère de Saint-Pé de Générez, faite par le duc Sanche-Gnillaume. En mourant , il laissa deux fils, Guillaume, qui suit, et Raymond-Aymeri , qui, ayant épousé Auriane de la Mothe, en eut un fils nommé Arsive ou Arsieu, qu'Oihenart, et d'après lui le P. Anselme, font tige des barons de Mon- IX. 38
lesqniou. La Ga/etle de France, du i4 novembre 1777. rap-« porle que « Sa Majesté ( Louis XVI ) s'étant fait rendre: i> compte des titres par lesquels le marquis de Monfesquiou » prouve sa descendance d'Àymcri , comte de Fezenzac, en a »> reconnu rauthenticité , et a bien voulu permettre, en con- » séquence, à tous ceux de la maison de Montesquiou , de M joindre à ce nom cehii de Fezenzac, et à l'aîné , de s'appeler 3» le comte de Fezenzac. » Le marquis de Montesquiou voulant , depuis, mettre sous les yeux du public, les preuves de sa généalogie, elles furent rassemblées par M. Cherin, généalogiste et bistoriographe des ordres du roi, et ensuite soumises à l'examen de D. Merle, D. Clément et D. Poirier, religieux bénédictins , de M. de Brequignl , de l'académie française et de celles des inscriptions et belles-lettres, de MM. Garnier, Bejot et Dacier, de l'académie des inscriptions et belles-lettres. Ils ont déclara? que les preuves imprimées de la généalogie de la maison de Montesquiou , qui avaient été transcrites par M. Cberin , de cinq cartulaires et de titres originaux et authentiques, ainsi que de plusieurs ouvrages imprimés, en étaient extraites avec fidélité. Cette déclaration fut signée, le i3 février iy84,des diplomatistes ci-dessus.
Par un certificat particulier de M. Cberin, du 2 c) mars 1784, ce généalogiste a déclaré que , sur les extraits des mêmes preuves, il avait composé la généalogie de la maison de Monlesquiou-Fezenzac ; et l'on voit dans son ouvrage qu'il l'a fait descendre des comtes de Fezenzac et des ducs de Gascogne.
GUILLAUME, SURNOMMÉ ASTANOVE.
io?)2 au plus tard. Guillaume, surnommé Astanove, fus aîné d'Aymeri I , et son successeur, répudia sa première femme dont on ignore le nom, pour épouser Constance, qui lui donna Jeux iils , Aymeri, qui suit , et Bernard. Dans quelques titres de l'église d'Auch , Raymond I , archevêque de cette ville, mort en io3o, au plus tard, est dit oncle, aouncii/us ^ du comte Guillaume. Mais on ne peut marquer si ce fut du côté paternel ou du côté maternel , attendu que le terme latin dans les bas tems , s'appliquait à l'un et à l'autre. Quoi qu'il en soit , Kaymoud ayant entrepris de mettre des chanoines dans sa cathédrale, eut pour coopérateur son neveu, le comte Guillaume, dans cette bonne œuvre. {Gall. Chr.^ no., t. 1, col. 979.) Guillaume fonda lui-même un monastère dans le lieu anciennement nommé Aurivalle , qu'il soumit à l'abbaye de Simorre du tems de l'archevêque Garcias, successeur de Raymond 1,