‹ L'art de vérifier les datesChapitre 110 sur 230 · COMTES D'ARMAGNAC · texte numérisé non relu

COMTES D'ARMAGNAC

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Xj'Armagnac , (^Tractus, ou Provincia Àrminiacensis') dont laf capitale est Auch , {^Augusla Ausciorum) faisait autrefois partie du Fezenzac, et se trouvait compris avec ce comté dans le duché de Gascogne. Le duc Garcie-^anche le Courbé, ayant donné le comte de Fezenzac à Guillaume (iarcle , son deuxième fils, celui-ci, dans le partage qu'il fit à ses enfants, donna le Fezenxac à l'un d'eux, lequel, à son tour, en détacha l'Armagnac ,pour 6n faire la part de son second fils , qui suit.

BERNARD, dit LE LOUCHE.

960. BERNARD I, dit le Louche, deuxième fils de Gull- Îaume-Garcie , comte de Fezenzac, reçut en héritage de sort

f)ère , l'an gtJo , l'Armagnac, qui fit un comté particulier dont es limites ne furent pas toujours les mêmes. On le divise en deux parties , le haut ou le blanc Armagnac , dans lequel est situé la ville d'AucVi, et le bas ou le noir Armagnac, qui a pour chef- lieu iNogaro. En y comprenant tout ce que ses comtes Y réunirent depuis, savoir l'Astarac, le Brulhois, l'Eausan , le Gaure, le pays de Verdun et de Rivière-IiasSe , la Lomogne ^ etc. La longueur de l'Armagnac était de trente six lieues de long sur vihgt-cinq de large. Maintenant il se réduit à quinze lieues sur dix ou environ-. On ignore l'année de la mort du comte Bernard , ainsi que le nom de sa femme dont il laissai Tàti fiisj qui suiti

CHRON. fliST. DFS COMTES D'ARMAGNAd. OOf

GÉRAUD, DIT TRANCALÉON.

GÉftAUD, dit Trancaléon, ou Tranche-Lion, succéda^ au comté d'Armagnac, à Bernard I, son père. Son surnom désigne sa hardiesse et sa force ; on ne connaît point les exploits où il exerça ces qualités. Il laissa de N. sa femme, un fds , Bernard , qui suit, avec deux filles, dont la deuxième, nommée Adélaïde, épousa Gaston III, ou Centule-Gaston , vicomte de Béarn , et , après l'avoir perdu , se remaria au vicomte Koger.

BERNARD II

Bernard II, dit Tumapaler, fut le successeur de Gérau(ï Trancaléon , son père. On le voit avec sa qualité de comte d Armagnac, parmi ceux qui souscrivirent, vers l'an 1020 , la eliarle de fondation de l'abbay^e Saint-Pé de Générez. C'est l'époque la plus ancienne que l'on connaisse de son gouver- Bement. Aidé par ses vassaux et ses amis, il se rendit maître du duché de Gascogne et du comté de Bordeaux , après la n^ort d'Eudes, comte de Poitiers, arrivée le 10 mars de l'an io3c). Bernard ne garda pas cette conquête. Il en traita forcément avec Gui-Geoffroi, duc d'Aquitaine, pour la somme de quinze mille sous , comme il le déclare lui-même dans une charte dont il marque ainsi la date : Hœc descn'ptio fada est IV non. maii , lunâ prima , fen'â secundâ. Indictiune xr , tem~ poritus para Leonis IX, guidone ., duce Puiaoiensi Âquitaniam , et totam Guusconiam régente pcr commutatiortem venditionis nostrce srilicet Giioseonïœ, eic. {Gall. Chr., nov., t. I, intru., p. 167, roi. i.) Tous ces caractères , à l'exception de l'indiclion qui est fautive et qui doit être v au lieu de xv , se rapportent à Tan de Jésus- Uirist loSz. On voit par-là l'erreur de ceux qui mettent en 1070, l'acquisition qtie fit Gni-Geoffroi du duché de Gascogne. JNous apprenons de plus , par cet acte, et par un autre qui le renferme , daté de l'an 1061 , que le comte Bernard, ayant le dessein de rétablir le monastère du Saint-Mont sur l'Adour, assembla tous les chevaliers de son comté , pour aviser avec eux aux moyens d'exécuter cette bonne œuvre; mais qu'il fut traversé par Austinde , arcVievêque d'Auch , à la manse duquel celte abbaye était réunie: que s'etant ensuite accommodé avec le prélat, il fil venir saint Ilugues, abbé de Cluni , pour remettre la règle en vigueur dans celle maison , après lui avoir ■ fait et procuré différentes donations. Lui-même, du vivant de sa femme , et de son consentement , s > relira peu de trms après j et y finit ses jours. On pourrait opposer à Tordic chro-

3o2 r.iinoNOLOCiE historique

nologlque que nous suivons, une charte d\m seigneur nommé Dodon , qu'on croit être Odon, vicomte de Loma2;ne, en faveur du Saint-Mont , dont la date porte, IMetise marcio ^ fenâ r, lunâ VII ^ iiid'icl. i , anno Incarn. Dom. M.XLII ^ refînante Henrico rcge , patrocinanie Annen'tacam pruoiiir'ia/n Hemardo comile Monocho ejfecto , et fiUls suis Geraudo comité et Arnaldo Bemardo, (^Ibid. p. i66, col. i.) Mais dom Mabillon a observé avant nous que cette date est corrompue , et que les caractères qui la composent ne s'accordent pas. En effet, l'indiction de l'an 1042 était X et non pas i , et le septième jour de la lune en mars, tombait un mercredi 3 de ce mois , et non pas un jeudi» Une charte de Saint-Mont nous apprend que parmi les seigneurs qui suivirent Bernard dans sa retraite, un nommé Fortolirasco ayant fait avec son frère, qui resta dans le monde , une donation en faveur de ce monastère , celui-ci refusa ensuite de i'exéculer. Ce qui étant revenu long-tems après à Forto, il vint de Cluni, où Ui demeurait alors, accompagné de Bernard, trouver son frère 'pour le contraindre de tenir sa parole, avec menace, s'il y manquait, de quitter son habit, et de reprendre le bien qu'il lui avait laissé. ( Cartul. S. Joan de Monte ^ fol. 26.) Bernard vivait encore en 1^79, lors de la fondation du monastèi-e de Sainte-Foi de Morlas , faite cette année par son neveu Centule IV, vicomte de Béarn. Bernard l'étant allé voir à Morlas, peu de tems après cette fondation, y fut surpris d'une maladie qui l'emporta. Sa mort est marquée au 19 janvier, dans le Nécrologe de Saint-Mont. D'Ermengarde, sa femme, dont on ignore la naissance, il eut Géraud et Arnaud-Bernard, qui suivent.

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