‹ L'art de vérifier les datesChapitre 167 sur 230 · ERMENGAUD · texte numérisé non relu

ERMENGAUD

918. Ermet«!GAU1>, deuxième fils d'Eudes, eut en son pattagp, dans la succession de son père, le Rouergue dont il jouit en particulier, et posséda, par indivis, avec Raymond, son frère , l'Albigeois , le Quercl et la Septimanle, qui échurent à la maison de Toulouse après la mort de Guillaume le Pieux , arrivée celte même année. Ermengaud demeura toujours fidèle au roi Charles le Simple : mais , après la mort de ce prince , il fit sa paix avec Raoul , son compétiteur. Celui-ci étant venu en Aquitaine l'an 9^2 , Ermengaud et son neveu Raymond-Pons , comte de Toulouse , allèrent au-devant de lui , se soumirent à son autorité , et lui firent serment de fidélité. Raoul, par reconnaissance, disposa en leur faveur du duché d'Aquitaine, dont ils jouirent depuis en commun. Il gratifia de pl^is Ermengaud du comté de Gévaudan , et Raymond de celui d'Auvergne. Le premier ne paraît pas avo^ir survécu à l'an 987. Il laissa d'ADÉLAÏDE , son épouse , trois fils , Raymond , qui lui succéda ; Hugues, qui prenait aussi le titre de comte ; et Etienne, comte de Gévaudan. ( f^oy. Raymond II et Raymond UI , comtes de Toulouse. )

RAYMOND IL

9-37. Raymotsd II, fils aine d'Ermengand, hérita de son père du comté de Rouergue, qu'il gouverna seul, et des comtés d'Albigeois et de Querci, du marquisat de Seplimanie et du duché d'Aquitaine, qu'il posséda, par indivis, a-vec les comtes de Toulouse. Il acquit de plus le comté particulier de Narbonne , qu'il transmit à ses descendants. Etant parti, l'an 961, pour Saint- Jacques en Galice , il fut assassiné sur la route. Raymond laissa de son épouse, Berthe, nièce de Hugues, roi d'Italie, et veuve de Boson l*^ , comte d'Arles , trois fils , Raymond , Hugues et Ermengaud , avec plusieurs bâtards qu'il avait eus de la fille d'Odin. Berthe lui avait apporté de grands biens dont elle avait hérité de son oncle, soit en Languedoc , soit en Provence.

RAYMOND II L

91 1. Raymotsd III , succéda, en bas-âge, sous l'autorité de sa mère , à Raymond II, son père, dans le comté de Rouergue , et les autres domaines dont il jouissait en commun avec 4p5 comtes de Toulouse. L'an 976 , il partagea ces mêmes do-

BES COMÎTS DE HGTERCrE.' J^ii

maines îkvec GulUauine Taillcfer. Par ce partage, la Septimanie dcineura en entier aux comtes de Rouergue , et les comtés d'Albigeois et de Querci aux comtes de Toulouse. Le comté de Nismes fut de plus partagé entre Tun et l'autre; et comme l'abbaye de Saint-Gilles, située sur le Rhône, se trouvait dans la portion du comte de Toulouse, cette portion en prit le nom, et fut appelé le comté de Saint-Gilles. Raymond, vers l'an 985, alla au secours de Borrel, comte de Barcelonne, dont la capitale fut assiégée et prise cette année par les Sarrasins : il remporta wne victoire signalée sur ces infidèles, et revint chargé de dépouilles dont il fit présent à l'abbaye de Conques. L'an loio, il entreprit le voyage de la Terre-Sainte, et mourut en chemin. « Ce comte, dit l'historien de Languedoc, fut fort libéral en- » vers les éghses de ses domaines. Il fit présent entr'autres à *' l'abbaye de Conques, en Rouergue, d'une vingtaine de vases >» de vermeil très- bien travaillés, et d'une selle magnifique du j> prix de cent liores , àoni le travail surpassait de beaucoup la »> matière, et dont il avait coutume de se servir aux jours de » cérémonie. Il l'avait remportée , avec plusieurs autres riches »» dépouilles , sur les Sarrasins, dans une occasion où il les avait « battus. » De Richarde , qu'il avait épousée , vers l'an 986 , et qui était vraisemblablement de la maison dos vicomtes de Milhaud , en Rouergue, il laissa un fils, qui suit. Sa mère et sa femme lui survécurent.

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