COMTES ET VICOMTES DE CARCASSONNE
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V-iARCASSONNE , en latin Carcaso, Carcassu ^ Carcasum Volca" rum-Tectosagiim , sur l'Aude , l'une des plus belles villes et des plus commerçantes du Languedoc , n'était, sous les Romains, qu'un poste de guerre , ou ce que nous appelons un château. Ce ne fut qu'après la défaite et la mort d'Alaric, roi des Visigoths , arrivées en 407 1 qu'elle fut érigée en évcché sous la métropole de Narbonne. Nos rois lui donnèrent des comte* qui , d'abord amovibles , devinrent héréditaires à l'établissement des iiefs.
OLIBA I".
819. Oliba , issu de la famille de Saint-Guillaume, duc de Toulouse, était, Tan 819, et peut-être même plutôt , cotnle de Carcassonne et de Rasez. On le voit encore revêtu de cette dignité en ^'6^. Elmetruue, son épouse, lui donna un ïi\s^ nommé Louis-Eliganius, qui le remplaça. On conjecture qu'Oliba était frère de Sunifred, père de Wifred le Velu , comte de Barceionne. (Bouge , Vaissète.)
LOUlS-ELIGANlUS.
836. Louis-Eligamus , successeur d'Oliba I"., son père, vivait encore en 85 1 , et peut-être au-delà.
OLIBA II ET ACFRED I".
Olib V 11 et Aci-nED l«^, qu'on croit ûls de Louis-Eliganius,
CHRON. HIST. DES COMTES DE CARCASSONNE. 4'î^
possédèrent par indivis les comtés de Carcassonne et de Rasez. Le premier dont la mort n'a point de date certaine, mais doit être postérieure à l'an 877, reçut du roi Charles le Chauve, l'an ^-jo, par un diplôme daté de Pontion , le 20 juin, plusieurs églises et domaines du fisc royal, situés dans le Carcassez , le r>asez et la viguerie d'Ausonne, pour en jouir à perpétuité , œternaliter. (Bouquet, tom. VIII, p. 627.) Le domaine royal n'était donc pas alors censé inaliénaole. Oliba fut père de Bencion et d'Acfred , qui lui succédèrent l'un après l'autre. Acfred \". eut d'AoELiNDE , son épouse , fdle de Bernard II , comte d'Auvergne , trois fils , Bernard , Guillaume et Acfretl. L'aîné à qui M. Baluze donne pour fils un autre Bernard et Astorg , qui commença la branche des vicomtes d'Auvergne, mourut vraisemblablement avant son père; et les deux autres abandonnèrent les comtés de Carcassonne et de Kasez à leurs cousins , pour se retirer auprès de leur oncle malernol , Guillaume le Pieux, duc d'Aquitaine et comte d'Auvergne, auquel ils succédèrent. Leur père mourut vers la lin de (;o4 , ou au commencement de l'année suivante. Adellnde survécut de beaucouj) d'années à son époux, comme le prouve une charte datée du 19 février de l'ère d'Espagne 944 (906 de J. C.) par laquelle cette comtesse donne à l'abbaye de Saint-Jean, le château de Mallast , pour le repos de l'âme d'Acfred, son époux. (Baluze, Hlst. de la mais. d'Am'erg. , tom. l*^ , p. 16, 17 , et tom. il , p. ij.)
BENCION. ^
900. Bencion , fils aîné d'Oliba H , et neveu d'Acfred F*"., hérita, de l'un et de l'autre, des comtés de Carcassonne et de Rasez. 11 mourut , au plus tard , vers le milieu de l'an
ACFRED II.
908. AcFRED II fut le successeur de son frère Bencion , mort sans enfants. Il vivait en:ore en 934. Acfred ne laissa qu'une fille, nommée Arsinde, qui, par son mariage avec Arnaud, fils d'Asnarius , comte de Commingcs et de Conserans , porta dans cette famille les comtés de Carcassonne et de Rass'z.
ARNAUD
934. Arnaud , époux d'ARiiNDE, fille d'Acfred II , succéda dans le comté de Carcassonne à son beau-père. Le roi Louis d"()utre-mer ayant entrepris de visiter les provinces niéridionales de la France, Arnaud, l'an 942» si l'on en croit un me-
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derne (De Vie Carca&s. p. 55.) se rendit avec plusieurs seigneurs de Languedoc, dans la ville d'Arles, auprès de ce monarque, auquel ds firent hommage; ce qui paraît fort douteux à D. Vaissète. Arnaud ne vécut au plus que jusqu'en 95y, Il laissa par sou testament, à son épouse , l'administration de tous ses domaines, qui consistaient dans les comtés de Comminges, de Conserans , de Carcassonne et de Kasez, pour être partages entre ses trois fils, Ko^er, Eudes et Raymond. Le premier eut le comté de Carcassonne et partie du Rasez et du Comminges; le second porta le titre de comte de Rasez qu'il possédait par indivis , ainsi que son frère aîné, avec le comte de îîarcelonne ; le troisième fut comte de Comminges. {Hist. de Langued. tom. II , pag. 69 , 77 , g3 , i'ô6.)