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DES COMTES ET VICOMTES DE CARGASSONNE

l&i; ses dépendances du comte de Toulouse et de ses descendants. L'acte fut passé à Carcassonne le 7 seplennbre 1071 , en présence de Raymond, comte de Koiiergue, frère du comte de Toulouse , de Roger, comte de Foix , et de divers autres seigneurs, ( Vaissète. ) Le comte Raymond -Bérenger l finit ses jours 1 an ioj'6. ( Voyez les comtes de Bavcelunns. )

RAYMOND-BÉRENGER lî.

1076. Raymond-Bérenger II conserva les comtés de Car-» cassonne et de Rasez sur le pied que son père , Raymond- Bérenger I, les lui avait laisses. Sa mort arriva Tan 1082. ( Voyez les comtes de Barcelonne. )

BERNARD-xVTTON, premier vicomte de Carcassonne.

ioS3. Après la mort de Raymond-Bérenger II, les chevaliers des environs de Carcassonne ayant formé le siège de cette ville, Bernard- Atton, vicomte d Albi , d'Agde, de Nismes et de Beziers, seigneur de Lauraguais, fds de Raymond-Bernard et d'Ermengarde , engagea les habitants à se rendre à lui. Bientôt après, lui et sa mère recouvrèrent tous les autres domaines que celle-ci avait aliénés en faveur de Raymond-Bérenger I , comte de Barcelonne. C'est ce que l'on voit par les serments de fidélité qu'ils reçurent des principaux seigneurs du Carcassez, du Rasez et du Lauraguais. (^Histoire de Laug. , t. H , p. 30c). ) L'an 1095, Roger II, comte de Foix et neveu de Roger ïf^efetldiqua ces domaines , comme réunissant les droits des mâles de la maison de Carcassonne. Mais il s'accommoda la même année avec Ermengarde et son fds, par un traité du 21 avril, au moyen duquel il leur abandonna toutes ses prétentions. L'an "^096, Raymond-Bérenger III, comte de Barcelonne, redemande , mais en vain , à Bernard-Atton le comte de Carcassonne, suivant la promesse que ce dernier lui avait faite de le lui rendre à sa majorité.

Bernard -Alton se croise. Tan iioi,pourla Terre-Sainte, où il va joindre le comte Raymond de Saint-Gilles, et d'où il ne revint qu'après la mort de ce prince, arrivée l'an iioS. ( Ibid. , page ijoo.) A son retour il eut de nouveaux démêlés avec le comte de Barcelonne. Il en eut aussi avec rarchevêque de Nàrbonne, qui s'accommodèrent par un traité. (Ibid., page .^4^-) Il "^'^ f'^t pas de même par rapport au comte de Barcelonne. Ce dernier pratique, l'an 1107, dans Carcassonne une intelligence qui le rend maître de la ville. Elle est presque aussitôt reprise par Bernard-Atton, dont le fds aîné, Ro<>er, traite cruellement les principaux hahilanls au mépris de la ca-?

4a5 CHRONOLOGIE HISTORIQUE

fiilalalion. Le comie de Barcelonne recommence la guerre'^ 'an 1112, pour le comté de Carcassonne. Bernard-Atton l'aftend de pied ferme ; mais comme les deux princes étaient sur le point d'en venir aux mains, ils s'accommodent, le 12 juin de la même année, par un traité qui assure la possession de ce comté à Bernard-Atton. Celui-ci continua cependant de se f|ualifier simplement vicomte de Carcassonne , comme il avait fait Jusqu'alors.

L'an 1 1 10, Bernard-Atton renonce au droit qu'il s'était attribué jusffu'alors de s'emparer des dépouilles des évéques de Carcassonne, quand ils venaient à mourir, et rend à l'église de celte ville les biens qu'il avait usurpés sur elle. Il part l'arp; 1 1 18, pour aller au secours d'Alfonse I, roi d'Aragon , contre les Maures. ( Ibid., page 38o.) L'an 1124 , avec l'aide du comte de Toulouse, il reprend la ville de Carcassonne sur les habitants, qui, dans une sédition, l'en avaient chassé. Y étant rentré, il exigea des nobles, ses vassaux , un nouveau serment de fidélité , enleva aux chefs des rebelles les maisons fortes qu'ils avaient dans la ville, et les donna en fief à seize d'entre ceux qui, dans ses disgrâces, lui avaient montré le plus d'attachement. Ces gentilshommes , qualifiés châtelains , promirent , par serment ^ au vicomte de garder fidèlement la ville , les uns pendanS quatre mois de l'année, les autres pendant huit, et d'y résider durant ce tems avec leur famille et leurs vassaux. C^est ce qui a donni l'origine, à ce qu'il paraît, aux mortes payes de la cité de Carcassonne , qui sont des bourgeois, lesquels en ont encore la gardée ^ et puissent, pour cela, de diverses prérogatives» (^Ihid. ^ P^§^ ^{V^-^ ï-^ même année, Roger IH , comte de Foix, fait revivre les prétentions de sa maison sur ce même comté de Carcassonne , et déclare la guerre à Bernard- A t ton pour l'obtenir. Mais bicntôl après ils s'accommodent, et font la paix l'année siiivante. L'an ii3o, Bernard-Atton meurt à JNismes : il changea le titre de comte de Carcassonne en celui de vicomte, parce que l'accommodement qu'il avait fait avec le comte de Barcelonne pmtait qu'il tiendrait de lui ce domaine en fief. Ce n'était pas le seul dont \\ jouît avec ce litre. Il était le quatrième vicomte d'Albi et de Nismes de son nom ; il possédait outre cela les vicomtes de Beziers et d^Agde , avec d'autres fiefs considérables. De Cécile, son époiise, fille naturelle de Bernard II, comte de Provence, et d'Alimburge , qu'il avait épousée l'an loî^S, morte en iiSo, il laissa trois fils et quatre filles. Par son testament il institua Roger, l'aîné, vicomte de Carcassonne et d A»lbi ; Raymond-Trencavel , soi» second fils , eut les vicomtes de Beziers et d'Agde ; et Bernard- Atton , le troisième , la vicomte de Nismes. Le père, en faisaat

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